23/08/2016

Top Ten Tuesday ≠49

Top Ten Tuesday
Les 10 livres dont vous avez l'impression d'être la seule à connaitre

Une fois que je serais présidente de la Terre entière, je mettrais tous mes livres préférés au programme !



- Kate Daniels, Ilona Andrew

Pourquoi, POURQUOOOOI cette série a été arrêtée en France ?! Alors qu'elle est tout bonnement géniale ! Deux personnages principaux excellents, une intrigue bien menée, de l'action, des combats, des larmes, des rires... Oui, oui, tout ça !


- Enterre mon cœur à Wounded Knee, Dee Brown
Pour moi, un des livres à lire si on s'intéresse à l'histoire, aux Indiens, à la colonisation de l'Amérique... Un livre assez dense mais indispensable !


- Dites aux loups que je suis chez moi, Carol Rifka Brunt
Une grosse claque ! Une histoire captivante, une plume délicate et des personnages tout en finesse. Un must !


- Les petits pains de la pleine lune, Gu Byeong-mo
Des pâtisseries, un soupçon de magie, une écriture addictive... Il n'en faut pas plus !


- Les Chroniques Saxonnes, Bernard Cornwell
J'ai lu pour l'instant les deux premiers tomes, et j'ai été embarquée chez les Saxons du début à la fin. Idem, l'adaptation TV est également très bien !


- Thursday Next, Jasper Fforde
Uchronie, bons mots, un univers loufoque et intéressant, des personnages captivants, Jasper Fforde est THE auteur à découvrir absolument !


- Nord et Sud, Elizabeth Gaskell
MAIS PARCE QUE ! Ce livre est une pépite, une lecture obligatoire. (Et pis l'adaptation de la BBC est pas dégueulasse non plus. J'avoue.)


- L'enfant qui ne pleurait pas, Torey Hayden
Torey Hayden est enseignante, spécialisée dans l'éducation des enfants en grande difficulté psychologique. Que ce soit les enfants abusés, le mutisme sélectif ou les enfants « sauvages », elle fait tout pour les aider et les sortir de leurs problèmes. Chacun des livres que j'ai lu est particulier et émouvant !


- La Joueuse de Go, Shan Sa
Shan Sa est une auteure que j'apprécie énormément, et La Joueuse de Go est le premier que j'ai lu, définitivement celui que je préfère !


- Je suis né un jour bleu, Daniel Tammet
J'aime énormément lire des témoignages, et je crois que celui de Daniel Tammet est celui qui m'a le plus marqué. Atteint du syndrome d'Asperger, il voit la vie très différemment de moi et j'ai apprécié de pouvoir rentrer dans ses pensées et découvrir comment il voit le monde !

21/08/2016

Les vies de papier, de Rabih Alameddine

Les vies de papier - Rabih Alameddine



25 Août 2016
Les Escales
20€90



Aaliya Saleh, « dame âgée » de Beyrouth, est une anomalie. Divorcée, sans enfant, non croyante, elle s'est toujours rebellée contre les diktats de la société.
Sa passion dans la vie, sa raison de vivre même, est la littérature. À tel point que, chaque année, elle traduit un de ses romans préférés en arabe avant de le ranger dans un tiroir. Les quelque trente-sept livres traduits par Aaliya au cours de sa vie n'ont donc jamais été lus par qui que ce soit.




Merci à Les Escales !
Aaliya Saleh est une dame âgée habitant à Beyrouth, et considérée comme étrange par sa famille et ses proches. Elle est divorcée, sans enfants, athée, bref elle ne se comporte pas comme elle « devrait ». Elle est maintenant retraitée après avoir travaillé dans une librairie. Depuis des années, sa passion est la littérature et sa passion est, chaque année, de traduire un de ses romans préférés en arabe. Aaliya a traduit d'innombrables livres, qu'elle range à chaque fois dans un tiroir avant d'en commencer un nouveau.
Les vies de papier nous raconte l'histoire d'une femme amoureuse des livres et de la littérature, une femme solitaire dans une Beyrouth en pleine évolution. Aaliya doit faire face à une vie chaotique, à appréhender sa vie avec un corps vieillissant, mais surtout gérer ses émotions et ses relations conflictuelles avec sa famille. C'est une personne très solitaire, qui a souvent du mal à interagir avec des personnes extérieures à son univers. On ne peut que s'attacher à Aaliya, son parcours, à sa vision du monde... On peut dire que Les vies de papier est un petit roman très bien écrit, simple mais vraiment intense. Aaliya Saleh est une femme que l'on pourrait croiser dans la vie de tous les jours, avec ses préoccupations, ses problèmes et ses bonheurs. Mais surtout, Rabih Alameddine a écrit une ode à la littérature, à l'amour des mots.
Si vous avez l'occasion de vous plonger dans Les vies de papier à sa sortie, n'hésitez pas !


Challenge : 50 romans en 2016

19/08/2016

Top Five SériesAddict ≠23

Top Five SériesAddict
Les nouveautés de la rentrée les plus attendues

Tout comme la rentrée littéraire pour les libraires, il y a cette époque de l'année pour les sérivores toutes ces nouvelles séries qui se présent à nous. Je ne parlerais pas des séries qui n'ont pas encore de dates de diffusion, mais de celles qui arriveront sûr de sûr dans les semaines et mois qui viennent. Ça promet (j'espère) de belles heures devant son écran !



- Victoria - iTV (28/08/2016)
Le début de la vie de la Reine Victoria, de son arrivée sur le trône à l'âge de 18 ans en passant par ses premiers émois et son mariage avec le Prince Albert.


- Speechless - ABC (21/09/2016)
Des parents avec un enfant "différent" tentent de faire face aux challenges de la vie quotidienne...



- Pitch - Fox (22/09/2016)
L'histoire de la première femme jouant dans les ligues majeures de baseball aux États-Unis.



- Luke Cage - Netflix (30/09/2016)
Adaptation du comic book Marvel homonyme.



- Conviction - ABC (03/10/2016)
Carter Morrison, la fille de l'ex-président des Etats-Unis, est poussée à intégrer une unité spéciale de la police de Los Angeles chargée de réexaminer les dossiers judiciaires de certains accusés. Avec son équipe d'avocats, d'enquêteurs et d'experts, elle doit prouver leur innocence avant qu'il ne soit trop tard...



- Timeless - NBC (03/10/2016)
Un trio improbable voyage à travers le temps afin de combattre des criminels désirant modifier l'Histoire telle que nous la connaissons.




- No Tomorrow - CW (04/10/2016)
La gérante d'un réseau de distribution, qui ne prend jamais de risques dans sa vie personnelle, tombe amoureuse d'un homme complètement insouciant, persuadé que l'apocalypse est imminente.



- Westworld - HBC (10/10/2016)
La série se passe en 1983, dans un parc d'attraction où il est possible de voyager dans le temps. Les humanoïdes du parc vont assez vite se rebeller, à l'instar de Dolores qui découvre que sa vie de jeune fermière n'est pas aussi réelle qu'elle le croyait.



- The Crown - Netflix (04/11/2016)
Une série biographique sur la famille royale britannique et la Reine Elizabeth II.




- Legion - FX (01/01/2017)
L'histoire de David Haller, le fils schizophrène du professeur Xavier, un homme sujet depuis l'adolescence à une maladie mentale. Au cours d'un de ses nombreux séjours en hôpital psychiatrique, une étrange rencontre avec un patient lui fait réaliser que les voix qu'il entend et les visions auxquelles il est confronté pourraient se révéler vraies. 

17/08/2016

Neverwhere, de Neil Gaiman

Neverwhere

Neil Gaiman



 



Richard Mayhew vit à Londres une vie sans histoire, travaille dans un bureau, s'apprête à se marier, lorsqu'il sauve la vie de Porte, une jeune fille qui a le don de savoir ouvrir tout ce qui peut s'ouvrir. Cet événement fait basculer sa vie. Sa fiancée le quitte, ses proches ne le voient plus, sa vie semble n'avoir jamais existé.
Il découvre alors qu'il existe un Londres d'En Bas, souterrain, peuplé de mendiants qui parlent aux rats, et de toute une société féodale et magique. Il décide de suivre Porte à la recherche des assassins de son père, dans l'espoir de trouver un moyen de reprendre une vie normale.



Neil Gaiman fait partie de mes écrivains préférés, grâce à sa plume pour le moins riche et originale. Et Neverwhere fait sans conteste partie de mon top de livres préférés !

Richard Mayhew vit à Londres, et il a une petite vie tranquille : un bon travail, une petite amie merveilleuse... Rien de bien particulier en somme ! Jusqu'au jour où il aide une jeune fille blessée : Porte. Après cette rencontre, il semble cesser d'exister pour son entourage, plus personne ne le reconnait et tout lien avec la société semble couper... Il décide de retrouver Porte pour tenter de comprendre ce qui lui arrive et de changer sa situation. En retrouvant la jeune femme, il réaliste qu'il existe un Londres d'En Bas, souterrain, et peuplé de toute une société très particulière. Un peuple d'une autre époque et avec un fonctionnement féodal, invisible pour les personnes « normales » ou simplement vus comme des clochards. 
Neverwhere nous présente un univers magique, sombre et plus qu'original. Nous voyons la cité avec d'autres yeux, et si jamais j'ai l'occasion de visiter Londres, je pense que je la regarderais avec des yeux différents ! C'est certes sombre et dangereux, mais c'est aussi magique, très décalé, et profondément passionnant. Les personnages qui composent cet univers sont chacun différents et indispensables, mais pourtant le personnage principal est bien Londres et ce miroir. Deux côtés d'une même pièce, et qui paraissent réelles toutes les deux. Les marginaux qui habitent le Londres d'En Bas sont définitivement ceux que je préfère, malgré le fait que certains individus soient peu recommandables et absolument odieux ! Richard est un personnage parfois maladroit, trop souvent en décalage avec le monde qui l'entoure, et le fait de se retrouver plonger dans un univers mystérieux et inconnu va le plonger dans un profond désarroi. De son côté, Porte est une jeune demoiselle absolument captivante : elle a le don d'ouvrir n'importe quelle porte (étonnant, n'est-ce pas ?), mais j'ai particulièrement apprécié sa quête de vérité concernant le sort de sa famille, mais aussi son parcours à travers la ville.
Neil Gaiman est un auteur que j'aime beaucoup, et malgré le fait que je n'ai toujours pas lu entièrement sa bibliographie, je dois dire que c'est un de mes favoris ! Il a une écriture et un style si reconnaissable, et je ne peux pas m'empêcher d'être conquise à chaque fois.
Neverwhere est un coup de cœur, et je dois dire que j'en redemande ! Si jamais Neil Gaiman fait une suite un jour, je dois avouer que je sauterais de joie. Absolument atypique et passionnant, c'est un livre que je ne cesse de recommander !






Chronique en + : l'avis de Chroniques Livresques !

15/08/2016

Yeruldelgger, Tome 1, d'Ian Manook

Yeruldelgger, Tome 1
Yeruldelgger

Ian Manook




Yeruldelgger, commissaire à la crim' d'Oulan Bator, est appelé dans les steppes alors qu'il enquêtait sur le meurtre sauvage de trois chinois.
Là-bas il découvre le corps d'une fillette, un crime qui le ramene directement vers son propre drame personnel, l'assassinat de sa fille cadette quelques années plus tôt. Au fil de son enquête Yeruldelgger et son équipe vont découvrir que les deux affaires pourraient être liées...


Depuis le temps qu'on me disait énormément de bien de Yeruldelgger et de Ian Manook, il était temps que je m'y mette !
Yeruldelgger est commissaire à la criminelle à Oulan Bator. Alors qu'il enquête sur le meurtre de trois Chinois et deux prostituées, il est également appelé dans la Steppe, pour découvrir le corps d'une fillette enterrée. Non seulement le meurtre de cette fillette lui rappelle lui rappelle l'assassinat de sa fille cadette mais ces deux enquêtes semblent liées à son histoire...
Ce premier tome de Yeruldelgger est particulièrement entrainant : dès le début, on est directement lâchés dans l'intrigue. Meurtres barbares, cette petite fille enterrée... Et un inspecteur fracassé ! Car évidemment, on va avoir affaire à un homme brisé, à la vie compliqué : sa fille cadette est morte, sans doute pour le pousser à s'éloigner de son travail ; sa fille ainée le déteste... On ne peut pas dire que Yeruldelgger ait une vie de tout repos ! Surtout que son métier est pour le moins chronophage également. Les victimes Chinoises amènent un certain lot de problème, comme le fait que la Chine fasse pression pour étouffer l'affaire ; le fait que la petite fille morte lui rappelle la sienne ; et enfin ses collègues qui le regarde avec pitié, le pensant ingérable et fou. Heureusement qu'il y a Solongo, la médecin légiste, et Oyun, la flic, deux femmes différentes mais indispensables à Yeruldelgger.
Yeruldelgger est un premier tome assez classique dans sa narration et dans les personnages décrits, mais pour moi le gros point positif de cette histoire, est la description que fait Ian Manook de la Mongolie. C'est un endroit que j'ai toujours souhaitée visiter, et j'ai eu un peu l'impression de m'y rendre grâce à Yeruldelgger. Ian Manook décrit parfaitement le mode de vie des nomades (la yourte, le jardin et les plantes, mais surtout les coutumes), cette ambivalence entre la vie moderne qui prend de plus en plus d'essor et les usages des ancêtres, toujours très présents. En plus de ce mode de vie très particulier, nous avons également la description de ce pays immense, de cette diversité de paysages.
Un premier tome à la construction parfois assez classique – notamment pour ce qui est de la description de certains policiers – mais qui impose un rythme effréné et surtout nous fait découvrir une culture malheureusement trop méconnue.
Yeruldelgger est livre très bien écrit, je me plongerai très prochainement dans la suite !



Yeruldelgger, Tome 1 : Yeruldelgger
Yeruldelgger, Tome 2 : Les temps sauvages




Chronique en + : l'avis de Joyeux Drille !

13/08/2016

Angelfall, Tome 1, de Susan Ee

Angelfall, Tome 1
Penryn et la fin du monde

Susan Ee




Le monde court à sa perte. Depuis six semaines, les anges attaquent les humains et ont entrepris de détruire la civilisation.
Alors que Penryn tente de prendre soin de sa petite sœur, Paige, handicapée, et de sa mère, paranoïaque et schizophrène, elle assiste à une scène terrible : un ange, Raffe, se fait couper les ailes devant elle par d'autres de son espèce. Penryn se fait repérer et les anges kidnappent sa petite sœur. L'ange blessé est laissé pour mort. Penryn décide de lui venir en aide, car il est le seul à pouvoir révéler l'endroit où ils ont emmené Paige.



Un livre découvert un peu par hasard, et que j'étais très curieuse de lire !
Penryn et la fin du monde nous plonge dans un monde post-apocalyptique, dévasté par les anges. On ne sait pas exactement pourquoi les anges ont commencés ce massacre, mais la conséquence est de pousser les humains à s'organiser en bandes et à faire revenir la loi du plus fort. Avant cette folie, Penryn vivait à peu près comme toutes les filles de son âge, malgré sa situation familiale. Sa mère est atteinte d'une maladie malade, la rendant à la fois paranoïaque et dangereuse ; sa sœur, de son côté, est en fauteuil roulant... Le fait d'avoir une mère paranoïaque l'a pourtant préparé, d'une certaine façon à cette vie : l'imprévisibilité, l'inquiétude... Et surtout le fait d'avoir été inscrite pendant des années à des cours d'auto-défense !
Avec sa mère et sa sœur, Penryn arrivait à se débrouiller. Trouver de la nourriture, se sauver, aller de planques en planques... Jusqu'à ce que finalement tout dérape un soir. Alors qu'elles changeaient d'emplacement, elles se retrouvent face à un combat entres anges. Malgré sa peur et son dégoût des anges, Penryn aide l'ange qui se fait passer à tabac. Mais la conséquence est qu'un des anges, pour se venger, entraine sa petite sœur avec lui... L'ange qu'elle a sauvé, nommé Raffe, et dont les ailes ont été coupées au cours du combat, est toujours vivant. Elle décide alors de le soigner pour qu'en échange il l'emmène jusqu'au Nid où sa sœur est retenue prisonnière.
Penryn et la fin du monde m'attirait grâce aux avis positifs que j'avais pu voir, mais aussi grâce à ce mélange d'apocalypse et d'anges. Malgré tout, le début m'a laissée un peu sceptique, notamment parce que cela me rappelait un certain nombre d'autres séries YA et dystopiques. Cela me rappelle un peu Hunger Games, La 5ème Vague.... Notamment par le fait que l'héroïne est prête à toute pour protéger sa petite sœur ou le fait d'être envahi par une autre espèce.
Malgré tout, Angelfall a réussi à me captiver au fur et à mesure. Contrairement à d'autres dystopies, Penryn et la fin du monde est un livre beaucoup plus violent et sombre. L'action est également très présente, peut-être même trop à certains moments : si Penryn est très intéressante et bien décrite, j'aurais aimé en savoir plus sur sa mère, sur Raffe et les autres anges. Même si le monde des anges n'est pas encore assez développé à mon goût (je croise les doigts pour les tomes suivants), Susan Ee nous livre un univers malgré tout assez complexe, efficace et plutôt original. Je n'ai pas eu l'occasion de lire énormément de livres sur les anges, et Angelfall a été l'opportunité de nous fait découvrir des anges qui ne sont pas spécialement gentils. Je ne connais pas très bien les textes de la Bible, mais de mémoire ils ne sont pas tous spécialement amicaux ! Susan Ee rend les anges très nuancés, souvent effrayants, mais pas tous comme ça, heureusement ! Même si Raffe n'a pas été assez développé à mon goût, c'est sans conteste un des plus intéressants. De même que Penryn, une jeune fille préparée à survivre, forte, et capable de se battre. De plus, elle tient à ses proches, ferait tout pour eux, mais réussit à rester objective et à avoir la tête sur les épaules.
Penryn et la fin du monde est un premier tome distrayant, avec certes des faiblesses mais heureusement des points forts aussi. Je suis impatiente de retrouver Penryn et Raffe dans la suite d'Angelfall !



Angelfall, Tome 1 : Penryn et la fin du monde
Angelfall, Tome 2 : Le règne des Anges
Angelfall, Tome 3 : L'ultime espoir




Chronique en + : l'avis de My Pretty Books et Le Blog d'une Blondinette !







Challenge : 50 romans en 2016

11/08/2016

Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés, de Jami Attenberg

Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés - Jami Attenberg



18 Août 2016
Les Escales
21€90



Personnage haut en couleur, Mazie Phillips est ouvreuse au Venice, célèbre cinéma new-yorkais.
Le jazz vit son âge d'or, les idylles et la consommation d'alcool – malgré la Prohibition – vont bon train, et Mazie ne se fait jamais prier pour faire la fête. Mais derrière sa bonhomie se cache une enfance difficile, et son journal intime détient ses secrets les plus insoupçonnables.
Avec l'arrivée de la Grande Dépression, la vie de Mazie va basculer. Les sans-abri affluent dans le quartier, et personne ne semble pouvoir échapper à la crise. Si elle ne les aide pas, qui le fera ?




Merci à Les Escales !
Le jazz est à son apogée, la prohibition fait rage tout comme la consommation d'alcool, et les fêtes s'enchainent. Mazie Phillips, suite à la prière de sa famille, est ouvreuse au Venice, le célèbre cinéma New-Yorkais. Son travail l'occupe de longues heures, tout comme le fait de prendre du bon temps. Avec l'arrivée de la Grande Dépression, la vie de chacun bascule... Mazie et sa famille réussissent à rester à flots, contrairement à tant d'autres personnes qui finissent à la rue. Pour ces sans-abri, la seule personne qui reste est Mazie, bien déterminée à les aider. Que ce soit avec un eu d'argent, d'alcool, ou d'espoir. Rapidement, Mazie devient l'ange de son quartier.
Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés est écrit sous la forme d'un journal, relatant les pensées de Mazie, mais nous avons également l'occasion d'entendre les témoignages de personnes connaissant la jeune femme, de vue ou en personne. C'est l'occasion de connaitre Mazie, un personnage vraiment atypique. Peu conventionnelle, elle va vivre sa vie comme elle l'entend, en marquant la vie des personnes autour d'elle. Une personne détonante, et surtout pour le moins attachante !
Avec ce livre, Jami Attenberg a écrit une très belle histoire : des chapitres courts, percutants, et nous montre comment une seule personne peut influencer toute une communauté.
Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés est un très beau livre, que je conseille absolument !







Challenge : 50 romans en 2016

09/08/2016

Top Ten Tuesday ≠48


Top Ten Tuesday
Les 10 questions que vous poseriez à votre auteur fétiche lors d'une soirée en tête-à-tête

- Pourquoi avoir décidé de se lancer dans l'écriture ?

- Comment procédez-vous pour écrire un livre, avez-vous un rythme particulier ?

- Faites-vous beaucoup de recherches ? Avez-vous besoin de beaucoup de documentation ?

- Sur quels critères un manuscrit est-il retenu ou refusé ?

- Comment en êtes-vous venu à travailler avec tel ou tel éditeur ?

- Comment sont vos relations avec votre éditeur, êtes-vous beaucoup en contact avec lui ou son équipe ?

- Comment se passe la traduction de votre livre dans d'autres pays que le vôtre ?

- Aimez-vous les rencontres avec les lecteurs, avez-vous beaucoup d'échanges ?

- Combien de romans pensez-vous encore écrire ?

- QUAND SORT LE PROCHAIN ?

07/08/2016

Kayla Marchal, Tome 1, d'Estelle Vagner

Kayla Marchal, Tome 1
L'Exil

Estelle Vagner






Ironique destin que d'être née morphe... sans forme animale. Source de honte pour sa famille, Kayla Marchal, petite fille de l'alpha, est également considérée comme le maillon faible de la meute de la Vallée Noire. Aussi en est-elle chassée, elle qui n'a jamais mis un pied hors du territoire.
Alors qu'elle commence à goûter à la liberté et à s'intégrer au sein d'un autre clan, les vrais problèmes commencent. Mais déjà trahie une fois par sa meute d'origine, à qui pourrait-elle se fier ? À Ian, le loup aussi beau qu'insupportable ? À Max, le renard au passé mystérieux ? Ou à Jeremiah, l'irrésistible humain ?
Et ce fichu karma qui la prive de forme animale continue à se moquer d'elle, car tout le monde autour d'elle semble porter un masque... Inaptitude du passé et problèmes du présent vont venir, main dans la main, perturber la jeune morphe, avec des liens qu'elle était loin de pouvoir soupçonner.



Les éditions du Chat Noir me tente énormément en ce moment, et L'Exil m'attirait tout particulièrement !
Kayla Marchal est la fille de morphe, petite-fille de l'alpha. Elle est issue donc d'une grande lignée de puissants morphes. La grande ironie, c'est qu'elle est incapable de se morphoser... Malgré tous ses efforts, la puissance de sa lignée, elle n'a jamais réussi à atteindre sa forme de loup. Kayla est ainsi considérée comme la honte de son clan, et elle chassée. La jeune femme va donc devoir faire son chemin seule, elle qui n'a jamais mis un pied hors du territoire de sa meute.
En traversant une ville, elle est invitée par le fils de l'alpha de la meute locale à venir s'installer chez eux. D'abord hésitante, elle va rapidement accepter la proposition lorsque le couple d'alphas lui apprennent qu'ils ont connus sa mère, une mère qu'elle n'a jamais connue ! Kayla prend goût à la liberté, à la vie dans cette nouvelle meute. Mais évidemment, c'est là que les ennuis la rattrapent. Elle doit d'abord faire face à la vie sans sa meute d'origine, à comprendre les codes de cette meute d'adoption, à tenter de déterminer quel homme lui plait le plus (Ian, le loup aussi beau qu'insupportable ; Max, le renard au passé mystérieux ; ou Jeremiah, l'humain tout aussi secret ?). Mais c'est surtout le fait de ne toujours pas accéder à sa forme animale qui lui pèse, surtout si elle doit de nouveau être chassée d'une meute à cause de ça, et le fait qu'apparemment certaines personnes lui en veuillent et tente de mettre la main sur elle...
Ce premier tome des aventures de Kayla Marchal est vraiment palpitant. Au départ, je m'attendais au pire vu la romance qui semblait se profiler à l'horizon, mais Estelle Vagner a su tirer son épingle du jeu avec habileté. De même, le fait de suivre les aventures d'une femme rejetée par son clan à cause de sa différence, le fait qu'elle ait plus de possibilités que les autres... Tout cela est également connu. Mais, encore une fois, Estelle Vagner a su écrire une histoire qui nous fait oublier ces détails convenus. L'Exil se révèle captivant à lire, fluide, avec des personnages intéressants. Kayla est particulièrement intéressante, j'ai aimé assister à son dilemme, hésitant si elle devait parler de sa « difformité » à sa nouvelle meute ou pas, mais aussi être avide de tous les détails qu'elle peut glaner sur ses parents, qu'elle ne connait pas. A part Kayla, c'est définitivement le personnage de Max que j'ai préféré. Le plus mystérieux, un des rares qui ne soit pas un loup – mais un renard – et celui dont on sait le moins, mais aussi le plus au fur et à mesure. De son côté, Ian est typiquement le genre de personne à qui j'aurais envie de mettre des claques !
L'Exil est un premier tome très prometteur, dont je suis impatiente de lire les histoires suivantes ! La mythologie et l'histoire développée par Estelle Vagner est classique au premier abord, mais se révèle de plus en plus complexe au fur et à mesure que les pages défilent. On sent qu'elle y apporte sa patte (de loup ?) personnelle, et aborde des thématiques fortes : le désir d'intégration, le harcèlement, le rejet... L'Exil est donc un premier tome que je recommande !




Chronique en + : l'avis de Livrement vôtre !





Challenge : 50 romans en 2016

05/08/2016

D'extase et d'amour féroce, de Dylan Landis

D'extase et d'amour féroce - Dylan Landis



18 Août 2016
Plon
20€90

 


New York, Greenwich Village, années 1970. Rainey Royal, quatorze ans, habite une maison autrefois élégante mais aujourd'hui délabrée. Elle vit avec son père, musicien de jazz culte, qui mène une existence bohème dans cette grande demeure ouverte à tous. Sa mère ayant déserté le foyer pour aller vivre dans un ashram, Rainey est livrée à elle-même, proie facile pour les protégés de son père qui vont et viennent dans la maison.
À l'extérieur, l'adolescente rebelle se révèle forte et cruelle, violente même, jouant du pouvoir de séduction qu'elle exerce sur les autres pour trouver son chemin.




Merci à Plon !
Nous sommes à Greenwich Village dans les années 1970. Rainey Royal a alors seulement 14 ans, et vit avec son père dans une maison élégante et délabrée. Sa mère ayant abandonné le foyer, Rainey se retrouve livrée à elle-même. Elle n'a aucune protection face aux protégés de son père, un musicien de jazz qui ouvre grande sa porte à n'importe quel artiste. Pour se défendre, Rainey peut compter seulement sur son attitude rebelle, sur sa violence et sa force de séduction.
Dès les premières lignes, D'extase et d'amour féroce s'est révélé être un roman fort, vibrant : une vraie claque ! Dylan Landis nous plonge dans une époque pleine d'effervescence, où le jazz et l'art occupe une place primordiale, et où les relations entre les différents personnages sont souvent à couteaux tirés. Rainey se retrouve confrontée à son père et à son mode de vie, qui peut paraitre certes très intéressant, mais qui s'avère profondément nocif. Le fait d'être un musicien reconnu pousse un certains nombres de personnes à graviter autour de lui, quémandant faveurs, un endroit où vivre... Lui se réjouit de cette attitude de mécène, il règne tel un patriarche sur son domaine. Dans cet environnement pour le moins hors norme, la jeune fille doit se confronter à un père plus intéressé par ses musiciens que par son enfant ; faire face à l'absence de sa mère qui aurait pu la guider et la protéger ; mais surtout faire face à l'intrusion et aux attentions indésirables des personnes qui envahissent sa maison...
D'extase et d'amour féroce est un roman très fort, que j'ai dévoré en une journée : un gros coup de cœur ! L'époque, l'ambiance, les personnages, tout est parfaitement décrit. Le personnage de Rainey est évidemment le plus frappant : une adolescente à la beauté incandescente, prête à tout pour attirer l'attention et se sentir importante, qui doit tracer son chemin seule. Ou comment une jeune fille de 14 ans arrive à se construire seule, à la fois rebelle et artiste, dans un monde très dur. Elle passe de la jeune fille en manque d'attention à la femme sûre d'elle tout en restant touchante. Ce personnage ne peut pas laisser indifférent!
D'extase et d'amour féroce est le premier roman de Dylan Landis, mais j'espère que ce ne sera pas son dernier ! C'est un livre bouleversant, très fort, à lire absolument !


Challenge : 50 romans en 2016