30/11/2015

Pointe, de Brandy Colbert

Pointe

Brandy Colbert




Lu dans le cadre du challenge Un mois = Une consigne.
(Mois de novembre)


Theo va mieux. Elle a recommencé à s'alimenter, sort avec des garçons presque recommandables et elle est sur la bonne voie pour devenir une danseuse de ballet d'exception.
Mais lorsque réapparait, son plus vieil ami, Donovan, après quatre longues années de séquestration, la voici à nouveau fragilisée. La découverte dans la presse que le ravisseur de Donovan n'est autre que son ex-petit ami – qui, à l'époque, lui a aussi menti notamment sur son âge –, la met face à un dilemme : dire toute la vérité au prix de sa future carrière et sa réputation, ou ne rien dire et protéger un criminel...



Attirée par la couverture et le résumé, je n'ai pas résisté avant de me lancer dans ce livre de Brandy Colbert.
Pointe va nous présenter une adolescente : Theo. Après une dépression et autres problèmes alimentaires, la jeune fille reprend goût à la vie. Mais tout s'effondre à nouveau lorsqu'elle apprend que son meilleur ami, Donovan, a échappé à son kidnappeur. Mais le fait de découvrir en plus que le ravisseur de Donovan n'est personne d'autre que son ex petit-ami – et un petit-ami qui lui avait menti sur son âge - la plonge dans une spirale destructrice.
Les éditions JC Lattès sortent principalement des livres contemporains mais Pointe s'éloigne un peu de cette ligne éditoriale, car il s'inscrit davantage dans le genre du roman Young Adult. Malgré le fait d'être davantage à destination des adolescents, Pointe est malgré tout une histoire très dure, et qu'il ne faut pas lire trop jeune. Car on y retrouve des thèmes tels que l'anorexie, la séquestration, avec en plus la plongée dans le monde de la danse, avec ses exigences et le dépassement de soi.
Brandy Colbert a su reprendre des thèmes forts mais exigeants, et surtout en parler avec délicatesse et empathie. Tout au long de Pointe, on ne peut que s'émouvoir devant la vie de Theo, devant sa fragilité et ses faiblesses, tout en prenant conscience en même temps qu'elle de ses forces. Elle a la force de continuer la danse, de tenter de s'élever de plus en plus haut dans ce domaine et de travailler avec acharnement ; malgré le fait que son petit ami l'ait apparemment laissé tomber ne va pas la briser irrémédiablement, elle va continuer à essayer et à nouer des relations. Et malgré le fait qu'elle soit heureuse du retour de Donovan, elle va malgré tout se poser des questions. Que s'est-il passé ? Pourquoi lui ? Comment a-t-il réussi à s'échapper ? Pourquoi et comment son ex a-t-il fait ?
Au fur et à mesure qu'on tourne les pages, j'ai été prise dans un tourbillon d'émotions. J'ai été captivée tout du long, Pointe est un très beau livre, bouleversant, dur, mais également par le message d'espoir que l'on peut y trouver. J'ai été émue par le parcours de Théo, une jeune fille très complexe et bouleversante. Un livre qui ne peut que faire réfléchir !
A lire !




Chronique en + : l'avis de My Pretty Books !

28/11/2015

Hansel et Gretel et autres Réinventions, de Jane Gryffin et Ophélie Stovel

Hansel et Gretel et autres Réinventions

Jane Gryffin et Ophélie Stovel






Lu dans le cadre du challenge Un mois = Une consigne.
(Mois de novembre)



Découvrez ces quatre réécritures de contes des frères Grimm, basées sur le prince d'uchronie : l'histoire telle qu'elle aurait pu être mais n'a pas été...


Tout d'abord, un très grand merci à l'édition Les Réinventions pour ce service de presse, et ensuite je suis désolée d'avoir tant tardé à écrire un avis !
Jane Gryffin et Ophélie Stovel revisite quatre histoires des frères Grimm : Hansel et Gretel, Raiponce, Rumpelstilchen et Trois Plumes. Pour revisiter ces histoires, l'uchronie va être utilisé, que ce soit avec Hansel et Gretel qui veulent se venger de leur belle-mère, Raiponce qui n'est pas tout à fait celle dont on a l'habitude, Rumpelstilchen n'est pas aussi mauvais, et les trois plumes vont permettre à un roi de décider lequel de ses fils mérite de gouverner le royaume.
Hansel et Gretel et autres Réinventions est vraiment un très beau recueil de nouvelles. Les dessins de Jane Gryffin sont sublimes, et Ophélie Stovel a su reprendre et manier des histoires connues à sa façon, les rendant presque aussi irrésistibles que les originaux. Les contes font peau jeune, les personnages sont attachants, et l'écriture est tout aussi intéressante que celle des frères Grimm. Et surtout toutes ces réécritures sont parfaitement crédibles et vraisemblables, elles auraient tout à fait pu être l'histoire originale !
Ce petit recueil de nouvelles est une pure merveille, et je ne peux que vous encourager à le lire ! Jeunes, vieux, enfants, adultes, vous serez tous touchés, forcément ! Hansel et Gretel et autres Réinventions est magnifique, unique, j'aurais souhaitée même avoir plus d'histoires à dévorer.



Chronique en + : l'avis des Sorcières !

26/11/2015

Daredevil, Saison 1 (Netflix)

Fiche technique

Titre original : Daredevil
Genre : super-héros, action
Création : Drew Goddard
Production : ABC Studios
Pays d'origine : États-Unis
Chaîne d'origine : Netflix
Nb. de saisons : 1
Nb. d'épisodes : 13
Durée : 60 minutes
Création : Drew Goddard
Show runner : Steven S. DeKnight (saison 1), Marco Ramirez et Douglas Petrie (saison 2)
Décors : Loren Weeks
Costumes : Kevin Draves
Photographie : Matthew J. Lloyd
Montage: Jonathan Chibnall, Monty DeGraff, Michael N. Knue
Musique : John Paesano
Sociétés de production : ABC Studios et Marvel Television
Sociétés de distribution : France Netflix
Langue originale : anglais (quelques dialogues en espagnol, russe, chinois et japonais)
Officiellement renouvelée pour une saison 2

Synopsis

Aveugle depuis ses neuf ans suite à un accident, Matt Murdock développe une acuité extraordinaire lui permettant de combattre pour la justice le jour en tant qu'avocat.
La nuit, il devient le super-héros Daredevil, justicier luttant contre l'injustice à New York, plus particulièrement dans le quartier de Hell's Kitchen, corrompu par la criminalité depuis sa reconstruction.

Distribution

Charlie Cox : Matt Murdock / Daredevil
Vincent D'Onofrio : Wilson Fisk / Le Caïd
Deborah Ann Woll : Karen Page
Elden Henson : Foggy Nelson
Toby Leonard Moore : James Wesley
Bob Gunton : Leland Owlsley
Vondie Curtis-Hall : Ben Urich
Ayelet Zurer : Vanessa Marianna
Rosario Dawson : Claire Temple

Épisodes

Première saison (2015)
1- Sur le ring (Into the Ring)
2- L'Homme blessé (Cut Man)
3- Un lapin dans une tempête de neige (Rabbit in a Snow Storm)
4- Liens de sang (In the Blood)
5- Un monde en feu (World on Fire)
6- Condamné (Condemned)
7- Stick (Stick)
8- Jeu d'ombre (Shadows in the Glass)
9- L'Habit du diable (Speak of the Devil)
10- Nelson contre Murdock (Nelson vs Murdock)
11- La Marche des vertueux (The Path of Righteous)
12- Ceux qui restent (The Ones We Leave Behind)
13- Daredevil (Daredevil)

Anecdotes

Une noirceur pleinement assumée
S'il y a bien un thème qui revient régulièrement dans les entretiens accordés par Steven S. DeKnight pour le lancement de la saison 1, c'est bien celui de la noirceur de l'univers du show. "Daredevil est la première série s'intéressant à un héros Marvel qui se débat dans la rue. C'est ce qui nous a donné envie de nous différencier, formellement comme dans le ton", raconte le producteur délégué. "Nous nous sommes beaucoup inspirés de films des années 1970 comme French Connection ou Un après-midi de chien. Des films dans lesquels l'âpreté de New York ressort vraiment."

D'un nom de journal à l'autre
Dans la série de Netflix, Ben Urich (Vondie Curtis-Hall), le journaliste d'investigation qui arpente les rues de Hell's Kitchen, travaille pour un quotidien qui s'appelle le New York Bulletin. Dans le comics Marvel, Urich est employé par un autre titre : le Daily Bugle. Un nom que les fans de Spider-Man connaissent bien puisque c'est le journal avec lequel collabore Peter Parker (alias Spider-man). Or, lorsque la production de Marvel's Daredevil a débuté, le studio n'avait pas encore les droits de la franchise de l'homme araignée. L'équipe a donc choisi un autre nom.




Un costume minutieusement préparé
La tenue d'un super-héros Marvel, c'est du sérieux. Pour celle de Daredevil pour la série de Netflix, le studio a mobilisé l'ensemble de ses forces créatives afin de confectionner quelque chose de vraiment réussi. Après avoir étudié de multiples propositions, la production a finalement retenu celle de Ryan Meinerding. L'utilisation des couleurs mais aussi celle de rivets sur le costume (et la présence de cornes sur le masque) ont particulièrement séduit Joe Quesada, producteur délégué du show.

Quand la série réinvente Hell's Kitchen
Dans la série de Netflix comme dans le comics imaginé par Stan Lee et Bill Everett, Matt Murdock combat le crime qui gangrène les rues de New York. Mais si l'histoire est censée se dérouler dans le quartier de Hell's Kitchen, le tournage du show, lui, se déroule à Brooklyn et Long Island. La ville de New York ayant considérablement évolué, la production a en effet dû déplacer ses caméras pour retrouver des rues qui évoqueraient davantage l'univers décliné dans la bande dessinée.



Mon avis

Je lis assez peu de comics, donc ma première expérience avec Daredevil a été le film de 2003, réalisé par Mark Steven Johnson et avec entre autre Ben Affleck, Jennifer Garner, Colin Farrell, Michael Clarke Duncan. Un film qui m'a laissé pour le moins dubitative et pas très emballé ! Alors quand j'ai su qu'en 2013, Netflix et Marvel Studios entamaient un partenariat pour produire quatre séries télévisées, comprenant Daredevil, Jessica Jones (diffusée le 20 novembre 2015), Luke Cage et Iron Fist, je me suis dit qu'il était temps que je redonne sa chance à Daredevil, surtout en sachant que ces univers sont tous plus ou moins connectés les uns avec les autres ! Par exemple, l'intrigue de Daredevil et Jessica Jones se déroule dans le quartier de Hell's Kitchen, Luke Cage est un des personnages principaux de la série Jessica Jones... Donc c'est parti pour de folles aventures dans le monde des super-héros !
En attendant la diffusion des prochaines séries, je vais suivre les aventures de Matt Murdock, avocat le jour, justicier la nuit. Aveugle depuis ses neufs ans à la suite d'un accident, il développe une acuité phénoménale, lui permettant d'être indépendant... et surtout de pouvoir combattre le mal qui règne dans la ville ! Car même si être avocat lui permet de mettre meurtriers, fauteurs de troubles et autres personnes en prison, la loi a ses limites. Etre un justicier lui permet de pousser la justice encore plus loin. Surtout que le quartier de Hell's Kitchen est particulièrement corrompu depuis sa reconstruction suite à l'attaque des Chitauri dans le film Avengers.
Autant le film Daredevil était une vraie déception, autant la série Netflix Daredevil est une vraie réussite ! Nous sommes immergés dès le début, avec une plongée dans la criminalité de New York, où il y a énormément de travail pour les avocats défendeurs de causes perdues. Matt Murdock et Foggy Nelson ouvrent leur cabinet en plein Hell's Kitchen, l'endroit le plus dur. Sombre, noir, triste, on peut dire sans
hésiter que Daredevil joue la carte du pessimisme et du mal-être. Les activités de la Mafia vont bon train, la police est corrompue et le système judiciaire pourri. Matt Murdock est bien déterminé à mettre un grand coup de pied dans la fourmilière, à la fois comme avocat juste et compétent, mais aussi en tant que héros n'hésitant pas à sauver la veuve et l'orphelin et à tataner les méchants. L'intrigue se déroule à la fois lentement, allant de combats en combats, mais malgré tout Daredevil est une série où on ne s'ennuie jamais. Malgré l'atmosphère sombre et crasseuse, il y a toujours cet espoir qui ne veut pas partir : Hell's Kitchen est-elle capable de se relever de ses cendres ? Y a-t-il enfin un avenir pour les gens bons (jamboooon !), les criminels finiront-ils derrière les barreaux, et Matt Murdock sera-t-il capable de laisser partir Daredevil ? Car, clairement, c'est d'abord Charlie Cox et son interprétation tout en finesse de Matt Murdock/Daredevil qui m'a fait aimer cette série. Contrairement à Ben Affleck, cet acteur réussit à nous interpréter un super-héros tout en finesse et subtilité, nous montrant un homme désespéré, voulant faire du bien, et flirtant souvent avec les limites. Et surtout, je me suis posée une véritable question à propos de Matt. Ce serait un SPOILER pour ceux qui n'ont encore vu la série : Matt, contrairement à Wilson Fisk qui propose le mariage à sa compagne, n'arrive pas à évoluer dans ses relations, et surtout dans sa relation amoureuse avec Claire Temple. On peut se poser la question : comment Le Caïd peut-il envisager un avenir avec une femme alors que Matt ne le peut pas ? Pour moi, c'est simplement qu'il ne sait pas encore tout à fait qu'il est, où il va, et il a souvent du mal à concilier tous les aspects de sa vie... Je suis impatiente de le voir évoluer (ou pas) dans la prochaine saison ! Fin du SPOILER. Matt Murdoch est donc un personnage captivant, intéressant, que ce soit dans son rôle de justicier ou d'avocat ! Quant aux autres personnages... Foggy Nelson est tout bonnement excellent, il apporte une bonne dose d'humour et de fraîcheur, ainsi que l'humour dont on a besoin dans autant de noirceur. La bonne surprise est également l'interprétation de Deborah Ann Woll dans le rôle de Karen Page. Après True Blood, elle a su rebondir et nous donner la confirmation de son talent : elle n'est pas une simple secrétaire, mais une vraie partenaire pour Matt et Foggy, quelqu'un de courageux, d'intelligent et prête à se battre pour ses amis ou pour les causes qu'elle estime juste. J'étais très contente de retrouver aussi Rosario Dawson dans le rôle de Claire Temple, une infirmière qui va finir par en savoir beaucoup sur Daredevil, et va énormément le réparer et le soigner suite à ses combats. Je suis impatiente de la retrouver dans Jessica Jones ! Beaucoup de personnages secondaires, tous plus importants les uns que les autres, mais je finirais en parlant de Wilson Fisk / Le Caïd, l'ennemi de Daredevil. Vincent D'Onofrio est sans doute l'acteur qui m'a laissée le plus dubitative dans cette série. J'alternais les passages où j'appréciais et détestais ce personnage. L'acteur a été un peu inégal au niveau de son jeu : normalement un des plus acharnés ennemis de Daredevil, un personnage charismatique contrôlant toute la mafia, on ne peut pas dire que Vincent D'Onofrio ait vraiment tenu le coup sur la longueur. Il n'est pas mauvais, mais pas excellent non plus. Mais c'est bien le seul reproche que je peux faire à Daredevil !
Par contre, mention particulière pour les chorégraphies de combats, particulièrement spectaculaires et impressionnantes ! Très bien menées, très réalistes, j'ai souvent retenu mon souffle pendant ces séquences. Chacun des épisodes apportent son lot de souffrances, de douleurs, de blessures et autres saignements.
Je dirais donc que Daredevil est une EXCELLENTE surprise, et j'attends la prochaine saison avec énormément d'impatience ! Surtout que le casting s'est enrichi de quelques acteurs que je suis impatiente de voir en action.

Et vous, vous avez aimé ?

24/11/2015

Le train des orphelins, de Christina Baker Kline

Le train des orphelins

Christina Baker Kline






Lu dans le cadre du challenge Un mois = Une consigne.
(Mois de novembre)



Pour son premier roman publié en France, Christina Baker Kline revisite une page méconnue de l'histoire des États-Unis, les trains d'orphelins envoyés vers l'Ouest pour servir de main-d'œuvre gratuite.
En 1929, la petite Vivian, 7 ans, récemment arrivée d'Irlande, embarque dans l'un d'entre eux sans savoir qu'elle va vivre un bien cruel voyage et être quasiment réduite en esclavage... De nos jours, elle dévoile enfin son passé à Mollie, une orpheline indienne de 17 ans.



J'ai découvert ce livre un peu par hasard, attirée par la couverture et le résumé.
Mollie est une jeune orpheline de 17 ans. Elle a été de famille d'accueil en famille d'accueil, c'est une adolescente révoltée et amère. Un peu (beaucoup) perdue, elle a énormément de mal à faire confiance. Un jour, désirant désespérément avoir son propre exemplaire de Jane Eyre, elle en vole un exemplaire à la bibliothèque. Elle va bien sûr se faire attraper et sera forcée de faire des heures d'intérêt général. Sa tâche sera d'aider une vieille dame, Vivian Daly, à ranger son grenier.
D'abord révoltée et faisant preuve de mauvaise volonté, Mollie va finalement se prendre au jeu, et ces deux personnages vont s'apprivoiser. Entre ces deux écorchées vives va se nouer une profonde amitié, elles ont énormément en commun, à commencer par une enfance dévastatrice.
Le nom de Vivian n'a pas toujours été celui-ci. Lorsqu'elle était jeune, elle s'appelait Niamh. Et elle était une orpheline de 7 ans, dans un train en direction de l'Ouest pour se faire reloger dans une famille rurale. Avec Le train des orphelins, Christina Baker Kline revient sur un épisode relativement inconnu de l'histoire des Etats-Unis : L'Orphan Train Movement. Sous l'influence d'une œuvre de bienfaisance et de son fondateur, Charles Loring Brace, c'est un relogement qui se veut humanitaire. Des enfants pauvres, abandonnés ou orphelins, vivants dans les rues ou dans des orphelinats surpeuplés vont être déplacés en train de l'Est des Etats-Unis jusque dans les zones rurales du Nord-Ouest, afin d'essayer de leur offrir une vie meilleure, en s'éloignant de la pauvreté, du peu de nourriture et de soin et d'aucun accès à une éducation, même partielle. Pour les familles rurales, c'est l'occasion d'avoir un enfant et un accès à une main d'œuvre gratuite. Les enfants acheminés étaient adoptés, avec plus ou moins de succès. Ainsi, certains tombaient sur une bonne famille, qui ne pouvait pas avoir d'enfants et souhaitaient en adopter un pour lui offrir une vie meilleure. Mais d'autres enfants, malheureusement, n'étaient considérés que comme de la main d'œuvre gratuite, des serviteurs, ou pire, ils pouvaient même tomber dans les mains de proxénètes... L'Orphan Train Movement a subi de nombreuses attaques, notamment en se voyant parfois qualifiés d'esclavagistes, les procédures d'adoption ressemblant à un marché aux bestiaux, et avec cet esclavage d'enfants trop souvent considéré comme une simple main d'œuvre gratuite et facile. Malgré tout, cet organisme a pu être utile et sauver des vies : désengorgement des orphelinats ce qui a permis de diminuer le nombre d'enfants sans abri ; possibilité d'une vie meilleure et avoir accès à une famille aimante, à des études, des emplois... Malgré les côtés négatifs, il ne faut pas non plus oublier les bons côtés de cette histoire !
Vivian Daly est l'exemple même de cette vie particulière. Après des débuts pour le moins éprouvants, choquants et difficiles, elle s'est battue pour avoir une meilleure vie et améliorer sa situation, devenant quelqu'un d'heureux, avec une bonne situation. Combien de fois ai-je été émue par son histoire, par tout ce qu'elle a dû subir... Christina Baker Kline a une excellente plume, captivante et fascinante, mais surtout ce talent pour nous entraîner dans la vie de ses personnages, si réels et tellement touchants ! Vivian est celle dont on sait le plus de choses, mais Mollie est également un personnage bouleversant. Sa vie n'a pas été facile, cela l'a rendue très forte mais aussi très fragile. Le fait de pouvoir se lier avec Vivian, de recueillir ses confidences, va lui permettre de s'ouvrir davantage à la vie et de recommencer à y prendre plaisir.
Le train des orphelins est un coup de cœur : on ne peut pas rester indifférent devant cette histoire touchante et poignante !



D'autres signes annonciateurs de l'Apocalypse apparaissent. Après avoir vu un pop-up publicitaire sur son écran, Vivian leur fait savoir qu'elle compte s'inscrire au service de location de films par Internet Netflix. Puis elle s'achète un appareil photo numérique sur Amazon en utilisant l'option « achat en un clic ». Et demande à Molly si elle a déjà regardé la vidéo du bébé panda qui éternue sur YouTube. Elle s'inscrit même sur Facebook.



Chronique en + : l'avis de Léa Touch Book !

22/11/2015

Le jardin de bronze, de Gustavo Malajovich

Le jardin de bronze

Gustavo Malajovich




Mystérieusement disparue à la sortie du métro en compagnie de sa baby-sitter, la petite Moira n'arrivera jamais au goûter d'anniversaire où l'attend son père.
Ses parents placent d'abord tous leurs espoirs dans les appels à témoins, puis se déchirent à mesure que l'enquête policière piétine. L'homme, seul, continuera la lutte. Après une dizaine d'années de recherches et d'innombrables impasses, une petite araignée en bronze, et l'alliage particulier de son métal, déporte l'enquête des pavés de Buenos Aires aux confins d'Entre Ríos, où un Kurtz argentin règne au cœur des ténèbres du Paraná.



Le jardin de bronze nous raconte l'histoire de Fabián et de sa famille. C'est donc un homme marié et avec une petite fille. Désabusé, il s'ennuie dans son travail et dans sa vie personnelle. Tout va basculer lorsque sa fille Moira est enlevé à la sortie du métro, alors qu'elle se rendait à un goûter d'anniversaire en compagnie de sa baby-sitter.
Malgré le déploiement de la police et l'enquête qui va être menée, rien ne va se passer, aucun indice... Désespéré, Fabián va sombrer dans la déprime. Les appels à témoins ne marchent pas, une piste se ferme l'une après l'autre, toutes mènent à des impasses. Ce père va finalement trouver de l'aide en la présence d'un détective privé, qui va l'aider à remuer ciel et terre pour retrouver une trace de sa fille disparue.
Le jardin de bronze peut paraitre très classique : une petite fille enlevée, une mère qui sombre, un père prêt à tout pour retrouver son enfer... Mais Gustavo Malajovich a réussi à faire une histoire intéressante, qui emporte le lecteur dans cette quête de vérité.
Gustavo Malajovich va surtout nous écrire une histoire se passant dans le monde argentin, un univers que je connais peu dans l'histoire du polar. On sent tout de suite une ambiance différente de celle décrite dans les policiers que je lis d'habitude. Un des derniers polars qui m'a autant dépaysé est Terminus Tel-Aviv, de Liad Shoham, et qui se déroule en Israël. Après l'Israël, c'est au tour de l'Argentine. On se retrouve à nouveau dans un pays différent, une ambiance différente et des coutumes différentes.
L'auteur a su créer un polar vraiment intrigant, qui s'est inspiré de son vécu (notamment pour le métier du personnage principal, un architecte, qui est le sien) et qui sut recréer une ambiance vraiment réaliste et étouffante. On se sent pris au piège, on s'associe à la quête de ce père désespéré, qui veut plus que tous retrouver sa fille et pouvoir enfin trouver des réponses à ses questions.
Sans être le meilleur livre publié chez Actes Sud (qui publie vraiment de très bons romans policiers) Le jardin de bronze est vraiment un bon titre dans l'ensemble.

20/11/2015

Rigante, Tome 1, de David Gemmell

Rigante, Tome 1
L'Épée de l'Orage

David Gemmell



Au cœur de montagnes verdoyantes se trouve le petit village Rigante de Trois-Ruisseaux, dont les habitants vénèrent les dieux de l'air et de l'eau, et les esprits de la terre.
Parmi eux vit un enfant marqué au sceau du destin. Né au cours d'un orage, il se nomme Connavar.
Bientôt, les récits de son courage se répandront comme un feu de prairie. De l'enfant qui a combattu l'ours, il deviendra l'homme qui a tué le roi !



Connavar est un jeune Rigante, vivant avec sa famille, composée de sa mère, son beau-père et ses frères, dans le petit village de Trois-Ruisseaux. D'abord aussi insouciant que n'importe quel petit garçon, il apprend que son père est mort au combat, alors qu'il fuyait l'ennemi. Profondément bouleverser, il est bien déterminé à montrer son courage et à ne s'enfuir devant aucun événement. Adolescent, voulant sauver un ami, il va se jeter au-devant d'un ours. C'est là que va commencer à grandir la légende de Connavar.

Le jeune homme va partir avec l'un de ses amis, un marchand dénommé Banouin, pour le continent. Là-bas, il va notamment s'enrôler dans une des plus puissantes armées : celle du peuple de Roc. Il va pouvoir étudier cette armée, et surtout essayer de comprendre le plus grand général de ce peuple : Jasaray. Des informations nécessaires, afin de contrer le peuple de Roc lorsque, inévitablement, ils seront amenés à tenter de soumettre les Rigantes.
Rigante est l'une des premières séries, avec Waylander, que j'ai découvert et dévoré. David Gemmell est l'un des meilleurs écrivains britannique de Fantasy, à tel point qu'il y a même un prix littéraire portant son nom et qui récompense des romans de Fantasy !
Lorsque j'ai découvert L'Épée de l'Orage, ça été une révélation. Rien que pour l'ambiance et les descriptions : l'intrigue est campé dans un monde où la magie est omniprésente, notamment grâce aux Seidh, un peuple ancien, qui peut-être bienveillant mais souvent très inquiétant pour les hommes. L'exemple type est la Morrigu : elle peut exaucer les vœux des hommes, mais cela entraîne souvent de terribles conséquences. Les paysages sont particulièrement époustouflants : rien qu'à lire, j'avais l'impression de me promener dans les montagnes, de pouvoir aller avec les jeunes me baigner à la cascade, me promener dans les bois... Tout simplement magnifique !
Mais il y a également les personnages, bien entendu : Connavar, notre principal protagoniste, est l'un des plus forts. Nous le suivons depuis sa naissance, j'ai eu l'impression de grandir et de découvrir le monde en même temps que lui. C'est un jeune homme impulsif, téméraire, mais profondément loyal à sa famille et ses amis. C'est lui qui va voir le premier la menace que représente Jasaray et son armée, c'est lui qui a fournis aux Rigantes de quoi protéger leurs terres. Un héros profondément humain, et souvent ambivalent. Pas de noir ou de blanc : il a beau être un héros, cela ne l'empêche pas de faire des erreurs, de se tromper ou de faire souffrir autour de lui.
L'Épée de l'Orage est un excellent livre, et Rigante une série que je ne peux que vous conseiller de lire ! Absolument remarquable du début à la fin, David Gemmell n'a pas usurpé son titre de maitre de la Fantasy !



Rigante, Tome 1 : L'Épée de l'Orage
Rigante, Tome 2 : Le Faucon de Minuit
Rigante, Tome 3 : Le Cœur de Corbeau
Rigante, Tome 4 : Le Cavalier de l'Orage



Chronique en + : l'avis de Inspirer et Partager !

18/11/2015

La Passe-Miroir, Tome 2, de Christelle Dabos

La Passe-Miroir, Tome 2
Les Disparus du Clairdelune

Christelle Dabos





Lecture Commune avec mon Bouchon préféré !
Venez lire son avis ici !


Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle.
Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d'une redoutable vérité.



Tout d'abord, je tiens à dire un très grand et très chaleureux MERCI à Gallimard Jeunesse pour m'avoir envoyé ce service de presse !
Après mon coup de cœur pour Les fiancés de l'Hiver et avoir attendu deux ans en trépignant d'impatience, j'ai sauté dès que j'ai pu sur Les Disparus du Clairdelune. Ophélie fait son entrée à la cour de Farouk, qui va bientôt s'intéresser à elle, notamment en la nommant vice-conteuse. La jeune fille va être confrontée aux haines et complots qui agitent la cour, aux disparitions de personnes influentes, et surtout à ses propres sentiments. A qui peut-elle se fier ?
Comme je le disais, deux ans se sont écoulés entre la sortie des deux tomes. Afin de savourer davantage, j'ai relu Les fiancés de l'Hiver pour me plonger ensuite dans Les Disparus du Clairdelune. J'ai pu me replonger directement dans l'intrigue, aux côtés des personnages. Et on peut dire que nous prenons un tour vraiment inattendu ! Christelle Dabos a réussi à faire Des Disparus du Clairdelune un tome encore plus intense, plus riche et plus passionnant. L'évolution va être concentrée principalement sur la découverte en profondeur de ce monde et son histoire. Les îles volantes, les esprits de famille, la Citacielle, tout est décrit et détaillé, beaucoup plus profond. Outre cet aspect, nous avons également droit à un approfondissement des personnages : Ophélie n'est plus cachée sous l'apparence d'un valet, elle est en plein dans les intrigues de la cour, sous l'œil de Farouk, l'esprit de famille. Et bien sûr, l'attitude de Farouk à son égard, son statut de liseuse, va lui attirer de profondes intimités et méchancetés. Ophélie a beau être plus sûre d'elle, plus confiante, toujours aussi attachante, elle conserve cette part de maladresse qui la rend si captivante. Il y a également Archibald, qui est plus présent. C'est un personnage qui apporte une bonne dose d'humour, mais on fait connaissance aussi avec sa part plus sombre et plus complexe. Le personnage qui m'a aussi interpellé est bien sûr Farouk, l'esprit de famille. Complexe, difficile à cerner, on ne sait jamais sur quel pied danser avec lui. J'ai hâte d'en apprendre plus sur lui, mais également sur les autres esprits de familles ! Concernant les autres personnages secondaires, j'ai été ravi de voir davantage la famille d'Ophélie, que l'on avait pu voir très brièvement au début Les fiancés de l'Hiver. La tante Rosalie et Bérénice sont également toujours présentes, elles sont plus approfondies et se révèlent très touchantes à de nombreuses reprises ! Sinon, le plus important, je tiens à le dire : je suis définitivement Team Thorn ! Désolée Archibald mais Thorn a définitivement conquis mon cœur. Aussi présent que dans le premier, mais différemment : Christelle Dabos a réussi à le rendre encore plus charismatique, notamment en nous le rendant plus accessible. Thorn se dévoile, il montre enfin les sentiments qui se cache derrière sa carapace. Sous une apparence froide, c'est vraiment un grand sensible. Il se découvre peu à peu, pour mon plus grand plaisir !
Les Disparus du Clairdelune est encore meilleur Les fiancés de l'Hiver, qui était déjà excellent ! Lorsque j'ai eu finit ma lecture, j'étais en position fœtale, gémissant pour avoir la suite. S'il vous plait, dites-moi qu'on n'aura pas à attendre deux avoir pour la suite ! La fin est véritablement intrigante, haletante, et je veux absolument savoir ce qui va se passer !
Tellement addictif, je ne peux que vous conseiller La Passe-Miroir !




La Passe-Miroir, Tome 1 : Les Fiancés de l'Hiver
La Passe-Miroir, Tome 2 : Les Disparus du Clairdelune
La Passe-Miroir, Tome 3 : La Mémoire de Babel



- Quand je vous ai dit que vous aviez une prédisposition
surnaturelle aux catastrophes, ce n'était pas une
invitation à me donner raison.

17/11/2015

Top Ten Tuesday ≠40

Top Ten Tuesday
Les 10 meilleurs BD et/ou Mangas que vous avez lus


BD/Comics

- Thorgal, de Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski
Dès le début de l'histoire, Thorgal Aegirson est en mauvaise posture : il est enchaîné à un rocher et est condamné à mourir, noyé par la marée montante. Son crime est d'avoir osé aimer Aaricia, la fille du roi des Vikings du Nord, lui, le bâtard né d'on ne sait qui et on ne sait où. Il doit son salut à une magicienne qui le sauve en échange de son obéissance...


- Sandman, de Neil Gaiman, Collectif
Morpheus, le seigneur des rêves, a été emprisonné en 1916, par un groupe occulte. Après avoir fomenté son évasion pendant presqu'un siècle, il réussit à s'échapper et se lance dans une quête pour redevenir le Maître des songes. Hantant les cauchemars et les désirs des hommes, il ira jusqu'en enfer retrouver son dû.


- Nemi, de Lise Myhre
Nemi Montoya : le teint pâle, les cheveux noirs, la tête pleine de rêves, les poings toujours serrés... et l'enthousiasme d'une enfant de huit ans. Découvrez son humour grinçant et ses vues sur le monde, l'amour, les potes, la musique... et les virées au pub.


- Je veux le prince charmant, d'Hélène Bruller
Hilarant, cet album ravira toutes les filles qui se reconnaîtront à chaque page et tous les garçons qui s'interrogent au quotidien sur le mystère permanent de leurs copines. Hélène Bruller traque tous les tics, les petites manies, les gentilles obsessions et les légères névroses qui hantent l'univers de ce que l'on appelle (un peu rapidement) le sexe faible.


- Lanfeust, de Christophe Arleston et Didier Tarquin
Troy est un monde fascinant, où la magie intervient dans le quotidien de tous. Chacun, en effet, possède un pouvoir, petit ou grand, plus ou moins utile. L'un a le don de figer l'eau en glace, l'autre, le pouvoir d'émettre des pets colorés...


- Le Donjon de Naheulbeuk, John Lang

" Bon, alors, vous en avez marre des trucs sérieux ? Des héros héroïques ? Des compagnies propres sur elles ? Alors voici l'histoire d'un groupe d'aventuriers pas comme les autres... Entrez avec eux dans le Donjon de Naheulbeuk à la recherche de la dernière statuette de Gladeulfeurha qui permettra l'accomplissement de la Prophétie ! "

Manga


- Mars, de Fuyumi Soryo
Kira Asou est une jeune fille solitaire, et Rei Kashino vit au jour le jour. Ces deux âmes rapprochées par Mars, le Dieu de la Guerre, se rencontrent et allument un brasier dans les ténèbres de la solitude. Ainsi commence l'histoire d'un amour absolu.


- Basara, de Yumi Tamura
À la naissance de son plus jeune fils, Shuri, le Roi Rouge, une prophétie annonce qu'il sera "celui par qui le malheur arrivera". Éloigné immédiatement de la cour, Shuri reçoit le domaine le plus pauvre...
Quelques années plus tard, naissent dans un village perdu dans les montagnes des jumeaux: un garçon, Tatara et une fille, Sarasa. Selon la légende, Tatara est investi d'une mission importante: libérer son peuple de la tyrannie du Roi Rouge. Hélas, le jeune homme est lâchement assassiné par les hommes du souverain. Sarasa choisit alors d'endosser l'identité de son défunt frère et de suivre le destin de Tatara...


- Model, de So-Young Lee
Jiyae est une jeune artiste coréenne dont la route va croiser celle d'un vampire. En échange de son sang, Jiyae demande à Muriel le vampire de faire son portrait. Celui-ci accepte, mais pour cela Jiyae doit s'installer chez lui le temps de réaliser sa toile... Jiyae n'aura de cesse de percer les secrets de son hôte mystérieux.

16/11/2015

Blasmusikpop, de Vea Kaiser

Blasmusikpop : Comment un ver solitaire changea le monde

Vea Kaiser







Lu dans le cadre du challenge Un mois = Une consigne.
(Mois de novembre)



Féru d'érudition, Johannes parvient à quitter le village de Saint-Peter-sur-Anger, où la lecture est considérée comme un passe-temps hautement suspect, pour aller étudier en ville. Mais quand il rate son baccalauréat, le jeune homme doit retourner vivre chez ceux qu'il considère comme des barbares. Comble de l'horreur, ces derniers s'apprêtent à accueillir un club de football.


Blasmusikpop est un titre de chez Presses de la Cité qui me tentait énormément !
Johannes est l'un des premiers à quitter le petit village de Saint-Peter-Sur-Anger pour aller étudier la médecine en ville, et notamment le fonctionnement et le développement des vers solitaires. Quelques années après, il transmet ses particularités, son goût du savoir à son petit-fils, Johannes, le 2ème du nom.
On va donc suivre le jeune Johannes, considéré comme un original dans ce village, où tous les habitants semblent calquer sur le même moule. Johannes, avec son goût pour l'apprentissage et le savoir, se démarque donc fortement... A travers des hauts et des bas, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et notre héros va apprendre énormément, même là où il n'y s'y attendait pas !
Comme je le disais, Blasmusikpop est un livre que j'attendais énormément. Trop peut-être, car j'ai été un peu déçue... J'alternais les moments d'intérêt avec des moments plus creux où je n'arrivais pas m'intéresser à l'intrigue. De même pour les personnages, souvent intéressants mais parfois aussi moins bien décrits et profonds. L'histoire en elle-même est intéressante, avec ce petit gars perdu dans sa cambrousse et où ses seuls moments de plaisirs sont ses études, dans ce coin perdu de la montagne. Cette ambivalence entre rat des villes et rat des champs est décrite avec justesse, et j'aurais même aimé un approfondissement !
Le destin de Johannes est touchant, intéressant, de même que l'histoire originelle de son grand-père. La confrontation entre les deux mondes, la campagne et la ville, le savoir et l'ignorance, amène un grand nombre de réflexions, de doutes, de combats. On n'a qu'à seul point de vue : celui de Johannes, ce qui peut conduire à avoir un point de vue biaisé par son envie d'échapper à son village tout en y étant irrésistiblement attiré. Deux univers très différents, mais qui sont dépendants l'un de l'autre.
Blasmusikpop a donc quelques longueurs, des moments de faiblesses, des personnages pas toujours intéressants, mais indéniablement Blasmusikpop réussi malgré tout à faire passer son message. Le point positif est surtout le message qui transparait tout au long du roman : on peut malgré tout apprécier la vie qui nous apporte des moments de joie, et malgré les différences qui séparent les personnes, les confrontations entre différents univers, il arrive un point où tout s'accorde et tout va bien. Il suffit parfois de cesser de se battre et d'accepter de regarder le monde à travers les yeux d'autres personnes pour qu'on accepte d'en voir la beauté.
Donc, un bilan mitigé pour Blasmusikpop, mais malgré tout une lecture intéressante dans l'ensemble.



Chronique en + : l'avis du Brocoli de Merlin !

14/11/2015

La Trilogie d'Axis, Tome 2, de Sara Douglass

La Trilogie d'Axis, Tome 2
Envoûteur

Sara Douglass



Axis est un véritable héros : sur ses épaules repose le double fardeau de la prophétie et de la guerre. II est devenu l'Homme-Étoile, le plus puissant Envoûteur que le peuple ailé Icarii ait jamais connu, et doit maintenant unir les trois races afin de restaurer la paix. Cependant Borneheld, son demi-frère haï, est tout aussi déterminé à l'empêcher de reprendre le contrôle de Tencendor, autrefois la plus grande nation du monde.
Dramatique destin que celui d'Axis, pris entre les deux femmes qu'il aime: l'une incarne la noblesse, la beauté et l'intelligence, l'autre est une féroce guerrière. Et comme si ça ne suffisait pas, il est pourchassé par le maléfique Gorgrael, un monstre dément décidé à détruire tout ce qu'Axis s'efforce de préserver. Mais peut-on arrêter l'homme qu'on appelle Tranchant d'Acier ?



Après vous avoir parlé de Tranchant d'Acier, je reviens avec mon avis sur le deuxième tome de La Trilogie d'Axis : Envoûteur.
Après des années à servir l'ordre du Sénéchal, après des mois de doutes et de questionnements sur son identité, Axis sait enfin qui il est : l'Homme-Étoiles, fils d'un Envoûteur et d'une princesse humaine. Il est l'un des plus puissants Envoûteur du peuple Icarri, et son destin est de restaurer la paix entre les trois races de Tencendor : Humain, Icarii et Avar. Il va devoir se confronter inévitablement un jour à Gorgrael, son maléfique demi-frère, mais d'abord il doit se concentrer sur Borneheld, qui est bien décidé à l'empêcher de régner.
Envoûteur reprend l'intrigue là où nous nous étions arrêtés et poursuis les aventures d'Axis. Qui a bien changé depuis le tome précédent ! Il est plus confiant, plus sûr de lui, et sait enfin qui il est. Il a beaucoup de travail, à la fois pour apprendre les différentes Chansons des Étoiles et tout ce que doit savoir un Envoûteur Icarii, mais aussi tout l'entrainement de la Force de Frappe à revoir. A la fois général et magicien, beaucoup de fardeau pèse sur ses épaules ! Surtout lorsqu'on sait que quelqu'un dans son entourage s'est chargé dans sa jeunesse de lui apprendre beaucoup de choses, que quelqu'un de proche va le trahir... Ces questions vont empêcher Axis de tout dévoiler à son entourage, il se méfie énormément des personnes qui l'entoure. De nouvelles questions, de nouvelles énigmes, Sara Douglass répond à certaines et en ajoute d'autre.
Par exemple, nous en apprenons un peu plus sur Azhure, qui est décidément un de mes personnages préférés. Elle se dévoile un peu plus, tout en conservant une certaine part de mystère. De même pour Faraday, qui en apprend plus sur la Mère, sur son talent et sur son rôle dans la prophétie. Évidemment, et c'est là le seul reproche que je pourrais faire à Sara Douglass, c'est l'apparition d'un triangle amoureux. Axis va perdre la tête face à Azhure et, tout en conservant des sentiments pour Farady, il va très vite tomber sous le charme de sa compagne. Heureusement qu'on ne traîne pas ce triangle trop longtemps, et la fin d'Envoûteur va tirer des larmes, à la fois de joie et de tristesse. Mais je n'en dirais pas plus !
La Trilogie d'Axis, sans atteindre des sommets dans le domaine de la Fantasy, est une lecture plus qu'agréable. Sara Douglass reprend certes certaines ficelles, mais le monde qu'elle a créé est incontestablement original. Les habitudes et manières de vivre des Icarii et Avars sont très bien décrites, on est enfin plongés dans l'intrigue après la mise en place de Tranchant d'Acier. On découvre enfin davantage ces deux peuples mystérieux, spécialement les Icarii. Orgueilleux, puissants, ils sont ceux que je préfère, et on ne s'ennuie jamais à les découvrir davantage.
Nous avons de tout dans Envoûteur : action, drame, sentiment, bataille, des peuples et des coutumes originales... Sara Douglass sait y faire pour nous prendre dans ses filets, et ce deuxième tome de La Trilogie d'Axis est vraiment bon !



La Trilogie d'Axis, Tome 1 : Tranchant d'Acier
La Trilogie d'Axis, Tome 2 : Envoûteur
La Trilogie d'Axis, Tome 3 : L'Homme Étoile


Chronique en + : l'avis de Lectures & Cie !

12/11/2015

Tag « Blogger Recognition Award »

 
Mary Pumpkins


Les règles du challenge :

- Remerciez la personne qui vous a nominée
- Écrivez un post contenant une brève histoire de votre blog
- Donnez un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs
- Sélectionnez 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix
- Informez les nominés avec un lien vers les détails de la nomination

Cette fois, ce sont deux personnes qui m'ont taggué : Le Brocoli de Merlin et Totoro. (Je suis sûre que c'est une conspiration !) (Je crie au complot !) (Illuminati !). Merci à vous deux, je suis très touchée.


Pour la petite histoire de mon blog... Tout a commencé lorsque j'étais au collège, avec Skyblog (avouez, on en a tous eu un !). Je l'ai utilisé quelques années, avant de changer : je suis passée par SkynetBlog, Hautetfort avant d'arriver sur Blogger. Tout un périple ! En plus de changer de plateformes, j'ai même changé de pseudo. Au départ et jusqu'à SkynetBlog, j'étais DesLivresEnFolies, avant de changer pour Le Chat du Cheshire en arrivant sur Hautetfort. Et pourquoi Le Chat du Cheshire ? Simplement parce que c'est un des premiers romans dont je me souvienne, et Alice au Pays des Merveilles était un livre que nous lisaient ma mère, à moi et à ma sœur, lors de vacances lorsque nous étions petite.
Donc, je tiens un blog depuis des années, en tenant un rythme régulier (j'espère ne pas vous inonder avec trop d'articles), et surtout en essayant de faire les choses aussi « bien » que possible : j'argumente, je donne mon avis avec le plus de douceur possible si mon avis est négatif, et j'essaye surtout de garder une relation suivie avec d'autres blogueurs, même si ce n'est pas toujours facile d'avoir le temps pour répondre aux commentaires ou d'aller commenter les articles des copains/copines ! Même de trouver le temps parfois pour les chroniques (très en retard) n'est pas toujours simple, malheureusement... Je pense qu'on est beaucoup dans ce cas !


Sinon, pour des conseils... Euh... Soyez heureux ? Sérieusement, je dirais de faire un visuel de blog assez simple. Visez des couleurs pas trop flashy pour ne pas agresser les yeux de vos lecteurs, d'utiliser des polices de lecture simple, et de faire attention aussi à la taille des caractères (coucou mes mauvais yeux fatigués par des écritures trop petites !). Sur le contenu, simplement de parler de choses que vous aimez. Livres, séries, musique, thé, du moment que ça vous touche.
Sinon, que dire d'autres... Essayer de ne pas vous comparer à d'autres blogs : « Oh non, il y a déjà pleins d'autres blogs sur la lecture. », « Je ne pourrais jamais faire un blog aussi beau. », « Je ne pourrais jamais avoir autant de visiteurs. » J'avoue, ce sont des choses qui m'ont traversé l'esprit. Pourquoiiiiiiii je n'ai pas autant de visiteurs que ce blog, qui a été créé il y juste un moiiiis ?! Et puis j'ai avancé. J'ai mes ami(e )s, des auteurs ou éditeurs qui me proposent de temps en temps des SP... Mais surtout je fais ce que j'aime et ça c'est magique. Donc la petite voix dans votre tête qui essaye de vous faire douter, vous lui faites un High-kick et c'est tout. VOUS ÊTES MAGNIFIQUES ET VOUS GÉREZ DE LA FOUGÈRE !
Donc voilà ce que je peux dire !

Je nomine : La tête dans les livres, Le Livre-Vie,LFQLSD, Les pipelettes en parlent, La Licorne, Madness Story, Book en Stock, Livrement vôtre, Misspendergast, Bouchon, Parole de Léa, Léa Touch Book...

10/11/2015

Les chroniques de Hallow, Tome 1, de Marika Gallman

Les chroniques de Hallow, Tome 1
Le ballet des ombres

Marika Gallman




Lu dans le cadre du challenge Un mois = Une consigne.
(Mois de novembre)



Abby possède le pouvoir d'absorber l'énergie des personnes qui l'entourent. Un don dont elle ignore presque tout et dont elle se sert surtout pour dévaliser des galeries d'arts. Jusqu'au jour où elle fait la connaissance d'un policier qui semble porter en lui la capacité d'annuler son pouvoir... Leur rencontre va tous les deux les propulser dans un univers qui les dépasse et leur dévoiler la face cachée de Hallow, une métropole où même les ombres peuvent vous tuer.



Je ne connaissais absolument pas Marika Gallman avant de commencer Le ballet des ombres, n'ayant jamais lu sa série Maeve Regan.
Dans ce premier tomes des Chroniques de Hallow, nous faisons connaissance de Abby et de la ville de Hallow, ville corrompue et en perdition (il n'y a que moi qui ait pensé à Gotham City ?). Abby est une jeune femme qui a le pouvoir d'absorber l'énergie des personnes qui l'entourent. Un don qui lui provient de la famille de sa mère, et sur lequel elle a peu d'informations... Elle l'utilise pour des cambriolages et autres menus larcins, jusqu'au jour où un incident se produit lors d'un vol. Elle va alors s'abstenir d'utiliser son pouvoir dans la mesure du possible. Encore une fois, jusqu'au jour où... Elle suit un homme dont l'aura l'intrigue et la séduit, et tente d'en savoir plus sur lui. Cela va être l'occasion de découvrir une nouvelle facette de son pouvoir, mais aussi d'entamer un jeu de course-poursuite entre elle et ce policier !
Abby peut voler l'énergie, voir l'aura des personnes et déterminer si elles sont bonnes ou mauvaises ; mais sa personnalité ne s'arrête pas à son pouvoir, elle est beaucoup plus complexe et intéressante que ça ! Elle est taquine – très souvent aux dépens de Wallace, le policier – mais également sensible, courageuse et trop souvent tête brûlée. Son passé, les erreurs qu'elle a pu faire lui permettent d'acquérir plus d'expérience, mais cela l'empêche aussi parfois d'avancer. Elle est quelqu'un de foncièrement bon et de gentil, et tous les torts injustes qu'elle peut causer à d'autres personnes l'empêchent souvent de dormir la nuit, et elle ferait n'importe quoi pour rattraper ses erreurs. Abby va vite se retrouver plonger dans les ennuis, surtout à cause du fait que certaines personnes (bien intentionnée ou pas) vont vouloir se servir d'elle et de son don, ce qui est grave quand ces personnes semblent en savoir plus qu'Abby sur elle-même ou sur son pouvoir... De son côté, Wallace est l'un des rares policiers intègres de Gotham... pardon, de Hallow ! La relation entre Abby et Wallace est vraiment excellente : lorsqu'ils se croisent, il y a des étincelles ! Entre attirance et curiosité, on peut se demander jusqu'où va aller cette relation, surtout compte tenu de l'obstacle qui va se présenter en cours de route. Wallace est souvent très grave, très sérieux, mais avec une petite étincelle bien camouflée, et je suis impatience d'en savoir plus sur lui.
Le ballet des ombres m'a plu également dans l'aspect fantastique. Certes, l'héroïne a un pouvoir assez particulier, mais à part cela, la touche surnaturelle reste assez mince. Quelques mentions à des créatures fantastiques apparaissent çà et là dans le récit, notamment à la fin, mais à part ça, pas de vampires, de loups-garous, de Changeformes ou autres. Et je dois dire que c'est assez rafraichissant ! Marika Gallman a écrit un premier tome très intéressant, qui certes nous plante l'intrigue, présente l'univers et les principaux personnages, ce qui entraine parfois des explications et quelques ralentissements de l'intrigue, mais ça ne m'a pas du tout dérangée, car cela entraîne un approfondissement de l'univers plus intéressant et plus abouti ! Bref, ce premier tome des Chroniques de Hallow est une très bonne surprise, je ne m'attendais pas à être aussi prise par l'intrigue, par l'histoire d'Abby et Wallace... J'attends la suite avec impatience !
Sinon, je trouve la couverture magnifique, mais je rejoins d'autres avis : c'est comment très ressemblant à Underworld tout ça...
Bonne lecture !




Chronique en + : l'avis de Mille et une lectures !