18/01/2017

La huitième vie, de Nino Haratischwili

La huitième vie - Nino Haratischwili 


20 Janvier 2017
Piranha
26.50 €







Puissante saga romanesque qui traverse le XXe siècle, La Huitième Vie retrace l'histoire d'une famille géorgienne au destin extraordinaire.
De Londres à Berlin, de Vienne à Tbilissi, de Saint-Pétersbourg à Moscou, le destin romanesque et parfois tragique des membres de cette famille géorgienne s'enchevêtre étroitement à l'histoire du sombre XXe siècle.





Merci à Piranha !
La Huitième Vie nous envoie en Géorgie, dans les 1917. Stasia est la fille d'un chocolatier de talent et qui rêve d'une carrière de danseuse étoile à Paris. Mais lorsqu'elle tombe amoureuse de Simon Iachi, premier-lieutenant de la Garde blanche, la révolution les pousse peu de temps après à se marier. Ce mariage les entraine sur une voie différente, bouleversant complètement leur vie. Nous faisons ensuite un passage en 2006, en Allemagne, où Niza, l'arrière-petite-fille de Stasia, s'est installée. Lorsque Brilka, sa nièce de douze ans, s'enfuit de chez elle, c'est à Niza d'aller la récupérer. C'est l'occasion pour Niza d'écrire un livre sur l'histoire de la famille Iachi, sur six générations.
Je ne connaissais pas du tout Nino Haratischwili avant de commencer La huitième vie, mais maintenant je vais m'y intéresser de très près ! Et Piranha est également une maison d'édition que je vais suivre : seulement deux livres lus pour l'instant chez eux, et deux coups de cœur ! Mais je savais que je partais bien avec La huitième vie, car il y a tout ce que j'aime dans le résumé : une histoire qui court sur plusieurs générations, dans différents pays et villes, des drames mais aussi de la joie, des rivalités, de la survie, de l'amour, de la rage... Le tout dans une époque difficile, parsemée de guerre, d'un contexte politique très difficile, et où les relations sont souvent ambiguës !
Avec d'abord Christine et Stasia, les deux sœurs si différentes, nous commençons l'histoire de la famille Iachi, nous passons ensuite à Kostia et Kitty, puis à Daria et Niza, et finir l'histoire avec Niza et Brilka... Il est difficile de parler clairement de La huitième vie, tant ce livre est dense, bourré de faits, de détails et de personnages. C'est une œuvre très souvent tragique que nous offre Nino Haratischwili, parsemée de luttes et de coups durs. Même si parfois nous tombons, et que nous avons du mal à nous relever, que la famille nous abandonne, beaucoup trouvent la force de continuer et de se relever, malgré tout. Car la vie n'est jamais facile, il faut souvent batailler... Et on peut dire que les femmes ont la vie dure ! Mais, malgré tout, La huitième vie nous fait voir qu'il y a de l'espoir et que nous ne devons jamais abandonner.
Un livre que je ne peux que recommander, La huitième vie est à lire absolument !





- Ce qui est vieux redevient neuf, c'est-à-dire autre, jamais tout à 
fait comme avant – et d'ailleurs, ce n'est pas le but recherché. 
C'est mieux et plus intéressant quand les choses se transforment.




Le plus tragique dans l'exil, l'exil physique comme l'exil mental, c'est peut-être
ce besoin irrépressible de passer sa vie en revue sans aucune possibilité de
l'embellir, de devoir s'accepter tel qu'on est. Celle que l'on a été dans le passé
ne compte pas plus que l'idée de celle que l'on serait peut-être dans le futur.

16/01/2017

Il y a un robot dans le jardin, de Deborah Install

Il y a un robot dans le jardin - Deborah Install


12 Janvier 2017
Super 8
18 €






Dans un monde où acquérir un androïde fonctionnel est devenu tout à fait possible, Ben est peut-être en train de laisser passer le train de sa vie. Vivant sur l'héritage de ses parents, il regarde, impuissant, sa femme avocate s'éloigner de lui. Loser ?
Mais, un matin, Ben trouve un robot dans son jardin. Un adorable petit machin de ferraille qui, assis dans l'herbe, contemplant des chevaux, éprouve toutes les peines du monde à expliquer ce qu'il fabrique ici. « Débarrasse-nous de ce truc ! » exige sa femme en substance.
Contre toute attente, Ben s'embarque alors avec Tang dans une quête à travers tout le pays afin de ramener le robot à son propriétaire.




Merci à Super 8 !
Ben vit de manière apathique, se laissant porter par la vie... Il n'a pas de travail étant donné qu'il vit sur l'héritage de ses parents. Amy, sa femme, est une brillante avocate qui s'accorde avec de plus en plus de mal sur le fait que son mari ne veuille pas d'enfant et soit aussi mou. Alors, lorsqu'un jour un robot débarque dans leur jardin, elle souhaite que son mari s'en débarrasse. Mais pour une raison qu'il ne comprend pas très bien, Ben n'en fait rien. Amy va partir, demander le divorce... Ce qui va causer – en plus de l'arrivée de ce robot nommé Tang – l'étincelle nécessaire à Ben pour se remuer. Il décide de partir avec Tang à la recherche de son propriétaire, traversant la moitié du monde et trouvant bien plus que ce qu'il pensait au départ.
Décidément, je ne suis encore jamais déçue avec les éditions Super 8 ! Il y a un robot dans le jardin se révèle être un roman qui se lit en un clin d'œil, très agréablement et avec beaucoup de plaisir ! Si, au début, Ben n'inspire pas la sympathie avec son côté détaché de tout et un peu looser, il se révèle au fur et à mesure plus intéressant, plus profond et plus nuancé. Idem, Amy n'était pas non plus très agréable au départ mais lorsqu'on apprend à la connaitre, c'est une femme forte avec ses failles bien cachées que l'on apprend à découvrir. Mais, évidemment, la vraie révélation de Il y a un robot dans le jardin est bien évidemment le robot ! Tang a sa propre personnalité, un vrai cœur sous cette carapace de métal, et une volonté bien arrêtée. Si la relation est au début très houleuse entre Ben et Tang, ils vont finir par s'apprivoiser mutuellement, se faire confiance et ne pas avoir envie de se quitter.
Il y a un robot dans le jardin est vraiment une très belle histoire, une histoire d'amitié essentiellement, mais aussi de relations que ce soit avec ses amis, sa femme ou sa famille, de reconstruction de soi, de quête initiatique... Un livre plein de douceurs et de bons sentiments !
Deborah Install signe un excellent roman, que je ne peux que conseiller.

14/01/2017

Nimrod Russel, Tome 2, de Alexis Aubenque

Nimrod Russel, Tome 2
Aurore de sang


Alexis Aubenque




Même en Alaska, vous ne pourrez échapper aux démons du passé.
En cette fin d'été, les aurores boréales du siècle ont commencé à apparaître dans le ciel de White Forest. À deux jours du pic lumineux, et alors qu'il s'apprête à réintégrer la police, Nimrod Russell voit revenir dans sa vie Judith Gibbons, une ex-petite amie. Le mari et le fils de cette dernière ont disparu sans laisser de traces...
Dans le même temps, le corps d'un homme est retrouvé à moitié dévoré par les bêtes en pleine forêt, non loin du chalet d'un milliardaire philanthrope. La lieutenante Tracy Bradshaw est chargée de l'enquête avec Nimrod. Elle va bientôt réaliser que l'enfer n'est pas qu'un mythe biblique...



Merci à Robert Laffont !
Après les événements survenus dans Tout le monde te haïra, je ne pouvais pas manquer me précipiter sur Aurore de sang.
Nimrod Russell voit ses jours de détective privé prendre fin : il va bientôt réintégrer la police et retrouver son ancien travail. Mais évidemment, il fallait apporter un peu de turbulence dans une vie qui redevenait tranquille. Son ancienne petite-amie, Judith Gibbons, vient le trouver et lui demande de l'aider à retrouver son fils. Enlèvement par son père ? Par la secte auquel il appartenait ? Nimrod va vite réaliser que cette enquête ne sera pas facile, et a des ramifications très étendues... De son côté, son équipière Tracy doit faire face également à une enquête très prenante : le corps d'un homme est retrouvé à moitié dévoré dans la nature, à proximité du chalet d'un milliardaire.
Donc, deux enquêtes, au milieu d'un climat tendu. Car la petite ville est devenue le lieu phare des touristes et des militants écolos. En effet, de spectaculaires aurores boréales vont avoir lieu, ce qui attire évidemment un bon nombre de curieux. Grâce à eux, les commerces vont bon train, l'économie explose... Ce qui n'est pas au goût des écologistes, qui dénoncent les dégâts sur la nature et l'environnement à cause de la surpopulation. La petite station est le lieu de plusieurs événements mouvementés, qui vont bien évidemment se télescoper !
Ayant apprécié Tout le monde te haïra, j'étais très curieuse de retrouver Nimrod Russell, Tracy et les paysages de l'Alaska. Surtout que les événements et les enquêtes de Aurore de sang vont encore plus loin ! Je l'ai dévoré du début à la fin, sans temps mort. Le fait de revoir une ancienne petite-amie avec laquelle il a vécu de nombreuses années va profondément remuer Nimrod, ne va pas l'aider avec sa relation amoureuse actuelle, et doit en plus faire le ménage dans l'histoire de Judith. L'enquête de Tracy n'est absolument pas délaissée, et va beaucoup plus loin que ce que je le pensais au départ. L'arrivée du FBI pour « aider » va en plus jeter de l'huile sur le feu, tout comme la volonté du père de Nimrod de se mêler de l'enquête de son fils.
Aurore de sang est encore plus intense que le premier tome, et au vu des derniers chapitres, je n'attends qu'une chose, c'est la suite !
Encore une excellente lecture chez La Bête Noire.






Nimrod Russel, Tome 1 : Tout le monde te haïra
Nimrod Russel, Tome 2 : Aurore de sang






Challenge 50 romans en 2016

12/01/2017

The Path – Saison 1 (Hulu)

Fiche technique

Titre original : The Path
Genre : Drame
Création : Jessica Goldberg
Pays d'origine : États-Unis
Chaîne d'origine : Hulu
Nb. de saison : 1
Nb. d'épisodes : 10
Durée : 52 minutes
Diff. originale : 30 mars 2016 – en production
Officiellement renouvelée pour une saison 2




Synopsis

Au sein d'un mouvement sectaire appelé le Meyerisme, les adeptes tentent de s'élever spirituellement... et se perdent parfois entre les dilemmes moraux, la quête de pouvoir ou encore en mettant leur foi à l'épreuve.
A la suite d'une retraite, Eddie Lane, assailli par les doutes, décide qu'il est temps pour lui de partir, quitte à faire voler son mariage en éclats. Très vite, il se rend compte que cela lui est impossible sans mettre sa vie en danger...




Distribution

Aaron Paul : Eddie Lane
Michelle Monaghan : Sarah Lane
Emma Greenwell : Mary Cox
Rockmond Dunbar : Détective Abe Gaines
Kyle Allen : Hawk Lane
Amy Forsyth : Ashley Fields
Sarah Jones : Alison
Hugh Dancy : Cal Roberts
Paul James : Sean Egan
Minka Kelly : Miranda Frank
Stephanie Hsu : Joy
Whitney Crowder : Betsy
Kathleen Turner : Brenda Roberts
Max Ehrich : Freddie Ridge




Épisodes

Première saison (2016)
1- titre français inconnu (What the Fire Throws)
2- titre français inconnu (The Era of The Ladder)
3- titre français inconnu (A Homecoming)
4- titre français inconnu (The Future)
5- titre français inconnu (The Hole)
6- titre français inconnu (Breaking and Entering)
7- titre français inconnu (Refugees)
8- titre français inconnu (The Shore)
9- titre français inconnu (A Room with a View)
10- titre français inconnu (The Miracle)




Mon avis

En lisant le résumé de la série et en voyant les premières images, j'avais été curieuse de voir ce que The Path pouvait donner.
Le Meyerisme est un mouvement sectaire, où il y a évidemment certaines règles, certaines façons de penser et de procéder... Suite à une retraite spirituelle, Eddie Lane se retrouve rongé par le doute, par l'idée qu'il n'appartient plus aux croyances de cette secte. Mais voilà, il se retrouve tiraillé entre sa perte de croyance et son envie de partir avec la peur de perdre sa femme et ses enfants, qui appartiennent également à ce mouvement. Eddie va se retrouver à devoir mentir et à tout faire pour que personne ne sache ce qu'il ressent. Une situation d'autant plus dure que sa femme est engagée profondément dans ce culte et refuse d'émettre la moindre critique ; mais également lorsque son fils Hawk semble s'éloigner de ce mode de vie... Cruel dilemme !



Si j'ai commencé à regarder The Path, c'est principalement à cause de son sujet, mais surtout à cause de la présence d'Hugh Dancy, qui campe le personnage de Cal Roberts, le dirigeant d'une des enseignes du Meyerisme. Hugh Dancy que vous avez pu connaître grâce à La chute du faucon noir, Lettre ouverte à Jane Austen ou surtout grâce à son rôle de Will Graham dans Hannibal. Personnellement un acteur que j'apprécie ! Mais certains fans de Breaking Bad pourront reconnaître Aaron Paul dans le rôle de Eddie Cleary. Un acteur que je ne connaissais que de nom pour ma part... Hugh Dancy campe un leader glaçant, charismatique (décidément, cet acteur peut jouer des personnages à la fois flippant et touchant !), on ne peut s'empêcher de se poser des questions sur lui et d'avoir envie de le suivre, ce qui prouve bien sa dangerosité... Du côté d'Aaron Paul, je suis un peu plus mitigée, j'ai eu du mal à me connecter à l'acteur et à son personnage. J'ai eu bien souvent envie de le secouer ! Par contre, mention spéciale aussi à Michelle Monaghan, qui joue Sarah Lane : elle nous offre un personnage impliqué à 100% dans la secte, sans jamais avoir de doute, et qui n'accepte aucune déviance au comportement attendu. Est-t-elle capable de changer et de voir au-delà ?

Donc, à part l'intrigue et les acteurs, que dire de The Path ? Je pense que si vous aimez les séries à la The Leftovers, vous devriez normalement aimer celle-ci ! Je préfère vous prévenir que l'intrigue est assez longue à se mettre en place, il n'y a pas 36 rebondissements à la minute... Mais toute la force de The Path est de mettre en place une psychologie assez fouillés des personnages, un univers cohérent, et surtout de nous faire plonger dans le mode de vie et de fonctionnement d'une secte. On peut constater que l'entrée dans une secte se fait peu à peu, on se retrouve pris dans les filets avant que l'on s'en rende compte et la fuite est très difficile à réaliser. Comment s'échapper d'un mode de vie que l'on a connu toute sa vie, pour les enfants nés dans une secte ? Comment acquérir un esprit critique ? Et pour les adultes qui ont rejoint un mouvement, comment partir alors que le reste de sa famille accepte toujours ces croyances ? The Path aborde avec finesse une multitude de sujets, mais la vie dans une secte en est le principal, et le mieux traité. 

Le Meyerisme est présenté par les chefs et gourous comme une grande famille, où chacun avance vers la vie meilleure présentée dans l'au-delà, sous couvert évidemment d'accepter les règles et de les suivre. Car ceux qui ne sont pas du Meyerisme ne méritent pas d'être sauvés. Et le danger de ce culte est sa faculté à se répandre de plus en plus, la preuve étant que des communautés Meyerisme existent au quatre coins du globe et font de plus en plus d'adeptes...
The Path a été renouvelée pour une saison 2, qui doit commencer le 25 janvier 2017. Cette série ne se classe pas parmi mes préférées de 2016, mais les thèmes abordés sont intéressants, la plupart des acteurs sont très bons, donc je dois dire que je suis curieuse de voir comment ils vont se débrouiller pour la suite !

10/01/2017

Tearling, Tome 1, de Erika Johansen

Tearling, Tome 1
La Reine du Tearling

Erika Johansen









Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l'escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s'est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu'elle découvre vont la pousser à commettre un acte d'une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d'embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende... ou la détruira.
Erika Johansen nous entraîne dans une épopée flamboyante où une jeune princesse insoumise devra lutter pour monter sur le trône.



Merci à JC Lattès !
Kelsea Raleigh est la fille de Elyssa, Reine du Tearling. La jeune fille a grandi en exil, loin de la cour et du Donjon royal où son oncle – en tant que Régent – a pris le pouvoir depuis la mort de la reine Elyssa. Un pouvoir qu'il entend bien garder ! Kelsea a été élevée par deux parents adoptifs, qui lui ont appris un certain nombre de savoirs, tout en laissant fâcheusement ignorante de son passé ou de l'histoire de son pays. Alors, à ses 19 ans, lorsque la Garde de la Reine arrive pour l'emmener au Palais où elle devra devenir reine, Kelsea doute énormément d'elle-même. A-t-elle les épaules, les connaissances et l'astuce nécessaire pour devenir souveraine et ne pas commettre les mêmes erreurs que sa mère ?
En arrivant dans son Donjon, Kelsea découvre des atrocités sans nom. Ce qui la pousser notamment à rompre un traité avec une Reine Rouge qu'on dit sorcière, à bousculer l'ordre établi et à tout changer. Elle est courageuse, forte, mais ce ne sera peut-être pas suffisant pour survivre à ce long périple semé de dangers... Il faudra qu'elle fasse confiance à certaines personnes, et surtout lutter jusqu'au bout.
Lorsque j'ai commencé La Reine du Tearling, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Et puis, au fil des pages, je me suis laissée de plus en plus emportée, j'ai été conquise ! La première moitié du roman nous présente l'univers, les personnages... Mais la seconde partie est plus dynamique, avec plus d'actions. Malgré tout, il n'y a pas de décalages, toute l'histoire est prenante et sans aucun temps mort ! Du côté des personnages, je me suis rapidement attachée à Kelsea : elle est décrite physiquement banale, avec quelques kilos en trop, et surtout qui n'est jamais véritablement prise au sérieux, du moins au début, que ce soit ses parents adoptifs ou sa Garde lorsqu'ils la rencontrent. Mais cela va changer, la jeune fille montrant qu'elle cache énormément de volonté, et qui ne cesse de s'affirmer au fil du temps. Il faut que Kelsea se fasse sa place, apprenne à diriger et gagne le respect et l'affection de son peuple. Pour ce qui est des personnages secondaires, j'ai particulièrement appréciée les hommes qui composent la Garde de la Reine. Ils sont tous différents, avec un passé bien défini que l'on apprend à connaitre, diverses compétences. Le chef de la Garde devient rapidement le bras droit de la reine, et ses conseils sont toujours utiles. Sinon, il y a un personnage très mystérieux, très ambigu, que j'ai pris plaisir à rencontrer : c'est le Fetch, roi des voleurs, un homme certes dangereux et qui a fait sans doute des choses répréhensibles, mais qui reste un homme d'honneur et avec un code de conduite. J'avoue avoir hâte de le retrouver !
Erika Johansen décrit un univers et une histoire vraiment intéressante, un mélange entre univers médiéval et univers plus actuel, le fond est vraiment détaillé même si j'aurais voulu en savoir encore plus ! L'aspect fantastique n'est pas très présent, il se distille avec parcimonie tout au long du roman, il y a un petit côté dystopie savoureux et beaucoup d'aventures. La Reine du Tearling est donc un mélange efficace des genres, et j'en redemande ! La suite serait déjà écrite et prévue pour courant 2017, j'ai hâte.
La Reine du Tearling est donc une histoire très sympathique, avec une écriture accrocheuse et des personnages passionnants !




Chronique en + : l'avis de Lune et Plume !






Challenge 50 romans en 2016