29/04/2015

Don Tillman, Tome 1, de Graeme Simsion

Don Tillman, Tome 1
Le théorème du homard

Graeme Simsion



Peut-on trouver une épouse sur mesure ?
Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son « Projet Épouse », Don met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d'éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences.
Et celles-ci sont nombreuses car pour Don, la femme idéale NE DOIT PAS :
1. Fumer et boire.
2. Être végétarienne et aimer la glace à l'abricot.
3. Se lever après 6 heures.
Mais elle DOIT :
1. Faire du sport.
2. Être ponctuelle.
3. Accepter le Système de Repas Normalisé qui prévoit du homard au dîner le mardi.



Je ne connaissais pas du tout Graeme Simsion avant d'apercevoir un jour Le théorème du homard dans les librairies. Je n'ai pas saisi l'occasion de le lire tout de suite, mais je me suis rattrapée quelques temps plus tard !
Don Tillman est un génie des sciences, mais pour le reste son Asperger lui complique sérieusement la vie en société. Se considérant inapte à faire de nouvelles relations et à avoir une vie amoureuse, il décide de tenter une dernière chose : le « Projet Épouse ». Il va concevoir un questionnaire détaillé lui permettant d'éliminer les candidates ne répondant pas aux exigences requises. Car pour lui la femme idéale ne doit pas fumer ou boire, être végétarienne, et surtout être ponctuelle et faire du sport. Jusqu'au jour où il tome sur Rosie Jarman, qui est exactement à l'opposé de tout ce qu'il recherche.
Elle va échouer au test, mais Don va se prendre d'intérêt pour elle malgré tout et va l'aider à retrouver son père biologique. Cette recherche va les entraîner dans une aventure pour le moins flou et délirante. Ça va être l'occasion pour Don de sortir hors des sentiers battus et de se laisser aller à un peu plus de fantaisie et d'improvisation !
Le théorème du homard est un livre à la fois très simple et très particulier. Cela tient beaucoup à son personnage principal, Don Tillman. Incapable de faire les choses comme tout le monde, la preuve avec ce Projet Épouse, il est à la fois très attachant et parfois un peu agaçant. Il n'a que deux amis véritables, les autres personnes prennent rarement le temps de le connaitre ou de passer outre sa bizarrerie. Ce projet de se trouver une épouse correspond parfaitement à son comportement hors-norme, mais cela va l'entraîner pourtant dans des événements qu'il n'avait pas du tout prévu. Lorsque je me suis renseignée sur ce livre, beaucoup de personnes m'ont dit avoir comparés Don à Sheldon, de la série The Big Bang Theory. Du coup, c'est une description qui m'avait pas trop donné envie, étant donné que Sheldon me donne souvent envie de le frapper ou de me frapper la tête contre les murs ! Et c'est vrai que Don à certains aspects similaires : des TOCS, maniaque, ne comprenant pas trop l'humour ou l'ironie, inadapté à la société... Mais j'ai quand même, à ma grande surprise, apprécié Don ! Il se révèle beaucoup plus attachant et intéressant que Sheldon, j'ai passé un excellent moment avec lui. Mais le personnage que je préfère est bien sûr Rosie. Totalement opposée à Don, elle a ce petit grain de folie, cette gaieté et cette joie de vivre qui fait qu'on ne peut que l'apprécier. Totalement opposé l'un à l'autre, ils ne se comprennent pas toujours... Mais ne peuvent pas s'empêcher d'essayer d'être bien l'un avec l'autre et de se comprendre malgré tout.
Le théorème du homard s'est révélé une excellente surprise, que je recommande vivement ! Il m'a fait rire, sourire, et surtout m'a fait passer un moment très agréable. Une petite touche de romance évidemment, mais surtout une critique de la société et des gens. Comment vit-on lorsqu'on est une personne qui ne s'accorde pas aux « normes » de la société ? Comment peut-on faire pour s'intégrer ? Graeme Simsion nous montre qu'il n'est pas nécessaire de ressembler tout le temps aux autres, et qu'être soi-même n'est pas un défaut. Le théorème du homard est une belle leçon de vie, en même temps qu'un message d'espoir, et qui ne peut que faire du bien au moral.
J'ai dévorée ce roman, et je vous incite vivement à faire de même !



Don Tillman, Tome 1 : Le théorème du homard
Don Tillman, Tome 2 : Le théorème de la cigogne



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27/04/2015

Les collines d'eucalyptus, de Duong Thu Huong

Les collines d'eucalyptus

Duong Thu Huong





Derrière les barreaux de sa prison, Thanh contemple les derniers lambeaux de brume sur la paroi rocheuse qui lui tient désormais lieu d'horizon. Il a été condamné aux travaux forcés.
Parce que ce jeune homme sans histoire, excellent élève et fils modèle, a découvert très tôt son homosexualité et qu'il lui a paru insurmontable de l'avouer à ses parents, son destin a basculé. Comment il est tombé sous la coupe d'un mauvais garçon avec qui il a fui sa ville natale et comment il s'est retrouvé piégé, c'est le fatal et poignant engrenage que Duong Thu Huong met en scène.
Thanh est désespérément seul pour cette descente dans les cercles de son enfer intime. Il ne peut confier à personne les affres de sa relation avec son compagnon qui, en parfait manipulateur, joue de l'attirance physique qu'il exerce pour vivre à ses crochets. Honteux de sa faiblesse et de sa lâcheté, Thanh se garde bien de demander conseil à Tiên Lai, l'homme mûr en qui il a pourtant le sentiment d'avoir rencontré un alter ego.
À Dalat où ils végètent comme ramasseurs de balles sur des cours de tennis, Thanh n'a pas la force d'éconduire son mauvais génie. Il s'enfuit en vain à Saigon, croyant trouver refuge dans l'anonymat de la métropole.
Si l'issue de cette sombre liaison est bien fatale, Duong Thu Huong écrit pourtant un roman de la rédemption. Son jeune héros, dont les tribulations lui donnent la matière d'une vertigineuse plongée dans le Vietnam de la fin des années 80, ne finira pas au bagne.



Nous découvrons Thanh en prison, confronté à la dureté de ce système, aux relations avec les gardiens et les autres détenus. En prison, pour un motif que nous découvrirons au fur et à mesure qu'avance l'histoire. Avec des flash-back, nous visitons petit bout par petit bout le passé de ce personnage, que l'on découvre homosexuel, un garçon sans histoire et très bon élève. Terrifié à l'idée d'être rejeté ou de voir sa famille mise au ban de la société, Thanh va s'enfuir en compagnie de son amant, un mauvais garçon de son village. Il va vagabonder, descendant de plus en plus bas dans son enfer personnel, se dégoûtant lui-même de sa lâcheté, de sa peur, de laisser vivre à ses crochets un compagnon qu'il n'aime plus.

Dans Les collines d'eucalyptus, Duong Thu Huong va nous entraîner dans la vie mouvementée de Thanh, mais aussi dans celles des individus qu'il va croiser. Que ce soit celle de son compagnon, des hommes qu'il rencontre, d'individus dans la prison où il est enfermé, on va avoir droit à un moment de leur parcours, quel a été leur chemin... Je ne connaissais absolument pas Duong Thu Huong avant ce roman, mais c'est maintenant une auteure que je vais suivre ! Elle a parfaitement décrit l'atmosphère du Vietnam, les relations et les façons dont les personnages interagissent. Le point fort est vraiment d'avoir décrit l'ambiance d'un petit village, comment les rumeurs peuvent circuler et comment on peut se retrouver face à l'opprobre de tous les gens que l'on connait. Duong Thu Huong décrit parfaitement les mœurs, les contraintes, les valeurs... Mais aussi les sentiments amoureux, le sentiment de fuir sans pouvoir jamais vraiment se poser quelque part.Les collines d'eucalyptus est un gros pavé, mais qui s'enchaîne tout seul ! J'ai dévoré les pages, je me suis profondément attachée aux personnages et spécialement à Thanh, qui est un jeune homme intelligent, sensible, mais vraiment trop pris par les complexités de sa vie. Il va être amené à faire des choses qu'il ne voulait pas à cause de ses relations, sa fidélité et sa dépendance à l'égard de son amant puis le fait de se retrouver pris à parti à cause de lui vont lui faire avoir une vie tumultueuse, où l'on voit que l'amour peut être très beau, mais aussi une situation où on profite des faiblesses de ses partenaires. Heureusement que Thanh va trouver des personnes qui vont véritablement l'aider et l'aider sur sa route, non seulement sa famille mais aussi des amis, des gens qui vont se révèlent être de vrais joyaux, des personnages capables d'aimer vraiment, et non de prétendre aimer pour arriver à leur fin.
Les collines d'eucalyptus est un livre que je ne peux que vous le recommander ! Je suis très impatiente maintenant de découvrir Itinéraire d'enfance, dont le résumé m'attirait énormément, et Terre des Oublis qui est apparemment le meilleur de Duong Thu Huong !
Quelques mots pour finir sur l'auteur, car en me renseignant je me suis aperçue que ce n'était pas n'importe qui : c'est une romancière, mais surtout une dissidente politique vietnamienne, qui s'est illustré pour ses combats en faveur de la démocratie et de la liberté. Ce qui n'est pas franchement du goût de la politique vietnamienne, on peut le dire. Son père s'est engagé auprès des nationalistes vietnamiens, elle a reçu une éducation traditionnelle et s'est inscrite ensuite à l’École Supérieur de la Culture, Duong Thu Huong est allée également en Bulgarie, en Allemagne et en URSS. Elle a été mariée avec un homme qui la battait, et sa famille a longtemps refusée qu'elle divorce car c'était une honte pour l'honneur de la famille. Elle s'est beaucoup intéressée à la politique mais aussi aux arts, que ce soit en écrivant des scénarios qu'en rejoignant des partis politiques. Duong Thu Huong reçoit la médaille de chevalier des arts et des lettres en 1994, ce qui ne va pas être appréciés des autorités vietnamiennes, qui vont la surveiller encore plus. On peut le voir, Duong Thu Huong a une vie très remplie et très dense, qui rejaillit sur ses écrits, notamment par l'amour contrarié et les valeurs familiales, une critique de la politique et de la société...
Si vous ne connaissez pas encore cette auteure, elle est à découvrir très vite !






Mais que peut faire quand le destin sépare ceux qui s'aiment ?
Que peuvent les hommes, ces petites fourmis aveugles tâtonnant dans le
monde grâce à leurs antennes, lorsqu'ils sont pris dans la tourmente ?





Chaque destin d'homme est conduit par une main invisible.
Nul ne peut modifier le cours d'une rivière, nul ne peut remodeler le relief d'une montagne.
Qui fléchirait sa propre destinée ?




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25/04/2015

Cette semaine en librairie... ≠13

On reprend les bonnes vieilles habitudes, et on se retrouve dans un nouveau point des sorties en librairies ! Intéressés ?



Le théorème de la cigogne, Graeme Simsion

Éditeur : Nil
Date de parution : 23/04/2015
ISBN : 978 28 41 11 87 00

Don et Rosie sont de retour. Ils n'habitent plus Melbourne mais New York, ils sont mariés depuis dix mois et dix jours et... ils sont « enceints » .Après avoir mené à bien l'Opération Épouse, Don, scientifique hors norme – atteint du syndrome d'Asperger – se lance corps et âme dans ce nouveau défi : devenir père. Avec sa rigueur toute mathématique et sa logique imparable, il devient expert en obstétrique, même si cela ne semble pas correspondre à ce qu'attend Rosie de lui.
Heureusement – ou pas –, il bénéficie également des conseils de ses amis qui lui font part de leur propre expérience : Gene, qui est venu le rejoindre à New York car sa femme l'a mis à la porte et qui s'est installé chez eux, Dave, qui travaille dans la réfrigération, et George, ancienne rock-star. Cependant, plus il cherche à bien faire, plus il s'empêtre et plus son couple bat de l'aile. Mais Don ne serait pas Don s'il ne trouvait pas une solution...



Le parcours du combattant, Michael Malone

Éditeur : Sonatine
Date de parution : 16/04/2015
ISBN : 978 23 55 84 32 80

Milieu des années 1980, Thermopylae, petite ville de Caroline du Nord. Marié, deux enfants, Raleigh Wittier Hayes, 45 ans, est aux yeux de tous un citoyen modèle et un bon père de famille. Agent d'assurances prospère, il ne laisse rien au hasard, et sa retraite est aussi soigneusement planifiée que son existence.
Le jour où il apprend que son père, Earley, a disparu de l'hôpital en vidant ses comptes, pour prendre la route dans une Cadillac cabriolet jaune en compagnie d'une adolescente noire qu'il dit vouloir épouser, l'existence de Raleigh vole en éclats. A la recherche de son père, notre homme va devoir affronter des épreuves plus riches en rebondissements les unes que les autres.
A l'issue de ce formidable périple initiatique, l'ennuyeux et routinier Raleigh Wittier Hayes ne sera plus jamais le même.



Refuge, Tim Winton

Éditeur : Rivages
Date de parution : 15/04/2015
ISBN : 978 27 43 63 17 34

Tom Keely, la quarantaine, perd son travail puis divorce. Il ne reste plus rien de l'écologiste engagé qui défendait ses idéaux. Recroquevillé au Mirador, dans une tour surplombant Fremantle, il se détache lentement de la réalité pour sombrer dans le sommeil et l'alcool.
Le hasard met de nouveau sur sa route Gemma, une amie d'enfance : elle élève seule son petit-fils, Kai, un garçon intelligent mais inquiet. Tous trois vont former peu à peu une famille à part, seul refuge protégeant des coups durs et de la peur du lendemain.

23/04/2015

La patience du Diable, de Maxime Chattam

La patience du Diable

Maxime Chattam



Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un Go fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue... Deux ados qui tirent sur les passagers d'un TGV lancé à pleine vitesse... Des gens ordinaires découverts morts... de terreur.
Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou.
Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu'un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l'empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.
Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d'une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.



Après La Conjuration Primitive, nous retrouvons Maxime Chattam dans un nouveau thriller.
Comme d'habitude, La patience du Diable commence très fort. Tout démarre avec deux adolescents, qui ouvrent le feu sur les passages d'un TGV, mais aussi avec l'arrestation d'un Go fast qui transporte quelque chose de bien pire que de la drogue et des gens qui semblent morts de terreur. Le Mal semble se répandre à grande vitesse, prenant les policiers de cours et terrorisant la population.
Pour Ludivine Vancker, il n'y a pas de hasard, il y aurait un seul dénominateur commun entre tous ces faits. Lieutenant à la section de recherche de Paris, elle va remonter les pistes, traquer le Mal, et faire en sorte de pouvoir arrêter toutes les personnes coupables.
Comme toujours, je suis très impatiente de retrouver Maxime Chattam et de savoir quel cocktail malsain il nous a préparé. Car il faut le savoir, ses romans policiers sont rarement tendres ! Pour découvrir La patience du Diable, je conseillerai d'avoir d'abord lu La Conjuration Primitive, car nous y retrouvons les personnages principaux, et c'est toujours intéressant de voir par quels chemins sont passés les différents protagonistes. L'idéal serait également de lire la Trilogie du Mal, car un de ses personnages y refait brièvement surface.
La Trilogie du Mal et La Conjuration Primitive compte parmi mes livres préférés de cet auteur, alors j'espérais ne pas être déçue par ce petit dernier. Mais j'ai eu tort de douter ! Même s'il n'atteint pas le niveau de la Trilogie (culte !), cela reste un excellent roman policier, très bien construit et vraiment addictif. Dès le début, on est plongés dans l'horreur et le sang. Maxime Chattam est expert dans l'art d'amener de la tension tout au long de l'histoire, sans jamais nous lâcher, et de nous faire aller de découvertes macabres à des détails sanglants. Cette plongée dans l'univers du Mal et des illuminés est parfois un peu dure à encaisser, tellement il y a de détails, mais le fait est que nous sommes des lecteurs masochistes qui en redemandons à chaque fois ! Il faut être prévenus du caractère très sanglant, mais cela ne devrait pas poser trop de problèmes, sauf peut-être aux plus émotifs.
Du côté des personnages, je suis déçue de ne pas avoir revu Joshua Brolin, mais d'après ce qui se dit, on n'a pas encore tout à fait fini avec ce détective... Pour les autres, nous retrouvons évidemment Ludivine Vancker et son collègue. C'est un plaisir de les revoir, car ces deux-là ont beaucoup changé. Ludivine, notamment. C'est devenu une jeune femme beaucoup plus dure, beaucoup plus renfermée... Elle a été marquée à vie par les épisodes marquants de La Conjuration Primitive, et sa réaction a été de devenir encore plus obstinée, encore plus acharnée à combattre le Mal, notamment en devenant l'élève de Mikelis, le profileur.
Le style est comme à chaque fois court, percutant, il va à l'essentiel tout en distillant les indices peu à peu, nous faisant douter et rebondir en pistes en idées. Je ne vois jamais le temps passer, et le livre est très vite englouti. Un thriller toujours très haletant, je me demande à chaque fois comment il va réussir à nous faire accrocher au prochain chapitre, quelle idée va lui passer par la tête. Maxime Chattam s'amuse comme un beau diable à nous torturer et à jouer avec nos peurs tout en nous faisant devenir de plus en plus accro. Comme à chaque fois, un pari réussi avec moi !
N'hésitez surtout pas à découvrir cet auteur, il m'a fait vivre à chaque fois des moments très intéressants et très intense.




La Conjuration Primitive
La patience du Diable


 
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19/04/2015

Kate Daniels, Tome 7, d'Ilona Andrews

Kate Daniels, Tome 7
Magic Breaks

Ilona Andrews



No matter how much the paranormal politics of Atlanta change, one thing always remains the same: if there's trouble, Kate Daniels will be in the middle of it...
As the mate of the Beast Lord, Curran, former mercenary Kate Daniels has more responsibilities than it seems possible to juggle. Not only is she still struggling to keep her investigative business afloat, she must now deal with the affairs of the pack, including preparing her people for attack from Roland, a cruel ancient being with god-like powers. Since Kate's connection to Roland has come out into the open, no one is safe—especially those closest to Kate.
As Roland's long shadow looms ever nearer, Kate is called to attend the Conclave, a gathering of the leaders from the various supernatural factions in Atlanta. When one of the Masters of the Dead is found murdered there, apparently at the hands of a shapeshifter, Kate is given only twenty-four hours to hunt down the killer. And this time, if she fails, she'll find herself embroiled in a war which could destroy everything she holds dear...



Enfin la suite des aventures de Kate Daniels ! Je ne pensais pas avoir ce tome aussi rapidement, car les frais de port et la taille du grand format (même dans les librairies anglophones de Paris) sont un peu un frein à l'achat. Mais heureusement, j'ai fini par trouver une version d'occasion !
Magic Breaks est le dernier tome du premier cycle de Kate Daniels, et trois autres tomes sont apparemment prévus pour clôturer la série. On sent en effet que tout s'accélère pour nos héros dans ce tome.
Kate Daniels a maintenant de multiples responsabilités : s'occuper de sa pupille Julie, bien sûr, mais surtout garder son entreprise à niveau (l'Ordre n'est pas très content, mais heureusement que Kate a une bonne réputation !), gérer son devoir de Consort au côté de Curran, et préparer la Meute à l'arrivée de Roland. Depuis la révélation à plusieurs personnes sur le fait qu'elle est la fille de Roland, l'ambiance est grave, et Kate se demande comment elle peut protéger toutes les personnes auxquelles elle tient.
Le feu aux poudres est mis lors d'un Conclave, un rassemblement des dirigeants des différentes factions surnaturelles d'Atlanta. Curran étant parti pour avoir un entretien avec un autre dirigeant, c'est Kate qui en charge de mener la Meute seule. Alors, lorsque le Peuple accuse une métamorphe d'avoir tué un de leur Maître des Morts, Kate va non seulement devoir découvrir pourquoi la coupable a fait cela, mais aussi empêcher les relations de dégénérer entre le Peuple et la Meute, et d'empêcher Hugh d'Ambray de mettre son grain de sel dans l'affaire...
Kate a beaucoup à faire ! Elle va devoir prendre des décisions, souvent critiquée d'ailleurs, elle doit faire face à l'arrivée de Roland et toutes les peurs qui vont avec, mais aussi faire face à l'absence de Curran, ce qui lui entraine encore plus de responsabilités vis-à-vis de la Meute en plus du fait que son compagnon lui manque énormément. Mais, comme on dit, pas de repos pour les braves !
J'attendais Magic Breaks avec impatience, parce qu'on allait avoir enfin droit à l'apparition de Roland. Je pense que toutes les personnes qui suivent la série ne pouvaient pas manquer de s'interroger sur lui : est-il vraiment si mauvais ? Veux-t-il véritablement tuer Kate, ou enfin connaitre mieux un de ses enfants ? Désire-t-il voir la puissance que possède sa fille et si elle est une menace pour lui ? Roland est arrivé assez tard dans l'intrigue, et quand j'ai eu fini de lire les passages avec sa rencontre avec Kate, j'étais complètement sous le choc. J'avais peur d'être déçue, évidement, mais Ilona Andrews a réussi à garder une partie de mystère à ce personnage, à faire une scène complètement bouleversante et plein de tension... Bien loin de tous les scénarios que j'avais pu m'imaginer, et tellement mieux que ce que j'attendais ! Rien à dire, Magic Breaks ne m'a pas déçu le moins du monde, au contraire !
Même le fait que Curran soit moins présent ne m'a pas dérangé (ou très peu), alors que c'est un de mes personnages préférés. Certes, il y a du coup moins d'interactions entre lui et Kate, mais du coup ils se rattrapent encore plus lorsqu'ils sont ensembles, et ça envoi vraiment du lourd. Leur relation est toujours aussi profonde et intense, ils se chamaillent, se disputent, se réconcilient et s'aiment toujours autant.
Un personnage que j'étais très contente de retrouver était, bien sûr, Hugh d'Ambray. Typiquement le personnage qu'on ne sait pas trop aborder, c'est un méchant qui n'évolue pas, il n'a pas envie de se confronter à Roland qui est trop puissant pour lui, il aime le fait d'avoir du pouvoir et une grande magie, il ne demande pas autre chose que de mettre Curran plus bas que terre, et surtout d'avoir Kate à lui. Les personnages secondaires ne sont pas en reste : Barabas, Derek, Andrea, Ascanio sont les points forts, et j'apprécie toujours autant la relation entre Derek et Ascanio !
Kate Daniels est une série qui ne fait que s'améliorer au fur et à mesure, et je trépigne d'impatience à l'idée d'avoir les suivants. Magic Breaks est un tome excellent, qui dépote, et je vous le conseille ! Vraiment une série à lire et à découvrir, même si elle n'est plus éditée en France (honte à vous, Bragelonne et Milady !). N'hésitez pas à lire en VO, c'est vraiment très abordable !




Kate Daniels, Tome 1 : Morsure Magique
Kate Daniels, Tome 2 : Brûlure Magique
Kate Daniels, Tome 3 : Attaque Magique
Kate Daniels, Tome 4 : Blessure Magique
Kate Daniels, Tome 5 : Magic Slays
Kate Daniels, Tome 6 : Magic Rises
Kate Daniels, Tome 7 : Magic Breaks
Kate Daniels, Tome 8 : Magic Shift
Kate Daniels, Tome 9 : Magic Binds

18/04/2015

Top Five SériesAddict ≠10


Top Five SériesAddict
Les morts auxquelles on ne s’attendait pas


Désolée pour le retard, mes Chatons ! J'ai été en examen blanc pour le BP toute la semaine, et j'ai complètement oublie le TFSA de cette semaine, et pourtant le thème m'inspire vachement ! Donc voilà aujourd'hui les morts auxquelles je ne m'attendais pas, et pour lesquelles je ne me suis pas remise... Article 100% SPOILER si vous n'êtes pas à jour dans les séries mentionnées !


Kenzi et Hale – Lost Girl
Clairement, je ne me s'en suis toujours pas remise... Bon pour Kenzi vous allez me dire que Bo est allée la chercher, et que du coup elle est de nouveau vivante. Certes. Mais son départ de l'appart de Bo, pour aller vivre une vie normale, a été tellement soudain que, pour moi, c'était un peu comme si elle était morte. Et pour Hale... Je vous avoue, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, et je ne m'en remets toujours pas !


Alcide – True Blood
Un des personnages que je préférais de la série, et j'aurais tellement préférée que ce soit un autre qui prenne la balle... Comme Jason ! Sérieusement, pourquoi tuer Alcide et autant de sexitude ?


Maeve Dononvan – Esprits Criminels
J'aurais pu parler d'Emily Prentiss (sa « mort » m'avait fait pleurer), mais étant donné que ce n'était qu'une couverture, je préfère parler de Maeve. C'est une jeune femme brillante, qui a correspondu avec Reid pendant presque un an, et ces deux-là sont tombés amoureux. Avant que Maeve ne soit tué par son harceleur, alors qu'elle et Reid se voyait pour la première fois en vrai ! Trop injuste...


David Oyelowo – MI-5
J'étais très attachée à ce personnage, et je trouve que sa fin est non seulement très triste, mais aussi très courageuse !


Jenny – Doctor Who
Jenny est apparue seulement dans un épisode, The Doctor's Daughter (saison 4, épisode 6). Les hommes sur la planète utilisent un moyen de reproduction par clonage express et vont créer un clone féminin du Docteur, qui va être considérée comme sa fille. Jenny est donc aussi un Seigneur du Temps, ce que le Docteur a du mal à accepter, avant d'aimer profondément la jeune fille. Avant qu'elle ne se fasse tuer par balle pour le sauver !




Smells like Chick Spirit

15/04/2015

Révélée, de Renée Knight

Révélée

Renée Knight



Catherine est en train de lire un livre des plus angoissant : elle voit s'inscrire l'histoire de sa vie au fil des pages et le récit dévoile même un secret qu'elle pensait être la seule à connaître. Les frontières entre réalité et fiction s'effacent, laissant place à un suspens croissant : comment le livre va-t-il se terminer ?


Catherine est une femme d'âge mûr, elle a un boulot qui marche bien, un mari et un fils. Et pourtant, sa vie bascule. Tout ça à cause d'un livre. Un simple livre qui semble retracer son histoire, raconter une partie de sa vie qu'elle croyait seule à connaitre. Ce livre a fait irruption dans sa vie lorsqu'il a été déposé par un inconnu dans sa boite aux lettres. Pourquoi ? Dans quel but ?
Renée Knight nous parle de deux personnes, de deux familles, de plusieurs époques différentes. On va passer d'un moment à l'autre, d'un point de vue à l'autre. Jusqu'à la révélation finale. D'un côté, il y a Catherine, et de l'autre il y a Stephen. L'un et l'autre ont leur vérité, leur mot à dire, mais seront-ils entendus de la même manière ?
Révélée nous révèle les points de vue de différents personnages, et nous montre surtout comment les points de vue peuvent être influencés par notre vécu, par nos attentes, par les espoirs que l'on place dans notre famille. On a toujours envie de penser que l'on est exempt de tout reproches, que les personnes qui nous entourent méritent le mieux et font le bien autour d'eux, mais ce n'est pas malheureusement pas toujours le cas. On s'attend toujours au bien, mais on se voile souvent la face sur tout ce qui nous entoure et que l'on n'a pas envie de voir. J'ai trouvé que c'était la grande force de Révélée : nous montrer toute la complexité des relations humaines, avec la fragilité de l'être humain et tout ce qu'on dit ou cache. Renée Knight nous fait rentrer à tour de rôle dans chacun des personnages, on les aime ou on les déteste, mais on ne reste pas indifférents.
Sans être le roman que je retiendrais, ou une lecture spécialement marquante, j'ai quand même passée un moment agréable avec Révélée dans l'ensemble : il y a un bon rythme, j'ai eu envie de découvrir ce que la dernière page allait me révéler, et surtout j'ai été tenue en haleine. Donc, sans me rester à l'esprit pendant longtemps, j'ai été intéressée jusqu'à la fin !



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14/04/2015

Top Ten Tuesday ≠30

Top Ten Tuesday
Les 10 citations qui vous inspirent

Un thème très inspirant, je dois dire ! J'aime plus que tout lorsque les auteurs ont cette phrase, cette unique petite phrase qui nous marque parfois plus que 10 chapitres. Dure de faire une sélection, mais voici les citations que je préfère !



Le jour de mes quinze ans, je ferai une fugue, je voyagerai jusqu'à une ville inconnue et lointaine, et trouverai refuge dans une petite bibliothèque.
Kafka sur le rivage, Haruki Murakami


Peu importe que l'histoire ait déjà commencé. Le secret des Grandes Histoires, c'est précisément de n'en point avoir. Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on aspire qu'à réentendre. Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise. Elles ne cherchent ni la mystification par le biais du suspense et des dénouements inattendus, ni la surprise de l'incongru. Elles sont aussi familières que la maison qui vous abrite. Que l'odeur d'un amant. On les écoute jusqu'au bout, alors qu'on en connaît la fin. De même que l'on vit comme si l'on ne devait jamais mourir, tout en sachant pertinemment qu'on mourra un jour. Dans les Grandes Histoires, on sait d'avance qui vit, qui meurt, qui trouve l'amour et qui ne le trouve pas. Mais on ne se lasse jamais de le réentendre. C'est là ce qui fait leur mystère, leur magie.
Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy


L'exercice qui permet de se concentrer est simple. Il suffit de cesser de penser à ce que l'on veut faire, de cesser de penser à ce que l'on vient de faire ; puis de cesser de penser que l'on a cessé d'y penser ; alors on trouve le Maintenant, le temps qui s'étend sur l'éternité et qui est le seul temps qui existe réellement. En ce lieu, on a enfin le temps d'être soi-même.
L'Assassin Royal, Tome 3 : La Nef du Crépuscule, Robin Hobb


- Les héros revêtent bien des formes. Ils ne sont pas tous des guerriers.
Rigante, Tome 1 : L'Épée de l'Orage, David Gemmell


Chaque lecteur a une façon unique d'appréhender un événement, un décor ou un personnage parce qu'il pare la description de l'auteur du souvenir de sa propre expérience. Les personnages d'un livre, par exemple, sont un amalgame complexe de tous les gens qu'il a rencontré ou côtoyés auparavant : du coup, le résultat est bien plus réel que s'il se limitait au seul texte écrit. Et, comme les expériences sont différentes les unes des autres, pour chaque lecteur, chaque livre est unique.
Thursday Next, Tome 4: Sauvez Hamlet !, Jasper Fforde


Les monstres pouvaient gagner finalement, même les héros finissaient par tomber un jour.
La Trilogie du Mal, Tome 3 : Maléfices, Maxime Chattam


Au secret de son enseignement niche ce désir d'enfant passionné de lectures, fuyant le monde des parents et de la famille, solitaire, farouche. Oui, il a été cet enfant-là. Un enfant lecteur. Inutile de chercher des stratégies alambiquées pour le faire lire, ni de se pencher sur sa psychologie adolescente. La lecture, c'était sa vie. La seule. La vraie. Ses amis, c'étaient les personnages. Plus tard, il a aimé aussi les auteurs. Profondément. Avec respect. Il a étudié leur vie et leur style ; a pardonné les faiblesses. C'étaient eux qui le protégeaient des soirs trop vides.
Présent ?, Jeanne Benameur


Quand vous choisissez un chemin parmi beaucoup d'autres, tous ceux que vous laissez de côté disparaissent comme des bougies qu'on souffle, et c'est comme s'ils n'avaient jamais exister. Pour le moment, tous les choix qui lui étaient offerts existaient simultanément. Mais les maintenir en vie ainsi signifiait ne pas agir.
A la Croisée des Mondes, Tome 3 : Le Miroir d'Ambre, Philip Pullman



Garde tes rêves. Tu ne peux jamais savoir à quel moment tu en auras besoin.
L'Ombre du Vent, Carlos Ruiz Zafón


- Les examens n'ont pas de sens pour celui qui aime quelque chose en dehors de l'enseignement scolaire et qui est doué.
Porte de la Paix Céleste, Shan Sa

11/04/2015

Orphan Black - Saison 1 (Space, BBC)

Fiche technique

Créée par Graeme Manson, John Fawcett (2013)
Nationalité : Américaine, canadienne
Genre : Science-fiction, Thriller
Statut : en production
Format : 42 minutes


Synopsis



Sarah, une marginale orpheline éduquée dans la rue, revient à Toronto après avoir disparu pendant 10 mois.
À la gare, elle est témoin du suicide d'une femme qui lui ressemble beaucoup, et décide de prendre son identité. Elle va alors se frotter à un univers mystérieux, et se rendre compte que les deux femmes sont toutes deux des clones, qu'il en existe d'autres, et qu'un assassin essaie de les tuer, une à une, pendant qu'une organisation essaie de surveiller ces clones, mais pour en faire quoi ?

Distribution

Tatiana Maslany : Sarah / Beth / Katja / Allison / Cosima / Helena / Rachel
Jordan Gavaris : Felix, frère adoptif de Sarah
Dylan Bruce : Paul, petit-ami de Beth
Kevin Hanchard : Arthur « Art » Bell, détective
Michael Mando : Vic, ex petit-ami de Sarah
Maria Doyle Kennedy : Siobhan Sadler, (surnommée Mme. S), mère adoptive de Sarah et Felix

Épisodes

Saison 1
Épisode 1 : Sélection naturelle (Natural Selection)
Épisode 2 : Instinct (Instinct)
Épisode 3 : De la variation à l'état de nature (Variation Under Nature)
Épisode 4 : Le Lien (Effects of External Conditions)
Épisode 5 : Conditions d'existence (Conditions of Existence)
Épisode 6 : Questions en suspens (Variations Under Domestication)
Épisode 7 : L'Évolution auto-contrôlée (Parts Developed in an Unusual Manner)
Épisode 8 : Une ressemblance troublante (Entangled Bank)
Épisode 9 : Sélection inconsciente (Unconscious Selection)
Épisode 10 : Une quantité infinie de belles formes (Endless Forms Most Beautiful)


Mon avis

Cela fait déjà quelques années que je connais de vue Orphan Black, sans jamais avoir sauté le pas. Pas assez de temps, trop de choses à regarder... Je me suis finalement décidée à faire de la place dans mon planning pour cette série. En l'espace de quelques jours, j'ai dévorée la première saison et j'ai dû me retenir pour ne pas commencer aussitôt la saison 2. Un peu de contrôle, que diable ! Et comme ça, je peux écrire mon avis tranquillement mon avis sur la saison 1 avant d'avoir des images de la saison 2.
Donc, concrètement, de quoi parle Orphan Black ? Sarah Manning est une jeune paumée qui revient à Toronto après une absence de 10 mois. Mais à la gare, elle assiste au suicide d'une femme, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Elle décide sur une impulsion de voler le sac de la jeune femme puis d'aller chez elle, pour voir si elle peut voler quelque chose. De fil en aiguille, elle décide d'endosser la peau de la suicidée, appelée Elizabeth Childs. Malgré l'apparence parfaite de la vie de la jeune femme, Sarah va découvrir que non seulement Beth était flic, mais qu'elle était aussi sur la sellette à cause d'un tir, apparemment en légitime défense. Suite aux suspicions du partenaire de Beth, Art, Sarah va tout faire pour donner le change en tant qu'officier de police. Mais elle va mettre le doigt dans un engrenage qui la dépasse : Sarah va très vite découvrir qu'elle n'a pas affaire qu'à une seule personne qui lui ressemble. Il y a Alison, la soccer mom, mère de famille en banlieue ; il y a Cosima, la scientist, chargée de découvrir leur mystère génétique ; et il y a également Helena, qui semble pour le moins dérangée. Sarah va rencontrer Alison et Cosima, qui vont lui dévoiler la vérité, ou tout du moins une partie : elles sont des clones, et quelqu'un s'obstine à les tuer toutes une par une.
Sarah va d'abord s'intéresser à elle, à sa fille Kira et à son frère adoptif Felix. Son idée est de réunir assez

d'argent pour pouvoir fuir tous les trois, loin de cette vie et de Mme S, leur mère adoptive. Mais au fil du temps, la gamine perdue et marginale va faire place à une adulte qui s'assume. Elle va s'attacher davantage aux personnes qui l'entoure, et accepter d'aider Alison et Cosima, pour en savoir plus et parce qu'elle tient à elles. Sarah va connaître une réelle évolution rien que dans cette première saison, et elle va s'avérer très différence de ce qu'elle était au début. On va suivre principalement Sarah, mais les autres clones et les personnages secondaires sont également très bien développés. Alison et Cosima sont attachantes et intéressantes chacune à leur façon, Helena a ce gros grain de folie qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier. Paul, le petit ami de Beth a un passé qu'on connait encore assez peu, mais surtout un énorme potentiel de sexitude, Kira est une petite fille normale et adorable mais on est en droit de se demander si son rôle ne va pas devenir plus important par la suite. Et Felix, qu'on voir d'abord un peu comme le stéréotype du gay va se révéler beaucoup plus drôle et intéressant que ça.En commençant à écrire mon avis sur cette première saison d'Orphan Black, je me suis demandée si j'allais le dévoiler cette intrigue des clones. Et en y réfléchissant bien, je me suis rendue compte que ça ne servait à rien de la cacher : il suffit de lire deux lignes de n'importe quel résumé pour qu'on le sache déjà. Et honnêtement, même si toute l'intrigue ou presque repose sur cette histoire de clonage, ce n'est que le point de départ : la vraie histoire commence ensuite ? Qui, quoi, comment, pourquoi ? Que des questions, et assez peu de réponses. Même si certains détails sortent de l'ombre au fur et à mesure de la saison, on reste quand même sur le fil, à hésiter entre plusieurs possibilités, à s'interroger sans cesse, et on n'a pas toutes les cartes en main à la fin. Orphan Black nous propose une bonne dose d'émotions, mais surtout une intrigue qui tient la route. On part d'un postulat SF assez classique : le clonage et autres modifications génétiques, mais qui sont extrêmement bien utilisés. Avec toutes ces modifications au niveau de l'ADN, on s'attend à de mauvaises surprises, qui apportent une dose de drame à la série. Donc, une intrigue assez « classique », mais qui se révèle malgré tout assez innovante pour nous faire plaisir et nous accrocher de plus belle à chaque épisode !
Orphan Black est une série vraiment addictive, j'ai fini cette dizaine d'épisodes en quelques jours à peine,
et pourtant je me suis retenue ! C'est définitivement une de ces bonnes surprises que l'on regrette de ne pas avoir connue plus tôt. Mais le grand point positif, outre une histoire intéressante, est la prestation de Tatiana Maslany. Elle ne va pas jouer un seul rôle, celui de Sarah, elle va jouer le rôle de tous les clones, autrement dit au minimum quatre rôles ! C'est déjà une prouesse de jouer un seul personnage aussi intéressant, mais de changer de personnalités à chaque fois sans jamais faillir, c'est vraiment du haut niveau ! Particulièrement lors des scènes où les clones sont ensembles, ce qui donne vraiment une vision particulière lorsqu'on est au courant. Mais les autres acteurs ne sont pas en reste : avoir déjà affaire à une actrice jouant plusieurs rôles, il faut s'adapter, mais surtout lorsque il y a plusieurs clones ensemble, il faut arriver à gérer toutes les personnalités et l'aspect pratique qui consiste à interagir avec du vide, pour que la prestation de Tatiana Maslany soit ensuite rajouté numériquement. Bref, un jeu formidable de la part de tous les acteurs !
Le point positif maintenant que j'ai vu et écrit mon avis sur la première saison d'Orphan Black, c'est que la deuxième saison m'attend bien tranquillement et aussi que la saison 3 ne devrait pas tarder, vu qu'elle est diffusée à partir du 18 avril 2015 !
Si vous ne connaissez pas encore cette série, je vous la conseille !