22/05/2017

La ferme du bout du monde, de Sarah Vaughan

La ferme du bout du monde - Sarah Vaughan



Préludes
05 Avril 2017
16.90 €










Cornouailles, une ferme isolée au sommet d'une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille... et ses secrets.
1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu'à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l'a préparée à ce qu'elle y découvrira.
Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?





Merci à Préludes !
Un seul endroit, deux générations. Nous sommes en Cornouailles, au sommet des falaises, dans une ferme isolée. En 1939, Will et Alice fuient les horreurs de la guerre et sont accueillis par les fermiers. Ils prennent part à la vie quotidienne, que ce soit en aidant aux tâches qu'en vivant avec les différents membres de la famille, spécialement Maggie, la fille de la maison. Des années plus tard, en 2014. Lucy, la petite-fille de Maggie, rejoint sa famille à la ferme. A la fois anéantie par le fait d'avoir découvert l'infidélité de son mari, mais aussi par le fait d'avoir presque fait une erreur fatale dans son métier d'infirmière. En retournant chez elle, Lucy découvre que sa famille est gravement endettée et la ferme en déclin. Coûte que coûte, elle décide de la sauver.
J'avoue ne pas connaître du tout Sarah Vaughan, sinon de nom, je suis du coup très heureuse d'avoir pu la découvrir avec La ferme du bout du monde, un récit qui m'a énormément plu !
En même temps, comment peut-on résister à ce mélange : Cornouailles, fresque familiale, amour, drame... Il y a de tout, dans ce roman, et surtout très bien décrit. Sarah Vaughan a une très belle plume, très délicate, très touchante, et vraiment inspirante. Les personnages sont décrits avec finesse et sensibilité, et même si certains événements qui leur arrive sont assez « communs », cela n'empêche pas de souffrir et d'espérer avec eux, de souhaiter les voir heureux et se libérer des fantômes ou peurs du passé. Que ce soit Maggie ou Lucy, il y a énormément de travail à faire pour atteindre la sérénité mais petit à petit on va les voir avancer. Car même si on est grand-mère, la vie n'est pas finie, on a toujours des choses à apprendre, des personnes à pardonner, et des secrets à découvrir. Lucy a vécu peut-être moins de choses tragiques (mais en même temps, peut-on vraiment quantifier le tragique ?), mais a autant de chemins à parcourir que sa grand-mère, et elle doit avancer, notamment sur elle-même : que désire-t-elle réellement ? Que veut-elle ?
La ferme du bout du monde est une très belle découverte, et je suis ravie d'avoir pu découvrir Sarah Vaughan ! Un nouveau pari réussi pour les éditions Préludes.





Chronique en + : l'avis de Le Brocoli de Merlin !

20/05/2017

À sa place, de Ann Morgan

À sa place - Ann Morgan




Presses De La Cité
20 Avril 2017
21,50 €









Helen et Ellie sont identiques. En apparence, du moins. Car, si ces jumelles de six ans se ressemblent comme deux gouttes d'eau, elles savent bien qu'elles sont différentes. Helen est la chef, Ellie son ombre. Helen décide, Ellie obéit. Helen invente des jeux, Ellie y participe.
Jusqu'au jour où Helen en propose un plus original : intervertir leurs rôles, juste pour une journée. La farce fonctionne si bien que leur propre mère n'y voit que du feu. Et les deux fillettes s'amusent comme jamais. Mais le soir venu, alors que chacune devait reprendre sa place, Ellie, pour la première fois, dit non. Elle veut rester Helen. Pour cette dernière, c'est le début de la descente aux enfers.
Âpre et fascinant, ce thriller psychanalytique aux allures de mémoires explore les non-dits sur lesquels sont bâties bien des familles. Parce que, souvent, derrière les apparences se cachent des vérités inavouables.




Merci à Presses de la Cité !
Helen et Ellie sont deux jumelles de six ans, se ressemblant comme des gouttes d'eau. Helen est la plus décidée, la plus forte, la plus intelligente, celle qui décide toujours de tout ; de son côté, Ellie est plus en retrait, suivant Helen comme son ombre et faisant tout ce que sa jumelle décide. Un beau jour, pour faire une farce à sa mère, Helen décide qu'elle et Ellie vont intervertir leur place. Helen devient Ellie et Ellie devient Helen.
Mais ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'est qu'Ellie ne souhaite pas revenir en arrière... Ellie dit non, elle veut rester Helen. Et c'est ainsi que pendant les jours, les mois puis les années qui suivent, Ellie sera considérée comme Helen.
En grandissant, Helen va développer des troubles de la personnalité, des comportements bordeline et une profonde dépression. Quoi de plus normal, lorsqu'on a passé des années à tenter de dire la vérité, de vivre sous une autre idée, en étant crue par personne ?
A sa place n'est pas un thriller à proprement parler, mais un roman noir, très psychologique, où nous nous perdons dans la méandre de la personnalité, à osciller entre mensonges et vérités. Les chapitres alternent entre le présent et le passé, racontant à la fois l'enfance d'Helen et d'Ellie, mais surtout la vie adule d'Helen. Elle va évoluer pendant des années, nous la voyons lutter avec les troubles bipolaires, sa solitude... Elle va être un jour rappelée auprès de sa sœur dans le coma, ce qui réveillé les démons qu'elle tentait d'enfouir au plus profond d'elle-même. Catharsis ou blessure supplémentaire ? Elle va non seulement se confronter à l'acte de sa sœur, mais aussi à sa sœur qui l'a rejeté, à la vérité sur la mort de son père, à elle-même...
Je ne connaissais pas du tout Ann Morgan avant d'entamer A sa place, mais je suis maintenant curieuse, je l'avoue ! Ce roman s'avère très sombre, très noir, on se plonge véritablement dans la psyché humaine, ce qui peut être à la fois intéressant et terrifiant.
A sa place est un roman très addictif, que je conseille.

18/05/2017

Thirds, Tome 3, de Charlie Cochet

Thirds, Tome 3
Champs de ruines

Charlie Cochet







Les rues de New York sont plus dangereuses que jamais maintenant que l'Ordre d'Adrasteia se retrouve sans leader, et la Coalition Ikelos, un groupe Therian nouvellement apparu, en guerre.
Des civils innocents sont pris entre deux feux et bien que le THIRDS rassemble de plus en plus de membres de l'Ordre dans l'espoir d'empêcher le groupe volatil de se réorganiser, les membres de la Coalition continuent de s'échapper et de causer des ravages au nom d'une justice de défense auto proclamée.
Pire encore, quelqu'un à l'intérieur du THIRDS fournit des informations à la Coalition. C'est à Destructive Delta que revient la tâche de débusquer la taupe et de mettre fin à la guerre avant que quelqu'un d'autre soit blessé. 




Une suite que ne pouvais pas laisser passer !
New York est devenue une vraie zone de guerre, que ce soit avec l'Ordre d'Adrasteia qui se retrouve sans leader, et la Coalition Ikelos, composée de Therians. Les civils sont pris entre deux feux, obligeant le THIRDS à être partout. Et le fait qu'une taupe court-circuite chaque mission n'est pas pour les rendre heureux...
Thirds s'est rapidement classée dans mon classement de livres préférés : les deux premiers tomes étaient un délice, et Champs de ruines ne déroge pas à la règle, bien au contraire !
L'enquête se révèle tout aussi prenante et haletante : le chef de l'Ordre poursuit sa vendetta contre les Therians tandis que la Coalition utilise des méthodes particulières et douteuses pour lutter contre l'Ordre. Dans le même temps, le THIRDS découvre qu'une taupe renseigne la Coalition sur leur moindre fait et geste. L'enquête pour trouver ce traître va être pour le moins épique, révélant des détails cachés au grand jour !
Mais plus que le côté policier et fantastique, Champs de ruines se concentre encore plus sur l'approfondissement de ses personnages. Très détaillé, très fourni, chacune des descriptions fait mouche. Par exemple, Dex et Sloane : on ne peut QUE les aimer ! Tout se met doucement entre eux, le fantôme de Gabe s'estompe et, même si le premier amour de Sloane sera toujours là – il accepte enfin ses sentiments pour Dex. Même s'il a toujours énormément de mal à parler de ses émotions, il parle, fait des mouvements vers son partenaire et tient à le garder dans sa vie. Pour Dex, peut-on faire un personnage plus parfait ? Il a ses fêlures et blessures, évidemment, et son côté joyeux et insouciant permet souvent de les camoufler. Mais c'est un personnage intrinsèquement heureux et optimiste, qi s'intéresse à ses amis, sa famille et son travail. Il ne se force pas, il est toujours là quand on a besoin de lui. Même si sa relation avec Sloane est compliquée, il ne baisse jamais les bras, et pour ça je l'admire beaucoup ! Les membres de l'équipe sont toujours bien présents, mais certains se détachent tout particulièrement : à commencer par Cael, le frère de Dex, et par Ash, le meilleur ami de Sloane. Tout deux se révèlent énormément, et j'ai eu autant envie de les prendre dans mes bras que de les secouer ! Sortez-vous les doigts du ***, nom de Dieu ! Les deux autres qui m'ont fait vibrer sont bien sûr Calvin et Hobb, une équipe de tonnerre, mais qui aurait aussi bien besoin d'être secoué de temps en temps.
Champs de ruines est – pour l'instant – un de mes tomes préférés. Il y a de tout : du rire, des larmes, des frissons, des enquêtes, des rebondissements, des personnages charismatiques et attachants... Mais sinon, je DÉNONCE : les auteurs sont de très, très, gros SADIQUES ! Ce ne devrait pas être permis de faire une fin comme ça, ce cliffhanger va me tuer. Si besoin, j'ai les tomes suivants en V.O, ahahahah !
Donc, Thirds est une série que je conseille absolument, foncez !!





Thirds, Tome 1 : Contre vents et marées
Thirds, Tome 2 : À feu et à sang
Thirds, Tome 3 : Champs de ruines

16/05/2017

La ferme des Miller, de Anna Quindlen

La ferme des Miller - Anna Quindlen



Belfond
18 Mai 2017
21 €



Lecture Commune avec La Tête dans les Livres.
Venez lire son avis ici !











Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s'éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d'éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable.
Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés...




Merci à Belfond !
Mimi vit entourée de sa famille, dans la ferme familiale. Il y a Miriam, sa mère infirmière ; Bud, son père bricoleur ; ses deux frères Eddie et Tommy, l'un est très calme tandis que l'autre est un caïd ; et enfin sa tante Ruth, qui n'est pas sorti de sa maison depuis des années.
Étant petite, Mimi pensait que tout allait rester pareil, que rien n'allait jamais changer. Mais en grandissant, devenant adolescente, elle s'aperçoit que tout change. Nous sommes dans les années 60, et Tommy part à la guerre au Vietnam, son père est malade, sa tante refuse toujours de sortir et le gouvernement projette de transformer la vallée où ils habitent en barrage.
La ferme des Miller est le second livre à paraître dans la nouvelle collection de Belfond, Le Cercle. Une lecture que j'attendais avec impatience et inquiétude, sachant que Leopard Hall avait été une excellente lecture. Mais je me suis inquiétée pour rien : La ferme des Miller est excellent également ! Anna Quindlen nous entraîne dans une époque pas si lointaine, mais tellement différente malgré tout. En observant la vie de Mimi, nous grandissons et nous interrogeons en même temps qu'elle, que ce soit sur les secrets de sa famille, sur ses doutes concernant son avenir, sur l'attitude de ses proches et amies... Les horreurs de la guerre ont irrémédiablement transformés Tommy, l'éloignant de sa famille, tout comme Eddie s'est éloigné pour construire sa vie et sa famille à lui. Mais on se pose également des questions sur Ruth, son refus de sortir de la maison, et ses relations compliquée avec sa sœur. Mimi grandit dans cette vie, qui n'est ni complètement heureuse ni complètement malheureuse. Mais je dirais que c'est le lot de chacun d'avoir sa dose de bonheur et de malheur, nous devons simplement y faire face et essayer d'avancer. C'est ce que fait la jeune fille, qui se révèle un personnage très fort, très complexe, que j'ai adorée suivre et voir grandir. Outre la relation compliquée avec sa famille, nous avons également un plus grand tableau, celui du destin de la vallée. Le gouvernement fait pression sur les habitants, tentant de les persuader de quitter leurs maisons, leurs souvenirs, afin de pouvoir construire un barrage. A travers cet événement, c'est la vie de toute une ville qui est chamboulé. Certains des habitants habitaient cet endroit depuis des générations, et refusaient tout simplement de quitter la terre de leur ancêtre. Conflits, tensions, colères, cela génère toutes sortes de sentiments...
Je dois dire que pour l'instant Le Cercle Belfond est un sans faute pour moi ! Cette lecture de La ferme des Miller s'est avéré excellente du début à la fin, et je suis très heureuse d'avoir pu découvrir la plume de Anna Quindlen, qui est à la fois très poétique et captivante.
Une lecture que je recommande vivement !





14/05/2017

Stranger Things – Saison 1 (Netflix)

Fiche technique

Genre : Drame, fantastique, épouvante, thriller
Création : Matt Duffer, Ross Duffer
Pays d'origine : États-Unis
Chaîne d'origine : Netflix
Nb. de saisons : 2
Nb. d'épisodes : 8
Durée : 48 minutes
Diff. Originale : 15 juillet 2016 – en production





Synopsis

Un soir de novembre 1983 à Hawkins, dans l'Indiana, le jeune Will Byers, 12 ans, disparaît brusquement sans laisser de traces. Plusieurs personnages vont alors tenter de le retrouver : sa mère Joyce, ses amis menés par Mike Wheeler et guidés par la mystérieuse Onze, ainsi que le chef de la police Jim Hopper.
Parallèlement, la ville est le théâtre de phénomènes surnaturels liés au Laboratoire national d'Hawkins, géré par le département de l'Énergie (DoE) et dont les expériences dans le cadre du projet MKULTRA ne semblent pas étrangères à la disparition de Will.





Distribution

Winona Ryder : Joyce Byers
Charlie Heaton : Jonathan Byers
Noah Schnapp : Will Byers
David Harbour : Jim Hopper
Finn Wolfhard : Mike Wheeler
Natalia Dyer : Nancy Wheeler
Cara Buono : Karen Wheeler
Millie Bobby Brown : Jane Ives / Onze / Elfe
Gaten Matarazzo : Dustin Henderson
Caleb McLaughlin : Lucas Sinclair
Matthew Modine : Dr Martin Brenner
Joe Keery : Steve Harrington
Shannon Purser : Barbara Holland





Épisodes

Première saison (2016)
Chapitre Un : La Disparition de Will Byers (Chapter One: The Vanishing of Will Byers)
Chapitre Deux : La Barjot de Maple Street (Chapter Two: The Weirdo on Maple Street)
Chapitre Trois : Petit papa Noël (Chapter Three: Holly, Jolly)
Chapitre Quatre : Le Corps (Chapter Four: The Body)
Chapitre Cinq : La Puce et l'acrobate (Chapter Five: The Flea and the Acrobat)
Chapitre Six : Le Monstre (Chapter Six: The Monster)
Chapitre Sept : Le Bain (Chapter Seven: The Bathtub)
Chapitre Huit : Le Monde à l'envers (Chapter Eight: The Upside Down)





Secret de tournage (via Allociné)

Le souci du détail
Ross et Matt Duffer ont supervisé avec attention chaque détail de la série. Et notamment... la police de caractère du titre de la série. Pour cela, ils se sont inspirés du travail d'un des maîtres du genre, Richard Greenberg. Ce dernier a entre autres travaillé sur Alien ou Les Goonies, deux références de Stranger Things. "De nos jours, les génériques de séries essaient sans cesse de surpasser ce qui a déjà été fait. Nous, nous nous sommes dit 'Et si nous revenions à un peu plus de simplicité, comme ce qu'il y avait dans ces films que nous avons adoré alors que nous étions en train de grandir ?'." Un choix cohérent.

Les origines de Stranger Things
Lorsque les scénaristes-producteurs Ross et Matt Duffer ont commencé à travailler sur Stranger Things, ils avaient deux idées en tête. Raconter l'histoire de la disparition paranormale d'un jeune garçon, mais aussi revisiter les histoires d'expériences secrètes conduites par le gouvernement américain à la fin de la Guerre froide. Ils se sont notamment inspirés de l'histoire du projet MKUltra, un programme expérimental illégal, développé entre 1953 et 1973 et qui visait à affaiblir la volonté humaine pour obtenir des aveux. C'est dans un second temps qu'ils ont songé à rendre hommage aux films de leur enfance.

Steven Spielberg et Stephen King à tous les étages
Véritable ode aux films et à la littérature des années 1980, Stranger Things multiplie les clins d’œil à Steven Spielberg et Stephen King. La liste est longue car les références sont plus ou moins évidentes. Un exemple ? Les voitures et les uniformes de la police de Hawkins, ville où se déroule l'action de la série, sont par exemple la reproduction exacte de ceux que l'on voit dans les deux premiers opus des Dents de la mer.





Mon avis



Si vous êtes une personne peu portée sur le visionnage de série, Stranger Things ne vous dira peut-être rien. Par contre, pour les autres, vous avez dû entendre parler au moins une fois de ce phénomène de l'année 2016. Car, Stranger Things, c'est quoi ? Une série fantastique, bourrée de références aux années 80, avec un casting pour le moins dément (genre Winona Ryder mais surtout une bande de jeunes acteurs bourrés de talents et pas chiants comme beaucoup d'enfants dans les films et séries !), des monstres, des disparitions, et des complots. Si ça, ça ne me faisait pas craquer, c'est qu'un alien avait pris ma place. Appelez les MIB !
Début des années 80, dans une petite ville des États-Unis. Will Byers, un garçon de 12 ans, disparaît sans laisser de trace. Trois groupes vont se former séparément pour tenter de le retrouver : sa mère Joyce, ses trois amis, mais aussi Jim Hopper le chef de la police. Parallèlement, la ville va être l'objet de plusieurs phénomènes surnaturels et de meurtres, auxquels le département de l'Énergie ne semble pas étranger... Une petite fille, Eleven, du même âge que Mike, Dustin et Lucas, les amis de Will, va se retrouver seule, en fuite. C'est ainsi qu'elle va faire la connaissance des garçons et tenter de les aider à retrouver leur ami disparu. Surtout qu'elle semble en savoir énormément sur les événements qui secouent la ville, sur cette disparition, et possède semble-t-il des capacités hors du commun...


Stranger Things ne compte que 8 petits épisodes, que j'ai dévoré en un rien de temps. Cette première saison se révèle pour le moins addictive, intéressante, et bourrée de qualités ! Déjà pour cette ambiance et cet hommage aux années 80 : ça à un côté à la fois un peu kitch, mais aussi très émouvant avec ces innombrables références. Une atmosphère à laquelle on ne peut qu'être sensible ! Mais au-delà de ça, Stranger Things se place comme une très bonne première saison, avec une histoire solide et des personnages intéressants. Le démarrage est assez lent, les trois premiers épisodes sont là pour planter l'intrigue et présenter les différentes personnalités. Cela permet d'avoir les bases de l'univers, qui se fait de plus en plus complexe au fur et à mesure que l'histoire avance.

Du côté des personnages, on a d'abord plusieurs petits groupes isolées : les trois amis de Will, cherchant leur ami disparu : Joyce et son fils Jonathan, considérés comme des marginaux ; le chef Hopper et sa volonté d'aller jusqu'au bout de l'enquête... Il y a également Nancy, la grande sœur de Mike qui va faire équipe avec Jonathan ; et bien sûr Eleven, cette mystérieuse petite fille. Si au départ je râlais qu'aucun d'entre eux ne prennent la peine de se concerter ou d'essayer d'avancer ensemble, cela permet d'avoir différents points de vue sur la disparition de Mike et surtout différentes avancées dans cette affaire. Et surtout, une fois qu'ils se sont tous mis à avancer ensemble, ça envoyait vraiment du lourd ! L'intrigue va véritablement décoller une fois qu'ils seront tous lancés à travailler ensemble.
Même si c'est en partie grâce à Winona Ryder que je me suis intéressée à Stranger Things, c'est rapidement les enfants qui vont démontrer tout leur talent. Trop souvent, que ce soit dans les films ou les séries, les personnages enfantins ou adolescents sont des têtes à claque que je ne supporte absolument pas. Mais ici, il n'y a aucune fausse note ! Que ce soit dans le trio d'amis, dans le personnage d'Eleven, ou même dans les grand frère et grande sœur. Encore que Nancy soit parfois un peu agaçante, même si ça s'estompe vite. Tout à la fois drôle, touchant, matures, ces jeunes acteurs sont vraiment la révélation de la série !
Le côté fantastique de l'histoire est très bien amené, et surtout s'intègre parfaitement avec la vie telle qu'on la connaît. Encore très mystérieux, The Upside Down est à la fois fascinant et terrifiant, et j'espère qu'on aura davantage l'occasion de l'explorer dans la prochaine saison ! Une saison 2 qui arrive d'ailleurs le 31 octobre 2017, j'ai grand hâte.
Donc Stranger Things, s'avère être une première saison très bien faite, addictive, je serais donc au rendez-vous pour la suite !

12/05/2017

Top Five SériesAddict ≠30

Top Five SeriesAddict
Les raisons de votre addiction aux séries

Ah, les séries... Un monde souvent très développés qui nous permet de nous plonger dans des intrigues à foison et des psychologies développées.




- La durée
Aujourd'hui, chez moi, j'ai de plus en plus de mal à m'asseoir devant un film. Il faut avoir du temps à se dégager pour se poser devant un film de 2h. Par contre, une série – même si une saison dure plus longtemps qu'un film – se découpe en épisode de 20 à 50 min. Une durée plus maîtrisable ! Pour ma part, je me lance souvent un épisode le soir devant mon repas, ce qui me permet d'enchaîner ensuite avec d'autres activités.







- L'implication
Même si un seul épisode dure moins longtemps qu'un film, par contre rien qu'une saison d'une série dure facilement entre 4 et 8h. Et il n'y a rien de mieux pour développer une intrigue, prendre le temps de bâtir une psychologie des personnages, soigner les décors... Toutes sortes de choses moins facile à faire en 2h de films !



- Longue haleine
Et souvent, une série ne se limite pas à une seule saison. C'est un travail de longue haleine ! Même si il y a beaucoup de mini-série (souvent très bien fouillés et construite, à l'instar de Flesh and Bones) ou même des séries qui s'arrêtent faute d'audience après une ou deux saisons (ramenez-moi Galavant !!), il y a énormément de séries qui durent. Par exemple, il faut avoir du temps pour rattraper 10 saisons d'une seule série, alors imaginez pour tout un catalogue ! Dans les séries les plus « longues » que je regarde actuellement, je peux notamment citer Doctor Who (10 saisons), Supernatural (12 saisons), Criminal Minds (12 saisons) ou NCIS (14 saisons). Je n'ose même pas faire le calcul d'heures... On a le temps, en 12 saisons, de s'attacher aux personnages !




- Les sérievores
Une série vient avec son public. Rien de mieux que de parler du dernier épisode que l'on a vu avec d'autres personnes qui l'ont vu : partage d'opinion (différent ou semblable), de questionnements, etc. Mais aussi, le meilleur, c'est lorsqu'une série en particulier à son fandom. Par exemple, pour Doctor Who, même si elle gagnerait à être plus connue en France, il y a énormément de fans, avec lesquels on peut facilement discuter, que ce soit en ligne ou dans la vie réelle. Rien de mieux que de me promener avec l'écharpe du 4ème Docteur et voir qui va réagir !







- Les sentiments
Comme dit plus haut, dans une série de 8h, on a davantage la possibilité de s'attacher aux personnages, de développer de plus fortes émotions vis-à-vis de l'intrigue... Lorsqu'un personnage meurt, lorsqu'il y a un rebondissement imprévu, cela va rapidement se faire entendre et se propager ! Comme dans le cas de Game of Thrones, où tout Internet est vite mis au courant de chaque détails et histoires. Donc, merci aux séries de nous plonger dans un monde merveilleux !




11/05/2017

Mindjack, Tome 1, de Susan Kaye Quinn

Mindjack, Tome 1
Esprits libres

Susan Kaye Quinn









Quand tout un chacun peut lire dans l'esprit des autres, il devient dangereux de garder un secret.
A seize ans, Kira Moore n'est qu'une Zéro, quelqu'un qui ne peut lire dans les pensées des autres, et dont les autres ne peuvent pas lire les pensées non plus. Les gens comme elle sont des parias à qui on ne peut faire confiance, ce qui ne lui laisse aucune chance d'avenir...
Les mensonges ne font que se resserrer autour d'elle, l'entraînant au plus profond du monde caché des mindjackers, où prendre le contrôle des gens qu'elle aime n'est que le début de la longue liste des choix mortels qui l'attendent.




Merci à MxM Bookmark !
Dans un monde où la norme est d'être télépathe, ne pas avoir cette faculté vous met au ban de la société. Ainsi, Kira Moore est une adolescente de 16 ans, et sa vie au lycée n'est pas rose, loin de là. Ce n'est déjà pas une époque facile, alors quand on est rejeté, brimé, et incapable de s'intégrer, c'est d'autant plus dur.
Et sa vie devient encore plus étrange le jour où elle découvre qu'elle peut mindjacker l'esprit des autres... Leur faire croire qu'elle est devenue télépathe, leur faire faire ce qu'elle veut, les possibilités sont infinies. Au fur et à mesure, non seulement Kira s'aperçoit qu'elle n'a pas la seule à avoir cette capacité, mais que le gouvernement serait très intéressée d'étudier davantage ce phénomène.
Esprits libres m'intéressait grandement, surtout pour cette histoire de pouvoirs psychiques. Un thème qui ne peux que me plaire ! Je partais donc avec du positif. Surtout que Susan Kaye Quinn prend soin de bien planter le décor dès le début : la télépathie est parfaitement intégrée à l'histoire notamment dans les descriptions des interactions entre les personnes, l'aspect historique est cohérent surtout avec ce qui est arrivé aux premiers télépathes, et surtout Susan Kaye Quinn décrit très bien le sentiment d'exclusion et le rejet dont est victime Kira. Par contre, j'ai eu un peu de mal à adhérer aux personnages tout de suite, et spécialement à Kira. Ce qui est dommage, car c'est quand même le personnage principal ! On sympathise avec elle, sur sa vie pas facile, sur son exclusion... Mais je n'ai pas été touchée plus que ça. Il m'a fallu une centaine de pages pour m'intéresser réellement à elle, je la trouvais très naïve au départ (en même temps, je ne suis pas sûre de réagir mieux qu'elle dans sa situation), mais elle devient de plus en plus courageuse au fil des événements. Par contre, je n'ai apprécié du tout Simon, que j'ai trouvé faux-jeton dès le départ. J'avoue qu'il ne me manquera pas ! Par contre, j'ai bien aimé le meilleur ami, Raf, malgré le petit triangle amoureux dans lequel il se retrouve. Un personnage que j'aurais voulu voir plus développer.
Esprits libres n'est pas un mauvais livre, loin de là, mais il a quelques défauts inhérent à son statut de premier tome. Le rythme n'est pas toujours très bien soutenu, certains personnages pas assez développés, et certaines réactions et comportements de Kira m'ont souvent fait lever les yeux au ciel. Mais, malgré tout, j'ai passé un bon moment avec ce premier tome de Mindjack.
Le gros point positif est l'univers et la présentation faire par Susan Kaye Quinn : cette division entre les télépathes et les zéros, auquel s'ajoute ce groupe caché des Mindjack, aux intentions plus troubles et plus secrètes. Mais également le fait de trouver des « camps », lieux horribles, et l'implication du gouvernement, qui donne une bonne dose de peur et de stress. Le rythme est souvent inégal, les transitions entre les moments de réflexion et les moments d'actions ne sont pas toujours bien dosés mais on se retrouve captivé malgré tout.
Esprits Libres est donc un premier tome avec des défauts, mais également pas mal de bonnes promesses : je lirais donc la suite de Mindjack avec curiosité !


Chronique en + : l'avis de Oscar Lecteur !

09/05/2017

La voleuse de robes, de Nathalie Meg Evans

La voleuse de robes - Nathalie Meg Evans



Nil
09 Février 2017
22 €





Chanel, Hermès, Schiaparelli... Leurs créations enchantent Alix, qui rêve d'intégrer le monde élitiste de la haute couture. Quand son ami Paul lui trouve une place de couturière chez Javier, elle est donc heureuse de faire le grand saut. Sauf que la générosité de Paul n'est pas gratuite. Le prix à payer pour Alix ? Copier les originaux du célèbre styliste pour les revendre sur le marché noir américain...
La Voleuse de robes nous entraîne dans le cercle très fermé de la haute couture parisienne, entre mousseline et satin de soie, coups de foudre et escroqueries... Des défilés les plus glamour aux cabarets les plus infâmes, Natalie Meg Evans nous transporte dans le meilleur et le pire des années 1930.



Merci à Nil !
Alix Gower est une jeune Américaine qui a suivi sa grand-mère jusqu'à Paris. Son plus grand rêve serait d'intégrer le monde de la haute couture. Mais son arrivée à Paris ne sera pas tout à fait conforme à ses rêves. Le premier travail qu'elle trouve est en tant que standardiste téléphonique. De fil en aiguille, elle se retrouve à aider un reporter de guerre et passe son appel en priorité, enfreignant quelques règles au passage. Se faisant renvoyée, elle croit rêver lorsque son ami Paul lui propose de tirer quelques ficelles pour qu'elle soit acceptée en tant que couturière chez Javier, une grande maison de création. Mais cette générosité de Paul et de son contact n'est pas gratuite : en échange de ce travail, Alix va devoir copier les modèles pour pouvoir les revendre ensuite au marché noir...
Avec La voleuse de robes, Nathalie Meg Evans nous propose un livre dense et très bien construit. Nous nous promenons à la fois dans le milieu de la mode, où la jalousie et la guerre font rage, mais aussi dans le passé trouble et tenue secret de la famille d'Alix et dont la grand-mère refuse de parler. Au-dessus de tout ça plane la menace de la guerre civile en Espagne mais aussi le spectre de la guerre de 40...
Le monde de la mode n'est pas un milieu que je connais bien ou qui m'intéresse particulièrement. Cependant, dès les premières pages de La voleuse de robes, je dois avouer que j'ai été embarquée ! Nathalie Meg Evans jongle avec brio entre les différents éléments de son histoire, sans que cela soit lourd ou ennuyeux. La plongée dans le monde de la couture est à la fois intéressant et bien décrit, avec quelques termes techniques et des descriptions nécessaires mais sans être alourdissant pour l'intrigue. Les secrets de famille tiennent également une place importante : la grand-mère d'Alix est plus que réticente à parler des parents décédés de la jeune fille, les deux hommes qui semblent en savoir davantage – un comte et un peintre – semblent également tenus au secret. Peu à peu, Alix va se plonger dans l'histoire familiale, au risque de voir tout son monde chambouler. Il y a la présence de Verrian, un journaliste et reporter de guerre, qui va apporter une dose de souffre et de romantisme.
La voleuse de robes est à la fois un roman historique, un roman d'amour et une histoire sur la beauté et les vêtements. Si vous aimez ces sujets, La voleuse de robes devrait vous plaire !

07/05/2017

Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 6, de Franck Thilliez

Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 6
Sharko



Franck Thilliez










"Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier. À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux."
Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime.
Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir.




Merci à Fleuve !
On ne présente plus Franck Thilliez, un des maîtres du policier. Fidèle à sa réputation, il commence Sharko par un prologue choc : le « spectacle » d'un plongeur se faisant mettre en pièce par des requins à l'aquarium d'Océanopolis. On est mit dans le bain – si j'ose dire – dès le début ! On se doute que ce prologue aura une explication, mais vous allez devoir lire cette nouvelle histoire pour le découvrir...
L'intrigue de Sharko est à la fois simple et terrible : jusqu'où peut aller un flic pour protéger sa famille ? La vie de Lucie et Sharko se poursuit tranquillement, entre les enquêtes au 36 et la vie familiale avec Adrien et Jules, leurs jumeaux. Mais un jour Lucie est appelée par sa tante Régine, au sujet d'une vielle enquête menée par son défunt mari Anatole. Malgré l'enquête de la police, il était convaincu que le suspect, Julien Ramirez, avait bien enlevé une jeune fille, et la retenait captive. Sur l'insistance de sa tante, Lucie accepte de prendre cette affaire de manière officieuse, sans en parler à ses collègues ni même à Franck. Seulement, elle se retrouve à tuer un suspect. Elle prévient alors Franck, qui prend la décision de ne rien dire, de maquiller la scène de crime, pour ensuite la récupérer le lendemain de manière officielle, de manière à diriger l'enquête et que personne ne les soupçonnent. Une enquête, un acte, qui va profondément affecter Lucie, sa relation avec ses collègues, mais également Franck, par ricochet, qui voit sa vie basculer.
J'attendais Sharko avec impatience, Franck Thilliez ayant la bonne idée d'écrire des one-shot entre deux enquêtes de nos flics préférés, afin de garder l'intérêt et l'impatience intacte. Et cette torture marche très bien, je dois dire ! Du moins pour moi, car j'ai beau savourer tout les écrits de cet écrit, je me demande à chaque fois ce qu'il va inventer comme actes sadiques pour mettre à mal ses personnages et ses lecteurs. Sérieusement, Lucie et Franck n'ont pas mérité un peu de repos et une vie heureuse avec leurs fils ? Non, il faut rajouter à chaque fois du drame, des larmes et du sang ! Avec Sharko, non seulement Lucie a tué un homme hors de son travail – même si cet homme semblait avoir beaucoup de choses à se reprocher – mais elle doit surtout vivre avec les remords de cet acte et participer à l'enquête qui vise à l'arrêter. Cette enquête devait être la plus simple possible : récupérer ou mal guider les évidences afin d'éloigner les soupçons de Lucie, tenter de faire la lumière sur l'homme qu'elle a tué, tenter de déterminer s'il était coupable des choses accusés par l'oncle de Lucie... Malgré tout le bagage de Franck et Lucie, leurs connaissances du rouage de la police et des méthodes d'investigations, ils sont perpétuellement sur le fil du rasoir, à craindre le moindre faux pas...
En menant cette enquête, des secrets sont révélés au grand jour, spécialement ceux que Julien Ramirez tentait de cacher. Cela entraîne nos enquêteurs dans une macabre série de meurtres à caractère rituel, et qui n'était pas l'œuvre d'une unique personne... Que cherchent-ils ? Quel est leur but ? Lucie, Sharko et leurs collègues vont devoir démêler une pelote de laine beaucoup plus grosse que ce qu'ils s'y attendaient.
Franck Thilliez mène, comme d'habitude, une enquête passionnante. Et qui a une saveur plus particulière : avec cet acte de Lucie, il pousse jusqu'au bout les questionnements qui agitent ces deux personnages. Est-il possible de vivre une vie « normale », lorsqu'on est flic ? Car, on n'arrête pas d'être un flic du jour au lendemain, sous prétexte qu'on est à la retraire ou qu'on a finit sa journée. Est-il possible de concilier la vie de tout les jours avec les horreurs et les enquêtes prenantes ? Sharko s'interroge sur l'équilibre de la vie, la frontière entre la mort et la vie, la « normalité » contre les comportements « déviants ». La liberté est de faire ce que l'on veut, mais pas au détriment des personnes qui nous entourent. Et c'est cette nuance que les criminels ne possède pas : il n'est pas permis, malgré son envie, de tuer quelqu'un juste par plaisir. Ce qui pousse Lucie à s'interroger sur elle-même : qu'est-ce qui la différencie des criminels ? Une question très lourde, qui va la changer profondément.
En bref, Sharko s'avère être une lecture captivante du début à la fin, j'attends de voir ce que Franck Thilliez va inventer ensuite !





Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 1 : Le Syndrome E
Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 2 : Gataca
Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 3 : Atomka
Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 4 : Angor
Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 5 : Pandemia
Franck Sharko & Lucie Hennebelle, Tome 6 : Sharko