25/09/2016

Images fantômes, de Elizabeth Hand

Images fantômes - Elizabeth Hand



25 Août 2016
Super 8
19 €




Photographe punk expérimentale, Cass Neary a connu son quart d'heure de gloire warholien dans le New York des années 1970. Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'elle y survive. Vingt ans plus tard, c'est une quadragénaire has been ayant gardé de sa folle jeunesse, outre un penchant prononcé pour les paradis artificiels, une profonde et incurable nostalgie.
Aussi, quand son vieil ami Phil lui propose d'aller interviewer Aphrodite Kamestos, artiste culte des années 1960 vivant désormais recluse sur une petite île perdue au large du Maine, Cass n'hésite pas très longtemps ; d'autant que Kamestos, dont l'œuvre a inspiré son propre travail, a apparemment demandé à la voir personnellement...



Merci à Super8 !
Cass Neary a connu une gloire éphémère dans les années 70 à New York, en tant que photographe punk expérimentale. Elle a maintenant une quarantaine d'années, et tout ce qui reste de cette période est une grande nostalgie, un penchant pour l'alcool et les drogues, et surtout un mal-être énorme.
Alors, lorsque Phil, un des rares amis qui lui reste, lui propose d'aller interviewer Aphrodite Kamestos, une artiste culte des années 1960 vivant retirée sur une petite ile au large du Maine, Cass va hésiter. Mais après tout, l'artiste semble l'avoir personnellement demandée, et surtout Aphrodite est la raison pour laquelle Cass a commencé la photo, bien des années auparavant.
Mais lorsque Cass débarque sur l'île, elle doit affronter la suspicion des habitants, la folie et l'étrangeté d'Aphrodite, des disparitions, et surtout tous ses fantômes et démons intimes, qui semblent bien décidés à obtenir son attention.
En commençant Images fantômes, j'étais déjà bien disposée : non seulement je n'ai pas encore été déçue par Super8, mais le résumé m'intriguait énormément. Dès le début, j'ai été particulièrement frappée par le personnage de Cass. Personne complexe, elle a perdu sa mère très tôt, et a grandi en photographiant des cadavres et ingérant des substances illicites. Une personnalité pour le moins borderline donc ! Très nihiliste, très antisociale, on peut se questionner sur elle... Mais je n'ai pas pu m'empêcher de l'apprécier ! Outre son personnage principal, je dirais que le point fort de Images fantômes est son sujet : la photographie punk des années 70. Etant photographe amateur, je ne pouvais qu'être captivée !
Outre cela, Elizabeth Hand a écrit une intrigue simple mais captivante. L'ambiance est dérangeante, froide, et pour le moins étrange. On se laisse guider par les événements qui surviennent, par l'envie de savoir l'évolution des différents personnages, qui se révèlent tous très cabossés et pour le moins tordu. Très sombre, très froid, captivant du début à la fin !
Je dois dire que Images fantômes est une excellente lecture !





Chronique en + : l'avis de Les Victimes de Louve !







Challenge 50 romans en 2016

23/09/2016

Top Five SériesAddict ≠25

Top Five SeriesAddict
Les épisodes qui vous ont le plus bouleversé 

Comme beaucoup, j'aime regarder des films et séries. Et, en grande sensible que je suis, j'avoue avoir souvent les larmes aux yeux. Voici les fois où j'avoue avoir pleuré comme un gros bébé.

ATTENTION, NE PAS LIRE
SI VOUS N'ÊTES PAS A JOUR
DANS CES SERIES, GROS SPOILER !

Doctor Who
Saison 1, Episode 13 : Départ de Nine

Sans conteste, Christopher Eccleston est le Docteur que j'ai préféré, suivi à égalité de David Tennant et Peter Capaldi. C'est la première régénération à laquelle j'assistais, le départ de mon chouchou. Autant dire que j'ai ragé !

Saison 4, Episode 13 : Départ de Donna
Même si le départ d'autres compagnons, comme Rose ou Clara, m'ont énormément touchée, c'est Donna qui m'a fait pleurer à chaudes larmes. Elle partait de tellement loin, elle s'est révélée tellement excellente. Et achever son temps avec le Docteur en ne se souvenant plus de rien ! Pas juste du tout, je dois dire !

Ripper Street
Saison 4, Episode 6 : Bataille finale de Drake

La fin de la saison nous laisse sur un cliffhanger de folie : Drake s'est retrouvé pris dans un combat, et ne semble pas s'en sortir... J'attends avec impatience la prochaine saison !

Lost Girl
Saison 4, Episode 13 : Mort de Kenzie

Même si Kenzie revient à la saison 5, sa mort dans la saison 4 m'a laissé en larmes, surtout que Hale était mort également peu de temps avant. C'est le personnage idéal, sans conteste le meilleur de la série. Et sa « fin » a été très bien orchestré, vu que j'ai fini en PLS, dans le déni.

Poldark
Saison 1, Episode 8 : Arrestation de Poldark devant Demelza

J'ai juste buggé à la fin de cette première saison : COMMENT peuvent-ils leur faire endurer tellement de choses ? Demelza était malade, leur fille est morte... Et voilà maintenant que Ross se fait arrêté. Je dis juste non.

Penny Dreadful
Saison 3, Episode 9 : La mort de Vanessa Ives

Non seulement Vanessa meurt mais en plus la série est terminée. Même maintenant, je suis toujours dans le déni le plus total. Sa mort est cohérente avec le personnage et l'histoire, mais tellement triste...

21/09/2016

Nos âmes jumelles, Tome 2, de Samantha Bailly

Nos âmes jumelles, Tome 2
Nos âmes rebelles

Samantha Bailly





Lou et Sonia sont désormais en terminale, et sur le chemin des rêves, espoirs, désillusions et embûches sont à venir.
L'une écrit, l'autre dessine. La première est aussi solaire que populaire, la seconde timide et solitaire. Sonia finit son premier roman, Lou prépare le concours d'entrée des Gobelins. Car si toutes les deux passent le bac, elles ne rêvent que de partir à Paris étudier.
D'ici là, elles développent ensemble leur blog BD, Trames jumelles, dont l'audience ne cesse de croître. Côté cœur, Sonia craque pour Gabriel tandis que Lou se demande ce qu'elle éprouve vraiment pour Vittore...



Après Nos âmes jumelles, je retrouve Lou et Sonia avec grand plaisir !
Les deux jeunes filles sont désormais en Terminale, et prépare leurs avenirs avec passion. Sonia finit son premier roman tandis que Lou prépare le concours d'entrée à l'école des Gobelins. Si elles doivent passer leur bac à la fin de l'année, elles sont déjà concentrées sur ce qui se passera après, tout en restant concentrées également sur leur blog BD, sur leurs familles, mais aussi amis et garçons.
J'ai énormément apprécié Nos âmes jumelles, je ne pouvais pas manquer Nos âmes rebelles dès sa sortie ! Je m'y suis précipité, d'abord pour la plume de Samantha Bailly, que je trouve à chaque fois captivante, mais aussi pour retrouver le duo de Sonia et Lou, deux filles différentes mais complémentaires.
Dans Nos âmes rebelles, Samantha Bailly décrit avec bio le quotidien de deux adolescentes de nos jours. Le premier tome nous présentait personnages et situation, mais celui-ci nous permet de nous plonger véritablement dans leur psyché. Et le thème est particulièrement intéressant et surtout commun à beaucoup de personnes : orientation scolaire, le stress des examens, l'inquiétude concernant le futur, les décisions importantes à prendre... L'année de la terminale est souvent une époque charnière, entre la fin de l'adolescence et le début de la vie d'adulte. Choix à prendre, décider quelle voie nous allons suivre, ce n'est souvent pas facile du tout ! Ma terminale date de quelques années, mais Nos âmes rebelles m'a replongé droit à cette époque. Je pense que beaucoup de lecteurs pourront s'y identifier très facilement !
Du côté des personnages, on s'y attache toujours facilement, les nouveaux comme les anciens sont très justement décrits, on ne peut que s'y identifier et surtout s'intéresser à eux. On suit la lutte de Lou, bien décidé à faire le métier de ses rêves tandis que sa mère aimerait la voir faire des études scientifiques, où il y a plus de débouchés ; Sonia se débat avec ses sentiments, l'écriture, ses projets d'avenirs... Malgré le fait que Nos âmes rebelles suivent essentiellement le parcours de deux adolescentes, la vie des adultes n'est pas épargnée non plus !
Un nouveau livre captivant, que je ne peux que recommander vivement.



Nos âmes jumelles, Tome 1 : Nos âmes jumelles
Nos âmes jumelles, Tome 2 : Nos âmes rebelles


Chronique en + : l'avis de Les Lectures de Marinette !



Challenge 50 romans en 2016

19/09/2016

Thirds, Tome 1, de Charlie Cochet

Thirds, Tome 1
Contre vents et marées


Charlie Cochet






Lorsque le témoignage de Dexter J. Daley, inspecteur aux Homicides, aide à envoyer son partenaire en prison pour meurtre, les conséquences – et la frénésie médiatique – ne sont pas loin derrière lui. Il se retrouve très vite sans compagnon, sans amis, et, après une rencontre désagréable dans un parking après le procès, il a de la chance de ne pas se retrouver sans dents.
Son père adoptif – un sergent de la Section Défense Reconnaissance Intelligence Humains Therians, autrement connue sous le nom de THIRDS – tire quelques ficelles, et Dex est recruté en tant qu'agent de l'unité Défense.
Dex est déterminé à reprendre sa vie en main et il est impatient de commencer son nouveau travail. Mais sa première rencontre avec le chef d'équipe Sloane Brodie, un jaguar therian qui se trouve également être son nouveau partenaire, tourne au désastre. Quand l'équipe est appelée à enquêter sur les meurtres de trois militants HumaniTherians, il devient vite évident pour Dex que se faire accepter par son coéquipier et le reste de l'équipe très unie sera beaucoup plus difficile que d'attraper le tueur – et tout aussi dangereux.



Un roman que l'on m'a énormément vanté, et dont j'étais curieuse de commencer la lecture !
Suite à la guerre du Vietnam et l'utilisation d'armes biologiques létales, des millions de personnes sont mortes. Mais outre la mort de ces personnes, une mutation fut activée par le virus, entraînant la naissance d'une nouvelle espèce : les Therians. Ou autrement dit, des garous. Pour faire face à cette situation, le gouvernement décide de mettre en place de nouvelles lois, permettant de « régulariser » des Therians. Quelques temps après, il est décidé de fonder le THIRDS, une agence d'élite composé d'un nombre égal de Therians et d'Humains, pour faire respecter équitablement la loi.
Contre vents et marées commence avec Dex, un agent humain qui décide de dénoncer son coéquipier pour avoir tué de sang-froid et sans raison valable un jeune Therian. Suite au procès, il va se retrouver en butte aux hostilités de ses équipiers, il va se faire tabasser, puis se faire virer... Mais là arrive une proposition d'emploi pour le THIRDS, qui a une place vacante depuis le meurtre de l'un de leur agent : Gabe. Lorsque Dex arrive dans l'équipe, il est froidement accueilli, étant donné que personne ne veut quelqu'un à la place de leur ami disparu. Sloane Brodie, le leader, est particulièrement intolérant à sa présence, et va mettre un moment à l'apprécier. Mais heureusement qu'on peut compter sur la personnalité de Dex ! On le voit au début comme un homme sombre, presque brisé par le procès et l'hostilité de ses collègues. Mais on va rapidement découvrir sa nature profonde, surtout une fois qu'il rejoint le THIRDS. Il est combatif, taquin, avec toujours un bon mot ou une vanne prête à sortir. Il est prêt à tout pour pousser à bout ses collègues tout en les faisant rire. Il a du charme, il l'utilise souvent et est toujours bien accueilli. Ses débuts au THIRDS vont être malaisé, mais sa personnalité va lui permettre de s'intégrer rapidement, et surtout d'aider sa nouvelle équipe à dépasser leur deuil. Ce n'est pas parce qu'il prend la place de Gabe qu'il veut le faire disparaitre de leurs mémoires ! Après un certain temps, sa relation avec son équipier Sloane Brodie va évoluer : ils vont apprendre à se faire confiance, Sloane va vite se rendre compte que la présence de Dex va les aider. Et ensuite, malgré les tensions sexuelles entre eux deux, Sloane est bien décidé à ne pas se laisser toucher par le charme de Dex...
Je lis très peu de romance, et encore moins de romance mettant en scène deux personnes du même sexe. Le seul autre roman traitant de ce sujet était Aristote et Dante découvrent les Secrets de l'Univers, de Benjamin Alire Sáenz. Donc, quand j'ai commencé Contre vents et marées, je n'avais pas d'apriori, pas d'attente particulière, espérant seulement que ce soit une lecture agréable. Et cela s'est avéré un petit coup de cœur !
Le fait que ce soit d'abord un mélange d'enquête policière et de fantastique, et ensuite une romance est appréciable : nous n'avons pas de scène de sexe toutes les pages, donnant l'impression de lire un porno. Non, la tension sexuelle et amoureuse est présente, mais bien dosée. Et ça c'est très agréable ! Ensuite, quand sexe il y a, ce n'est pas cochon ou inutilement graphique. C'est simple mais bien décrit.
Donc, comme je le disais plus haut, Charlie Cochet a fait en sorte de privilégier l'aspect policier (en enquêtant sur une série de meurtres impliquant des Therians) ; le fantastique (avec la transformation en animaux) ; et surtout les relations entre les personnages. Cr il y a une multitude d'interactions : que ce soit la relation entre Dex et sa famille, étant donné que son père et son frère travaillent également au THIRDS. Mais aussi les relations entre les différents membres de l'équipe, car ce sont plus que de simples collègues, pratiquement une famille. Et enfin, la relation tendue entre Dex et Sloane. Sans conteste la plus savoureuse ! Au début, une relation teintée de méfiance, qui se transforme en relation de travail, puis en amitié... Le tout ponctué de désir ! J'ai particulièrement apprécié les piques qu'ils se lançaient, leur chamaillerie.
En commençant ce premier tome de Thirds, je ne m'attendais à rien de particulier, et pourtant j'ai été conquise ! La romance est bien dosée, l'histoire bien construite, le policier et le fantastique s'équilibre bien, et surtout je me suis surprise à éclater de rire plusieurs fois !
Contre vents et marées est une lecture très plaisante que je vous conseille.




Thirds, Tome 1 : Contre vents et marées
Thirds, Tome 2 : À feu et à sang
Thirds, Tome 3 : Champs de ruines





Chronique en + : l'avis de Book and Cie !





Challenge 50 romans en 2016

17/09/2016

Les mains lâchées, d’Anaïs Llobet

Les mains lâchées - Anaïs Llobet



18 Août 2016
Plon
16 €





Madel, journaliste française aux Philippines, passe quelques jours à Tacloban, la ville natale de son petit ami, Jan, quand un typhon s'invite sur l'île. Une vague de six mètres dévaste tout sur son passage en emportant plus de 7.000 personnes.
Madel échappe à la noyade, mais Jan a disparu. Elle tente d'assumer son rôle de son journaliste malgré le choc et la douleur.



Merci à Plon !
Madel est une journaliste française travaillant aux Philippines, et passe quelques jours à Tacloban, la ville natale de son petit ami Jan. Mais malheureusement, c'est à ce moment que s'invite un typhon... Une vague dévaste toute l'ile sur son passage, emportant et tuant des centaines de personnes. De son côté, Madel se pensait relativement en sécurité dans la maison de son petit ami, mais l'eau l'a séparé de Jan, lui a arraché l'enfant qui avait été confié à sa garde : elle seule reste sauve dans la maison. Malgré toute sa peur et sa douleur, elle doit faire face et continuer à assumer son rôle de journaliste, retranscrivant les dommages.
Les mains lâchées est une alternance de points de vue, majoritairement celui de Madel bien sûr, mais aussi tous ceux des personnes dont elle a recueilli les témoignages. Malgré les images – souvent choquantes –, malgré tous ces destins meurtris, nous sommes loin de nous représenter l'horreur d'une telle situation. En France, nous sommes relativement épargnés des plus grands cataclysmes naturels. Et le fait de lire un livre comme Les mains lâchées permet de retranscrire une petite partie de l'horreur des typhons, de pénétrer un peu dans le cauchemar, d'imaginer les dégâts... Des dégâts tels que des corps sont découverts bien des mois après le passage de la tempête, mais aussi des habitants qui ne se relèvent que péniblement, et des dommages mettant des années à s'estomper.
Les mains lâchées s'apparente un peu à un récit journaliste : précis, montrant la mort et la réalité, mais aussi l'espoir malgré tout. L'espoir de pouvoir dépasser la tempête et ses conséquences.
Un sujet difficile, mais tellement bouleversant !




Chronique en + : l'avis de Échappée littéraire !






(Mois de septembre)

15/09/2016

Les Petites Filles, de Julie Ewa

Les Petites Filles

Julie Ewa




Bénévole dans une association qui s'occupe d'enfants, Lina est partie poursuivre ses études en Chine. Thomas, lui, enquête pour une ONG sur les disparitions d'enfants (principalement des petites filles) qui sévissent depuis des décennies dans cette région reculée.
La jeune femme accepte de lui servir d'espionne sur place où elle découvre vite les ravages de la politique de l'enfant unique. Mais ses questions vont semer le trouble dans le village.
Quand un mystérieux assassin se met à éliminer un à un tous ceux qui semblaient savoir quelque chose, elle comprend que le piège est en train de se refermer sur elle...



Après avoir énormément entendu parler de Les petites filles, je le commence enfin !
Thomas, au service d'une ONG, enquête sur la disparition de fillettes dans une région reculée de Chine. Il convainc Lina, une bénévole, d'infiltrer le village de Mou Di et tenter de découvrir pourquoi et comment ces enfants disparaissent. Car dans ces endroits, la politique de l'enfant unique pèse durablement sur les familles, et les filles n'ont aucune valeur au contraire des garçons... Alors pourquoi les enlever ?
Lina se lance dans cette enquête à corps perdu, rapidement bouleversé et touché au vif par ces destins tragiques. Cependant, il ne fait pas de bon de réveiller le loup qui dort : bientôt ses questions vont semer le trouble dans le village et attirer l'attention sur son enquête. Les personnes présentes au sein de ce trafic n'apprécient pas d'être dérangées, et elles le font très vite savoir par une vague de meurtres, frappant tous ceux qui seraient susceptibles de parler ou de détenir des informations.
Les petites filles est tiré de faits réels, tous plus glaçants les uns que les autres. Julie Ewa traite d'un sujet hautement sensible, abordé encore à mi-voix de nos jours. Malgré tous nos efforts, nous sommes encore loin de pouvoir imaginer le quotidien de certaines personnes, et surtout à quels drames elles sont confrontées. La politique de l'enfant unique et ce contrôle des naissances – destiné au départ à éviter la surpopulation du pays – a fait des ravages. Les familles sont extrêmement pénalisées : avortements, stérilisation de force... Sans parler de l'abandon des enfants de sexe féminin, du nombre incalculable d'enfants cachés par les familles et qui n'ont donc pas le moindre droit (pas d'acte de naissance ou de papiers d'identités, sans parler de l'absence de soins médicaux, sans pouvoir avoir accès à l'école ou à un emploi), mais surtout il y a un déséquilibre entre les hommes et les femmes. Il y aurait environ 120 garçons pour 100 filles, étant donné qu'une fille est considérée comme perdue pour sa famille à partir du moment où elle se marie. En effet, elle ne pourra plus s'occuper de ses parents une fois qu'ils seront vieux, alors pourquoi garder une « bouche inutile » qui devra s'en aller un jour ou l'autre dans la famille de son mari ? Ce déséquilibre des sexes a donné naissance à d'horribles trafics, comme la vente d'êtres humains, des réseaux de prostitution ou de commerces d'organes. Les petites filles est donc un roman policier mais aussi un roman profondément sociologique, traitant de manière touchante et sensible un sujet bouleversant et intense.
Julie Ewa a écrit son roman de façon très délicate, mêlant reportage, thriller et critique de la société. Très habilement fait, je n'ai pas vu les pages défiler ! Je ne peux que conseiller Les petites filles, un livre qui fait obligatoirement réfléchir.


Chronique en + : l'avis de Bribes !






Challenge : 50 romans en 2016

13/09/2016

Daredevil, Saison 2 (Netflix)

Fiche technique

Titre original : Daredevil
Genre
: Action, super-héros
Création : Drew Goddard
Production : ABC Studios
Pays d'origine : États-Unis
Chaîne d'origine : Netflix
Nb. de saisons : 2
Nb. d'épisodes : 26
Durée : 50 / 60 minutes
Diff. Originale : 10 avril 2015 – en production

Synopsis

Après avoir arrêté le criminel Wilson Fisk et son organisation, celui qu'on appelle désormais Daredevil doit faire face à une plus grande menace, celle du Punisher, un homme en quête de justice pour les victimes, n'hésitant pas à utiliser des méthodes criminelles pour parvenir à ses fins. Dans le même temps, Matt voit revenir dans sa vie Elektra Natchios, une vieille connaissance...


Distribution

Charlie Cox : Matt Murdock / Daredevil
Deborah Ann Woll : Karen Page
Elden Henson : Foggy Nelson
Jon Bernthal : Frank Castle / Punisher
Élodie Yung : Elektra Natchios
Vincent D'Onofrio : Wilson Fisk / Le Caïd
Rosario Dawson : Claire Temple
Geoffrey Cantor : Mitchell Ellison
Scott Glenn : Stick



Épisodes

Deuxième saison (2016)
1- Pan ! (Bang)
2- Sous les balles (Dogs to a Gunfight)
3- Le gratin de New-York (New York's Finest)
4- Piécettes et petite monnaie (Penny and Dime)
5- Kinbaku (Kinbaku)
6- Repentirs (Regrets Only)
7- Semper Fidelis (Semper Fidelis)
8- Ultime coupable (Guilty as Sin)
9- Sept minutes au Paradis (Seven Minutes in Heaven)
10- L'homme confiné (The Man in The Box)
11- .380 (.380)
12- L'obscurité au bout du tunnel (The Dark at the End of the Tunnel)
13- Une froide journée en enfer (A Cold Day in Hell's Kitchen)




Secrets de tournage (via Allociné)

Une noirceur pleinement assumée
S'il y a bien un thème qui revient régulièrement dans les entretiens accordés par Steven S. DeKnight pour le lancement de la saison 1, c'est bien celui de la noirceur de l'univers du show. "Daredevil est la première série s'intéressant à un héros Marvel qui se débat dans la rue. C'est ce qui nous a donné envie de nous différencié, formellement comme dans le ton", raconte le producteur délégué. "Nous nous sommes beaucoup inspirés de films des années 1970 comme French Connection ou Un après-midi de chien. Des films dans lesquels l'âpreté de New York ressort vraiment."




Un costume minutieusement préparé
La tenue d'un super-héros Marvel, c'est du sérieux. Pour celle de Daredevil pour la série de Netflix, le studio a mobilisé l'ensemble de ses forces créatives afin de confectionner quelque chose de vraiment réussi. Après avoir étudié de multiples propositions, la production a finalement retenu celle de Ryan Meinerding. L'utilisation des couleurs mais aussi celle de rivets sur le costume (et la présence de cornes sur le masque) ont particulièrement séduit Joe Quesada, producteur délégué du show.






Quand la série réinvente Hell's Kitchen
Dans la série de Netflix comme dans les comics imaginés par Stan Lee et Bill Everett, Matt Murdock combat le crime qui gangrène les rues de New York. Mais si l'histoire est censée se dérouler dans le quartier de Hell's Kitchen, le tournage du show, lui, se déroule à Brooklyn et Long Island. La ville de New York ayant considérablement évolué, la production a en effet dû déplacer ses caméras pour retrouver des rues qui évoqueraient davantage l'univers décliné dans la bande dessinée.



Mon avis

Après avoir dévoré la première saison, je ne pouvais pas manquer celle-ci dès qu'elle a été disponible sur Netflix !
Notre super-héros, tant sous l'identité de Matt Murdock que de Daredevil, et avec l'aide de ses acolytes, a réussi à arrêter Wilson Fisk et son organisation. Espérant une trêve dans la vie de sa ville, ce n'était que le calme avant la tempête... On commence avec Frank Castle, aka le Punisher, bien décidé à vider la ville de ses criminels, et cela en employant la méthode forte. En quête de revanche, ancien militaire, la violence le suit comme son ombre. Frank Castle va permettre d'élargir la notion de justice : autant Daredevil se fixe certaines limites à ne pas franchir (comme le fait de tuer les criminels), de son côté le Punisher n'hésite pas à franchir la ligne rouge (de sang).

Cette confrontation entre deux idéaux opposés l'un à l'autre permet de nous poser des questions, comme la différence entre Castle et les meurtriers, jusqu'où peut-on aller pour sa vengeance et surtout pour arrêter les criminels, jusqu'où peut-on aller pour régner l'ordre ? Dans cette deuxième saison, Daredevil pousse beaucoup plus loin les réflexions sur le bien et le mal, sur l'avenir des « super-héros », mais surtout sur tout ce qu'un être humain est capable d'accomplir. Mais surtout, le grand point positif est qu'il n'y a pas de véritable réponse : on se pose des questions, et libre à nous ensuite de nous forger notre propre opinion.
Quelques épisodes après le Punisher, c'est au tour d'Elektra Natchios de faire son apparition. Ancienne petite amie de Murdock, brièvement évoquée durant la première saison... Nous avons enfin l'occasion de la rencontrer en chair et en os ! Et on peut dire que son arrivée va mettre encore plus de désordre dans la vie (très) chaotique de Daredevil. Elle est au courant pour l'identité secrète de Matt, ne laisse pas indifférent son ancien petit ami... et surtout elle se révèle aussi ambigüe que le Punisher ! Ce n'est pas une ennemie de Daredevil, au contraire, mais sa façon de penser et ses méthodes sont très soudent en inéquation avec celle de Matt. C'est un personnage très bien interprété, ambivalent, souvent violente... Mais qui est profondément intéressante, notamment grâce à son passé, à sa manière de réagir, et à son manque de confiance dans certaines situations.
Après une première saison où nous découvrions les personnages, l'atmosphère et les lieux, la deuxième saison de Daredevil prend de l'ampleur. Murdock tente toujours de gérer sa vie (plus ou moins bien) entre son métier d'avocat et son costume de Daredevil ; Paige et Foggy remettent sérieusement en question leur avenir chez Nelson & Murdock ; Castle et Elektra apportent une bonne dose de psychologie et d'ennuis ; et il y a également la Main, une puissante organisation qui va mener la vie dure à
Daredevil... Mais aussi des scènes de combats toujours aussi bien réalisées, les retrouvailles avec certains personnages secondaires ou présents lors de la première saison ! Cette deuxième saison de Daredevil est aussi l'occasion de faire un petit clin d'œil à Jessica Jones, notamment grâce à Claire Temple ou au passage éclair de l'avocate Jeri Hogarth.
Je dirais donc que, pour moi, cette deuxième saison de Daredevil est une franche réussite, et bien meilleure que la première ! J'ai particulièrement aimé Franck Castle, qui vole la vedette à Daredevil. Une révélation pour moi ! Surtout que je ne connaissais pas Jon Bernthal avant de le découvrir ici. Le truc marrant, c'est que depuis j'ai
visionné la première saison de The Walking Dead et que j'ai eu plus envie de lui mettre des baffes... Mais dans son rôle du Punisher, il est juste excellent et à tomber par terre. Très charismatique, il faut prendre le temps de le découvrir et on arrête vite de le voir comme une brute sans cervelle. C'est un homme blessé, à vif, et très intéressant, définitivement la révélation. J'ai particulièrement apprécié ses dialogues et monologues, entre lui et « Red » (son surnom pour Daredevil) : grâce à ça, on découvre enfin l'homme derrière le masque, mais surtout son parcours et son idéologie. Lui et Daredevil ne sont pas si différents, il suffirait de faire un pas pour que le Diable de Hell's Kitchen ne devienne le prochain Punisher... J'espère en tout cas qu'on reverra ce personnage, que ce soit dans les prochaines saisons de Daredevil ou même (croisons les doigts très fort) dans sa propre série. De son côté, Elektra est tout aussi intéressante à découvrir. Son passé, sa relation avec Matt ou avec Stick, son combat... Pas de temps morts non plus de ce côté, pour arriver au final à un personnage tout aussi passionnant que Daredevil ! Au vu de la fin de cette deuxième saison et de ce que j'ai pu lire de ce personnage sur Wikipédia, j'espère que ce sera exploité car ça sera l'occasion de faire beaucoup de remue-ménage !
Pour ce qui est des autres personnages, je dirais simplement que Murdock a pris encore plus d'épaisseur ici : après après une première saison à se chercher, il devient véritablement l'homme au masque ici, pour le meilleur et pour le pire. Sa personnalité de Daredevil prend même le pas sur celle de Matt Murdock, engendrant de sérieuses frictions avec son entourage. Foggy et Paige, de leur côté, vivent les montagnes
russes. Au courant de l'identité de Matt, Foggy doit jongler entre les missions de Daredevil, son boulot d'avocat, le procès de Franck, et ses doutes quant à son avenir. Ce personnage a pris beaucoup plus d'épaisseur, et certaines de ses plaidoiries ou de ses discours étaient vraiment bien menées ! Paige, elle, me laisse un peu plus mitigée, notamment avec sa volonté de se mettre dans des situations impossibles et certaines de ses réactions m'ont laissée un peu dubitative... Mais ce n'est vraiment pas grand-chose !
Daredevil s'offre une excellente saison, j'attends la suite des aventures de l'homme en rouge avec une très grande impatience ! En attendant, rendez-vous pour Luke Cage, la prochaine série Netflix/Marvel.



What is it, to be a hero ?
Look in the mirror and you'll know.
Look into your own eyes and tell me you are not heroic, that you have not endured,
or suffered, or lost the things you care about most.
And yet, here you are...

11/09/2016

Conte de la plaine et des bois, de Jean-Claude Marguerite

Conte de la plaine et des bois - Jean-Claude Marguerite



02 Septembre 2016
Moutons Electriques
15€



En panne de succès, le patron d'un grand studio de dessins animés revient dans le pays de son enfance, là où il a créé Mister Kreekle, son personnage fétiche.
Une nuit, il entend Dick l'appeler... son chien mort voilà soixante ans. Il sort à sa recherche, traverse la rivière, se perd dans les bois. où il croise un garçon qui accompagne « son » Dick pour son ultime voyage.




Merci aux Moutons Électriques !
Conte de la plaine et des bois nous raconte l'histoire du patron d'un grand studio de dessins animés. Le personnage qu'il a créé, Mister Kreekle, lui a apporté la gloire et le succès. Seulement, voilà, le studio décline... Le vieil homme décide de repartir au commencement : dans le pays de son enfance, où il a inventé Mister Kreekle.
Une nuit, alors que le sommeil le fuit, il a l'impression d'entendre Dick, son chien mort depuis plus de soixante ans. En cherchant cet animal, il rencontre un petit garçon et son chien, en route pour la mer. Leur chemin va les conduire à dormir dans une maison hantée, croiser des animaux sauvages, retrouver l'inspiration...
Je connaissais Jean-Claude Marguerite par son livre précédent, Le Vaisseau Ardent, un gros pavé qui m'a tenu plusieurs mois. Pour le coup, Conte de la plaine et des bois est très différent ! Il est tout d'abord très léger, environ 120 pages. Et ensuite, il est beaucoup moins basé sur le fantastique mais davantage sur le rêve, sur l'onirique... C'est un très beau conte que nous offre Jean-Claude Marguerite, avec un langage riche, une histoire captivante, presque poétique. Cette introspection d'un homme âgé qui se heurte aux rêves d'un jeune garçon ne peut que nous toucher et nous faire vibrer !
De plus, la relation entre le vieil homme et l'enfant est également très bien décrite, une alchimie passionnante. Le contraste entre l'expérience du plus vieux avec la passion du jeune va les amener à voir la vie différemment.
Jean-Claude Marguerite propose avec Conte de la plaine et des bois une très belle histoire, avec une très belle conclusion !



Chronique en + : l'avis de Les Mots de Nanet !





Challenge : 50 romans en 2016

09/09/2016

Top Five SériesAddict ≠24

Top Five SeriesAddict
Les personnages qui vous font le plus fantasmer 



Un thème qui ne pouvait que m'émoustiller ! Après deux Top Five sur le même sujet que vous pouvez retrouver ici et , voici une autre mouture :


- Cassidy - Preacher
Caustique, un accent à croquer, vampire... Un de mes derniers coups de cœur !




- Young Ragnar – The Last Kingdom
Le charme viking, je suis amoureuse !




- King Richard - Galavant
Bon, il est un peu (beaucoup) plus vieux que moi, mais je fonds totalement ! Et puis on ne crache pas sur un roi qui a un Tad Cooper !




- Commissaire Jack Robinson - Miss Fisher's Murder Mysteries
Non, ce n'est pas à cause des menottes ! (Quoique...) Mais il est tellement intéressant, profond... Le genre de mec solide sur lequel tu peux toujours compter !




- Jay Kulina - Kingdom
Un peu trop chien fou, un peu trop défoncé, un peu trop violent parfois... Mais il fallait bien un mec un peu bad boy sur les bords, surtout qu'il est loin du cliché du mec torturé qui fait craquer toutes les filles. En grattant un peu la surface, il se révèle beaucoup plus complexe que ça.