30/04/2016

Les ailes d'émeraude, Tome 2 : L’exil, d’Alexiane De Lys

Les ailes d'émeraude, Tome 2
L'Exil

Alexiane De Lys



Lecture Commune avec Totoro.
Venez lire son avis ici !
Tout juste de retour au camp des Myrmes, Cassiopée affronte une première déconvenue : Gabriel est en mission espionnage et les deux amoureux sont brutalement séparés.
Arrive Leo, un jeune homme mal au point, qui ne tarde pas à révéler sa véritable identité. Ancien Myrme devenu Parque, il a un message à lui transmettre de la part de son père : Cassiopée est en danger au sein de son propre clan. Le mal serait-il vraiment du côté des Parques ?
Gabriel est bientôt porté disparu. Tout porte à croire qu'il est mort, mais Cassiopée, convaincue du contraire, décide de suivre son intuition et part à sa recherche, aidée de ses amis.



Après avoir lu Les ailes d'émeraude que j'ai beaucoup aimée, j'ai profité du fait que L'Exil soit dans la PAL de mon Totoro préféré pour lui proposer une petite LC !
Cassiopée revient dans le camp des Myrmes, espérant un retour à la normale. Mais c'est sans compter le fait que Gabriel est aussitôt envoyé en mission et, peu de temps après, est déclaré mort. Et aussi que Léo, un jeune homme mal en point, arrivant du clan des Parque, transmet à Cassiopée un message : elle serait en danger de mort au sein des Myrmes... Cassiopée décide de retrouver Gabriel et d'éclaircir cette affaire : pour cela, elle s'enfuit donc du village avec l'aide de ses amis.
J'ai eu un gros coup de cœur pour Les ailes d'émeraude, j'espérais donc retrouver la même chose dans cette suite. Mais sans être aussi bon que le premier, j'ai malgré tout passé encore un moment très sympathique dans l'univers créé par Alexiane de Lys ! J'ai lu le premier tome il y a peu, donc tous les détails étaient encore présents dans ma mémoire, ce qui m'a permis de me replonger dans l'action immédiatement.
L'exil porte bien son nom : Cassiopée et ses amis vont devoir des choix, certains très décisifs quant à leur avenir et à leur place. La jeune fille, notamment, évolue davantage. Elle reste toujours très têtue mais elle se remet en question quand même, elle grandit... Cela fait toujours plaisir de voir un personnage changer tout en restant loyale à ses idéaux ! Mais également et surtout loyale avec ses amis : je trouve que le grand point fort de L'exil est cet approfondissement de l'amitié entre Cassiopée et ses amis, mais également avec Gabriel. Ses relations avec son père et son frère sont particulièrement intéressantes, chacune à leur manière. L'autre détail que j'ai apprécié est l'approfondissement des pouvoirs de Cassiopée : elle devient plus habile à les maîtriser, et on en apprend davantage sur leur nature. Autant Les ailes d'émeraude nous permettaient de nous familiariser avec l'histoire générale des Myrmes, autant L'exil nous permet de plonger plus profondément dans certains détails-clefs. L'exil nous permet de découvrir davantage les personnages, on en apprend davantage sur leur passé, leur vie, et autre. Deux personnages secondaires que j'adore : Goliath et Deb ! J'espère les voir de nouveau par la suite.
L'exil est donc une lecture agréable, qui se lit très rapidement. Il faut se réhabituer au style d'écriture, mais une fois plongée dedans, j'étais partie. J'attends donc la suite avec énormément d'impatience !



Les ailes d'émeraude, Tome 1 : Les ailes d'émeraude
Les ailes d'émeraude, Tome 2 : L'exil




Chronique en + : l'avis de The Nounetts Books !


28/04/2016

Les derniers jours de Rabbit Hayes, d'Anna McPartlin

Les derniers jours de Rabbit Hayes

Anna McPartlin





Quand Mia, que l'on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n'a plus que neuf jours à vivre, même si elle refuse de l'accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. Tous sont présents à ses côtés pour la soutenir.


Un livre qui me tentait énormément, pour sa couverture et son résumé !
Rabbit Hayes – Mia de son vrai prénom – est atteinte d'un cancer. Une annonce évidemment traumatisante, mais qui ne va pas l'empêcher de refuser de se laisser faire, et de se battre pour sa rémission. Mais lorsqu'elle rechute et n'a plus que neuf jours à vivre, tous se réunissent autour d'elle.
Les derniers jours de Rabbit Hayes nous parle bien sûr de Rabbit, de sa vie, de son passé... mais surtout de toutes les personnes qui l'entourent. Il y a Jack et Molly, ses parents ; Davey et Grace, son frère et sa sœur ; Juliet, sa fille de 12 ans ; et Marjorie, sa meilleure amie. Assister au déclin d'une personne si chère à tellement de personnes, de se souvenir de leur passé commun, d'essayer d'envisager l'avenir sans elle, 'être confronté au deuil d'une amie, d'une mère, d'une sœur ou d'une enfant... Clairement Les derniers jours de Rabbit Hayes m'a fait remonter beaucoup de souvenirs, et m'a énormément touchée !
Dès les premières pages, j'ai été embarqué par l'histoire de Rabbit. Les dernières pages lues, c'est confirmé : un livre, très beau, très bien écrit, qui avait réussi à me faire rire et pleurer. Ce roman d'Anna McPartlin m'a un peu rappelé celui de Jojo Moyes, Avant toi : un sujet dur, des personnages bouleversants, un délicat équilibre entre la tristesse et la joie... Nous savons tous que Rabbit est condamnée, elle n'a plus que neuf jours à vivre (à survivre plutôt), mais on ne peut s'empêcher d'espérer, toujours, mais surtout d'espérer que son départ se fasse aussi doucement que possible. Les liens qui unissent Rabbit à sa famille sont tous très bien décrits, j'ai particulièrement apprécié son frère et sa fille !
Je ne peux que vous recommander Les derniers jours de Rabbit Hayes, on en ressort forcément bouleverser !



Chronique en + : l'avis de Phebusa et du Brocoli de Merlin !




Challenge : 50 romans en 2016

26/04/2016

Elia, la Passeuse d'âmes, Tome 1, de Marie Vareille

Elia, Tome 1
Elia, la passeuse d'âmes

Marie Vareille


Sortie : 4 Mai 2016


Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l'élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne.
À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d'âmes à l'hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l'aider à s'échapper, alors même qu'elle avait ordre de l'exécuter.
Accusée de trahison, Elia s'enfuit...



Un livre reçu au SDL 2016, et que j'avais hâte de commencer !
Elia vit dans une dictature, divisée en plusieurs catégories. Il y a notamment les Kornésiens, l'élite de la société ; et les Nosoba, qui ont été réduits en esclavages... Sans plus réfléchir à cet état de fait, Elia est une Kornésienne, et travaille en tant que passeuse d'âmes à l'hôpital. Son travail : euthanasier les personnes considérées comme inutiles, comme les personnes trop âgées, ou les personnes jugées dangereuses. Elia accomplit son travail mécaniquement et va à l'école ensuite. Que ce soit dans son travail ou en cours, elle est toujours seule, fuyant les autres. Surtout à cause de sa couleur de cheveux : elle est rousse, ce qui est très rare et regardé avec beaucoup de méfiance...
Elle va avoir un électrochoc lorsqu'on lui demande à l'hôpital de s'occuper d'un jeune Nosoba. Une intervention qui n'avait pas été prévue, et sur laquelle elle se pose énormément de questions. Le jeune homme va la convaincre de l'aider à s'échapper, mais le fait d'avoir pris parti pour lui va pousser Elia à s'enfuir. Accusée de trahison, elle n'a pas d'autres choix que de se réfugier chez les Nosoba.
Heureusement qu'elle pourra rencontrer des amis, des alliés, et survivre à sa nouvelle condition ! Elia, la passeuse d'âmes est un premier tome palpitant, mais surtout l'occasion pour moi de découvrir la plume de Marie Vareille, que je ne connaissais pas du tout. Et c'est une première découverte vraiment très sympathique ! Le speech de départ est assez classique, mais au fur et à mesure que les pages défilent, je me suis retrouvée prise au jeu, captivée par l'histoire d'Elia. J'aime particulièrement l'évolution des personnages, spécialement du personnage principal. Elia est une jeune femme très replié sur elle-même. Au début, pensant faire le bien en envoyant des personnes à la mort, elle va réaliser que tout ce qu'on lui a inculqué n'est sans doute pas la seule manière de penser. Puis, au contact des Nosoba, elle va découvrir d'autres façons de vivre, de penser, de ressentir. Plus qu'une manière de vivre, Elia va aussi connaitre d'autres personnes, qui vont l'épauler et l'aimer. Des personnages différentes, uniques, et vraiment intéressantes chacune à leur façon.
Elia, la passeuse d'âmes n'est pas seulement composée de ses personnages, mais surtout d'un univers très complexe et cohérent du début à la fin. Des descriptions concises mais qui vont droit au but, me donnant l'impression d'évoluer aux côtés d'Elia.
La fin nous laisse en suspens, en attente de la suite de l'histoire, et j'espère que le second tome ne tardera pas trop ! Elia, la passeuse d'âmes est un premier tome très intéressant, je vous le recommande.



Sache que celui qui fait bon usage de sa liberté n'éprouve que mépris
pour les prophéties, car il est seul maitre de son destin.



Chronique en + : l'avis de Lire Une Passion !





Top Ten Tuesday ≠45


Top Ten Tuesday
Les 10 livres qui ont marqué votre enfance/jeunesse



- Harry Potter, J.K Rowling
Comment ne pas mentionner Harry Potter dans ce Top ? Même s'il ne m'a pas donné goût à la lecture (que j'avais déjà), il n'a fait que me rendre plus accro, et reste un incontournable même autant d'années après.


- A la Croisée des Mondes, Philip Pullman
Ex-aequo avec Harry Potter, A la Croisée des Mondes fait partie de ces trilogies qu'il faut absolument lire, tant il y a de richesses à découvrir dans l'histoire.


- Ma sœur est une sorcière, Diana Wynne Jones
Un autre livre dont je ne me lasse pas, malgré le nombre de fois où je le relis ! C'est un classique, avec tout ce qu'il faut pour captiver.


- Le Clan des Otori, Lian Hearn
Les trois premiers tomes sont les meilleurs : captivants, riches, absolument géniaux. Comment peut-on passer à côté de cette histoire ?


- Sigrid et les Mondes Perdus, Serge Brussolo
Même si les premiers tomes de Peggy Sue sont également très bons, je garde une petite préférence pour Sigrid. L'univers, les personnages, ils m'ont définitivement marquée.



- Matilda, Roald Dahl
Pour être juste, tous les livres de Roald Dahl que j'ai lu sont absolument géniaux. Mais Matilda reste le numéro 1 pour moi : j'aurais adorée avoir une amie comme Matilda étant petite, et je ne me lasse pas de relire ses aventures !


- Le Passeur, Lois Lowry
Que dire à part que c'est un classique qu'il faut absolument lire ? Un message très fort, une histoire bouleversante, des personnages captivants... Du très bon du début à la fin !


- Roule galette, Natha Caputo (Auteur) et Pierre Belvès (Illustrations)
C'est une petite histoire que je réclamais toujours à mes parents lors de l'histoire du soir. Aujourd'hui encore, je ne peux m'empêcher de le relire à chaque fois que je tombe dessus. Et le gros plus : à chaque fois que je conseille ce livre en tant que libraire, ceux qui ne connaissaient pas adhèrent totalement !


- L'ogre, le loup, la petite fille et le gâteau, Corentin
Une autre valeur sûre que ce livre : les illustrations, l'histoire, les personnages... A lire et à offrir absolument.


- Chhht !, Sally Grindley et Peter Utton
Un des meilleurs livres jeunesse que j'ai pu lire, il me faisait bondir à chaque fois lorsque j'étais petite ! Un must également.

24/04/2016

Rester groupés, de Sophie Hénaff

Rester groupés

Sophie Hénaff





Considérés comme des traîtres par leurs collègues du 36 quai des Orfèvres, le moral est au plus bas au sein de la brigade.
Seule Anne Capestan tente encore de remotiver ses troupes. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve à devoir enquêter sur le meurtre du commissaire Serge Rufus, père de son ex-mari. Dans le même temps, en Provence, un homme trouve son nom fraîchement gravé sur un monuments aux morts.



Après avoir dévoré Poulets grillés, je ne pouvais pas manquer cette suite !
Au sein de la brigade dirigée par Anne Capestan, le moral est au plus bas. Leur enquête précédente les a conduits à inculper un autre policier comme coupable. Au lieu d'être féliciter pour avoir résolus une enquête qui piétinait depuis des années, tous leurs collèges du 36 Quai des Orfèvres les voient comme de traîtres.
Mais bientôt, une nouvelle enquête se présente à eux, ainsi que l'occasion de travailler avec d'autres brigades et, peut-être, de redorer leur image. Cette enquête ? Déjà déterminer pourquoi un homme a trouvé son nom gravé sur un monument aux morts, mais surtout savoir qui a tué Serge Rufus, le père de l'ex-mari de Capestan...
Rester groupés s'avère aussi bon que Poulets grillés ! On retrouve les mêmes personnages déjantés et un peu fracassés, auxquels s'ajoutent quelques nouveaux, comme un rat ou un policier sorti d'HP parce qu'il se croit de l'époque de d'Artagnan. Une fine équipe ! Chacun a ses ennuis, ses qualités ou ses défauts, mais lorsqu'ils sont tous ensembles, cela donne une équipe anticonformisme mais avec des résultats indéniables. L'équipe va se lancer dans cette enquête et va réussir à faire remonter des vengeances, secrets, et autres magouilles. Tout cela malgré les bâtons dans les roues par les autres brigades... Sensé être une coopération entre collègues, la Crim et les autres gendarmes sont peu disposés à partager les informations qu'ils trouvent ! Mais on peut être plusieurs à jouer à ce jeu : grâce à leurs méthodes peu orthodoxes, la brigade de Capestan arrive à trouver des indices. Des indices qu'ils ne partageront pas toujours entièrement avec leurs collègues si peu agréables !
Sophie Hénaff arrive à faire avec Rester groupés un livre savoureux, remplis d'actions, un rythme enlevé, beaucoup d'humours, mais surtout des personnages tous plus captivants et attachants les uns que les autres.
J'espère voir arriver une suite très prochainement !


Poulets grillés
Rester groupés





Challenge : 50 romans en 2016

22/04/2016

Les Chants de Felya, de Laurent Genefort

Les Chants de Felya

Laurent Genefort


Lecture Commune avec Bouchon des Bois.
Venez lire son avis !


Aux confins de l'univers, loin du regard de la civilisation, se commettent les pires atrocités. Comme sur Felya, une planète d'extraction minière où la puissante compagnie Fetexport exploite toutes les ressources à sa portée : minérales, animales, végétales... et humaines.
Pour les tribus indigènes, divisées, toute résistance est vaine. Que peuvent des lances contre des tanks et des hélicoptères ? Les unes après les autres, elles passent sous le joug de la compagnie : les hommes rejoignent les rangs de leur armée, les femmes leurs bordels.
Puni pour avoir enfreint les coutumes de son peuple, le jeune Lorin doit prouver son attachement aux siens. Dans sa quête, il rencontrera Soheil, issue de la tribu des tailleurs de sel. Tous deux devront mettre de côté leurs différences s'ils veulent survivre aux épreuves dressées sur leur chemin. Et de leur amour naîtra peut-être l'étincelle de la rébellion, l'espoir attendu par toute une planète...



Un livre qui trainait depuis trop longtemps dans ma PAL, heureusement que l'occasion de faire une LC avec mon Bouchon préféré s'est présenté !
Felya, une planète perdue dans l'univers. Une planète où l'extraction minière fait rage, mais la compagnie Fetexport ne se limite pas à ça : exploitations minérales, animales, végétales, humaines... Les tribus indigènes sont sévèrement réprimées, et toute résistance semble futile. Il n'y a pas le choix : soit la mort, soit rejoindre la compagnie. Parmi ces différents peuples, nous allons suivre plus particulièrement deux personnes : Lorin, qui a enfreint de nombreuses coutumes de son peuple et doit prouver sa valeur auprès d'eux ; et Soheil, issue de la tribu des tailleurs de sel, mal-acceptée également au sein de sa tribu. Les deux jeunes gens vont voyager ensemble, unir leurs forces, et espérer changer une planète entière.
Les Chants de Felya est un livre plutôt imposant, et surtout très dense. Laurent Genefort décrit tout un univers, un monde, une planète : et cela implique donc tout ce qui est faune et flore, les différents habitants, les relations entre chacun... Entre les tribus hostiles à la technologie et les multinationales qui exploitent les ressources naturelles de la planète, on peut se douter que tout ne va pas bien aller ! Entre partage, lutte, commerce, exploitation, ou déportation, les tribus et les multinationales ont des relations tendues et explosives. Particulièrement bien décrits, c'est avec ce genre de récits que l'on constate que la science-fiction n'est pas un « sous-genre » de la littérature : ces livres utilisent la fiction pour pointer du doigt les problèmes de notre société, pour décrire certains tourments. Et c'est particulièrement frappant ! Dans Les Chants de Felya, on est confrontés à l'avidité humaine, à sa volonté de s'enrichir coûte que coûte, peu importe les implications. Pour pouvoir extraire ce dont elles ont besoins, les compagnies n'hésitent pas à chasser des personnes de leur territoire, de leur maison, et pire, les forcer à travailler pour eux, que ce soit en tant qu'ouvriers, soldats, ou prostituées. L'homme ne montre pas sa meilleure facette ici, malgré les beautés que l'on peut apercevoir, que ce soit celles des paysages ou de certains êtres humains qui résistent à l'oppression.
Découpés en trois parties (initialement c'était trois tomes différents : Le labyrinthe de chair, De chair et de fer et Lyane), on suivra les mêmes personnages, à différents moments de leurs vies. Laurent Genefort nous offre des récits très riches, complexes, avec beaucoup de descriptions mais avec un rythme nerveux malgré tout. Il se passe énormément de choses, peu de temps morts et beaucoup d'actions.
Comme toujours avec Laurent Genefort, j'ai passé un excellent moment ! Bien que Les Chants de Felya ne compte pas parmi mes préférés (la trilogie de La Horde est mon chouchou), j'ai pris un grand plaisir à ma lecture. Et si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à aller rencontrer Laurent Genefort, un auteur vraiment abordable et sympathique !



Chronique en + : l'avis de Naufragés Volontaires !




Challenge : 50 romans en 2016

20/04/2016

Le Clan des Otori, Tome 1, de Lian Hearn

Le Clan des Otori, Tome 1
Le Silence du Rossignol

Lian Hearn


Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d'une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d'Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d'intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l'intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d'Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol... cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?



Le Clan des Otori est un livre que j'ai découvert au collège (bonjouuuuur le coup de vieux !), et fait partie de ces sagas que je relis régulièrement.
Tomasu est un jeune homme vivant dans un petit village des montagnes et faisant partie d'une communauté appelée les Invisibles, dont la particularité est de condamner la violence et d'interdire de tuer. Un soir alors qu'il errait dans la montagne, il retrouve son village massacré par les guerriers Tohan, qui méprisent les croyances des Invisibles. Tomasu est sauvé par un seigneur, Shigeru Otori, qui prend la décision de l'emmener chez lui et de le rebaptiser Takeo. Otori va prendre la décision d'adopter le jeune homme au sein de sa famille et de son clan mais aussi, avec son aide, de venger la mort de son frère par les Tohan et assassiner Iida Sadamu, chef des Tohan et ennemi de Shigeru. Pour l'aider à accomplir cette vengeance, Takeo va avoir besoin de tous les mystérieux pouvoirs qu'il a hérités de la Tribu...
Dans le même temps, nous faisons la connaissance de Kaede Shirakawa, fille d'un seigneur et retenu en otage dans un château appartenant à des alliés d'Iida. Prisonnière depuis l'âge de 8 ans, elle a grandi et s'est métamorphosée en très belle femme, faisant la convoitise de tous les hommes qui la croise... Victime d'une tentative de viol, le capitaine Araï la sauve et s'accuse de la mort de son agresseur. Peu de temps après, on engage pour elle un mariage, mais l'homme mourra peu de temps après. Après cela, la jeune femme est accusée de porter malheur et d'apporter la mort aux hommes qui la désirent. Un état dont Iida Sadamu va profiter, malheureusement, entrainant Kaede dans la guerre.

Le Silence du Rossignol est un premier tome excellent du début à la fin : non seulement il pose les fondations d'un univers riche et détaillé, avec des personnages tous plus captivants les uns que les autres mais il n'oublie pas d'avoir une intrigue excellente ! On se retrouve plonger au cœur d'un jeu de pouvoir, dans les luttes sanglantes qui opposent les différents seigneurs de guerre. Au milieu de tout ça, il y a au départ un jeune paysan transformé en fils du clan des Otori, héritier des mystérieux pouvoirs d'une Tribu d'assassins ; ainsi qu'une jeune fille, considérée comme un simple pion sur l'échiquier politique, et qui se révèle beaucoup plus forte qu'on n'aurait pu le penser. Ces deux personnages principaux sont absolument touchants, merveilleux, et plus que nécessaires – chacun à leur façon ! – dans le déroulement de l'histoire. Mais Lian Hearn n'a pas tout mise sur ces deux-là, et les personnages secondaires sont tout aussi palpitants. Notamment Shigeru, mon préféré : absolument essentiel, c'est le pilier de l'histoire, celui par qui tout commence. Sa quête de vengeance est peut-être basique, mais fonctionne du début à la fin : on ne peut que compatir à son histoire. Iida Sadamu est le « parfait » méchant : un seigneur de guerre puissant et terrifiant, on ne peut que le détester ! Maruyama Naomi est une femme à la tête d'un domaine qui se transmet de mère en fille, une des rares femmes de cette époque à pouvoir contrôler sa destinée face aux hommes. Muto Kenj est un membre de la Tribu, ami de Shigeru et professeur de Takeo, j'ai alterné les moments où j'avais envie de le serrer dans mes bras ou de le gifler. Beaucoup d'autres personnages secondaires, tous essentiels mais dont je n'ai pas forcément la place de parler malheureusement... Le Silence du Rossignol a cette faculté de rendre vivants et indispensables chacun d'entre eux.
L'univers créé par Lian Hearn ressemble énormément au Japon Féodal, avec une organisation rigide séparée en différentes classes (nobles, guerriers, moines, paysans, parias...), qui possèdent chacune leurs règles et codes de conduite et qui ne se mélangent pas les unes aux autres. A travers les différentes appellations (Invisibles, Illuminé, la Tribu...), on peut y faire correspondre nos équivalents comme Bouddha et les chrétiens, les ninjas, et bien d'autres. Une grosse ressemblance avec notre monde, mais que Lian Hearn a su adapter à sa sauce et le rencontre encore plus riche et captivant.
Avec Le Silence du Rossignol, on peut dire que Le Clan des Otori démarre très fort, à se demander comment la suite pourrait le surpasser ! On est harponnés dès les premières pages, et on demande toujours plus.



Le Clan des Otori, Tome 1 : Le Silence du Rossignol
Le Clan des Otori, Tome 2 : Les Neiges de l'exil
Le Clan des Otori, Tome 3 : La Clarté de la lune
Le Clan des Otori, Tome 4 : Le Vol du Héron
Le Clan des Otori, Tome 5 : Le Fil du Destin




Chronique en + : l'avis de Chickon !




Challenge : 50 romans en 2016

18/04/2016

Port d'Âmes, de Lionel Davoust

Port d'Âmes

Lionel Davoust






Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.
Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d'Aniagrad, où tout se vend et tout s'achète, pour reconquérir l'honneur de sa famille. L'occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s'investit de tout son cœur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l'ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s'il veut atteindre son but sans perdre son âme.



Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu. Pour avoir pris la punition à la place de son père et de son associé, il a travaillé huit ans sur une galère. Tout juste libéré de cette servitude, il rejoint la cité d'Aniagrad où il parait qu'on peut tout acheter et trouver.
Lui, il cherche à reconquérir l'honneur de sa famille et de sa maison. Cette chance se présente sous l'aspect d'Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, qui lui propose de travailler sur un procédé perdu depuis des siècles et qui permettrait de réaliser des machines magiques. Mais rapidement le jeune homme va perdre sa naïveté et va réaliser qu'Aniagrad est une cité pour le moins imposante, et grouillante de mensonges et de tromperies.
Alors que j'errais au SDL, je suis tombée en arrêt devant le stand de Critic, qui propose beaucoup trop de tentations pour mon bien ! Cette fois, je me suis donc arrêtée devant Lionel Davoust et son Port d'Âmes, que je ne connaissais ni l'un ni l'autre. C'était donc l'occasion rêvée de combler cette lacune !
Port d'Âmes fait partie d'une fresque plus vaste où on peut retrouver cet univers, mais dont les différents livres peuvent heureusement se lire de manière indépendante ! La description de ce monde est dense sans être lourde, c'est un monde riche et soigné que nous propose Lionel Davoust, et maintenant que j'ai lu ce livre, je serais curieuse de découvrir les autres. J'ai particulièrement aimé la description de la ville d'Aniagrad : une ville qui semble être libre et avoir énormément à offrir, belle et pittoresque... Elle est tout cela, mais elle est surtout contrôlée avec une poigne de fer par la milice et par l'administration, une vraie toile d'araignée qui peut engloutir les personnes inattentives. Clairement le personnage principal du roman ! Il faut toujours surveiller ses arrières, mais c'est une cité dans laquelle j'aimerais me promener malgré tout. Pour ce qui est de Rhuys ap Kaledán, j'ai eu du mal à m'intéresser à lui au début, le trouvant trop lisse, trop idéaliste, trop innocent... Ce ne sont pas de mauvaises choses, loin de là ! Mais j'ai commencé vraiment à me prendre d'affection pour lui quand il commence à voir ce qui se passe autour de lui, à prêter attention aux ombres, et à réaliser que les apparences sont souvent trompeuses. Mais le personnage que j'ai aimé du début à la fin est celui de la Vendeuse d'Âme : son métier est de vendre des morceaux de son passé et, comme elle le dit elle-même, elle n'offre que de la tragédie. Enigmatique, secrète, renfermée sur elle-même... Mais tellement intéressante !
Donc, Port d'Âmes se révèle un livre très dense, avec une histoire qui peut paraitre assez classique mais dont le jeu de manipulation et de mensonges ne peuvent que captiver, une ville tentaculaire, des héros attachants ou malveillants... Je ne me suis pas ennuyée et je serais maintenant curieuse de lire davantage Lionel Davoust !



Il existe bien des manières de vouloir faire une différence dans le monde.



Les visionnaires ont toujours vécu une solitude que nul ne comprend.
Mais le véritable visionnaire ne devrait pas avoir besoin d'une communauté.
Savoir que d'autres arpentent les mêmes chemins devrait lui suffire.



Chronique en + : l'avis de Blog-O-Livre !



14/04/2016

Downton Abbey – Saison 2 (ITV1)

Fiche technique

Titre original : Downton Abbey
Genre : Série dramatique
Création : Julian Fellowes
Musique : John Lunn
Pays d'origine : Royaume-Uni
Chaîne d'origine : ITV1
Nb. de saisons : 6
Nb. d'épisodes : 52
Durée ~ 50 minutes (66 minutes : Season Premieres et Finals ; 92 minutes : Christmas specials)
Diff. originale : 26 septembre 2010 – 25 décembre 2015




Synopsis

Cette saison s'étend sur une période allant de novembre 1916 à l'été 1919.
L'épisode de Noël, qui sert de conclusion à la saison 2, se situe entre Noël 1919 et les premiers jours de janvier 1920. Bien que débutant dans l'ambiance festive de Noël, et se terminant sur une note romanesque et optimiste, il n'a pas grand-chose de l'enchantement que l'on attend en général de cet exercice de style, spécialité de la télévision britannique.
Loin d'être une parenthèse un peu magique dans l'univers de la série, il scelle le destin de certains protagonistes, en particulier celui de Bates.






Épisodes

Deuxième saison (2011)
1- La Fiancée de Matthew (Episode One)
2- L'Entraide (Episode Two)
3- La Maison des intrigues (Episode Three)
4- Portés disparus (Episode Four)
5- Le Poids du secret (Episode Five)
6- Retour à Downton (Episode Six)
7- Nouvelles Vies (Episode Seven)
8- Épidémie (Episode Eight)
9- L'Esprit de Noël (Christmas Special: Christmas at Downton Abbey)











Distribution


Hugh Bonneville : Robert Crawley
Michelle Dockery : Mary Crawley
Dan Stevens : Matthew Crawley
Jessica Brown Findlay: Sybil Crawley
Maggie Smith : Violet Crawley
Laura Carmichael : Edith Crawley
Elizabeth McGovern : Cora Crawley
Penelope Wilton : Isobel Crawley
Jim Carter : Charles Carson
Joanne Froggatt : Anna Smith
Brendan Coyle : John Bates
Siobhan Finneran : Sarah O'Brien
Rob James-Collier : Thomas Barrow
Phyllis Logan : Elsie Hughes
Sophie McShera : Daisy Robinson
Lesley Nicol : Mme Patmore
David Robb : Dr Richard Clarkson
Zoe Boyle : Lavinia Swire
Iain Glen : Richard Carlisle

Mon avis

Après avoir vu avec grand plaisir la première saison de Downton Abbey, je me suis lancée dans la suite.
A la fin de la saison précédente, nous nous étions arrêtés à l'annonce de la Première Guerre Mondiale. La guerre va bouleverser la vie de toutes les personnes impliquées dans ce conflit, et les habitants de Downton Abbey ne vont pas échapper à cette règle.
Nous sommes plongés dans les horreur de la guerre dès le début, notamment à travers Matthew et Thomas, qui sont respectivement officier et médecin dans les forces royales. Les personnes restées à Downton ne sont pas épargnés : perte de personnes chères, inquiétude sur les personnes sur les champs de bataille... Mais ils doivent faire face aussi à la vie de tous les jours. Downton va se transformer peu à peu en maison pour les officiers blessés, ce qui va entraîner de nombreuses frictions, notamment entre Isobel, qui aimerait faire les choses à sa manière, et Cora, qui ne supporte pas qu'on s'immisce dans sa manière de diriger sa maison.

Les filles Crawley ne sont pas moins soumises à la pression. Mary doit faire face à l'annonce des fiançailles de Matthew, mais aussi au fait que le secret de sa relation passée avec Pamuk ne soit révélé au grand jour. De son côté Edith est toujours prise entre sa grande et sa petite sœur, et sa relation avec Mary est toujours aussi tumultueuse. Elle souhaite se rendre utile, et prendra peu à peu sa place, notamment en organisant la vie des officiers. Et enfin Sybil fait des études pour devenir infirmière, ce qui va profondément choquer sa famille. Mais de jeune fille effacée au début de la première saison, elle va devenir une femme plus sûre d'elle, et la plus libre de sa famille. Une fois la guerre finie, elle ne voudra pas revenir à son ancienne vie, faite seulement de repas et de potins, et voudra beaucoup plus, ce qui la différencie des autres membres de sa famille. Son père, Robert Crawley, sera celui qui aura le plus de problèmes à s'adapter. D'abord à la guerre, qui menace de détruire tous son univers et surtout il n'accepte pas le fait de ne pas être utile en tant que soldat. Puis au retour à la « vie civile », avec une guerre qui a bouleversé tous les usages et a changé son monde.Les domestiques ne sont pas en reste. Ils doivent tous faire face à la guerre et ses conséquences, notamment avec certaines morts, l'arrivée de soldats blessés... Sinon, pour mes préférés, Bates et Anna : la femme de Bates le faisant chanter, il s'est résigné à quitter Downton et Anna. Nous retrouvons ces deux personnages réunis, mais toujours séparés par l'impossibilité du divorce ainsi qu'à d'autres événements plus dramatiques, qui auront mis mon petit cœur sens dessus-dessous !
Cette deuxième saison de Downton Abbey s'avère toujours aussi plaisante et agréable à regarder ! Elle est beaucoup plus sombre et tragique que la précédente, et plus intense. Les personnages sont mis à rude épreuve, et on se demande comment certains pourront s'en sortir !
Très agréable à regarder, addictive, je serais au rendez-vous pour la suite.

12/04/2016

Mes sœurs et moi, de Judith Lennox

Mes sœurs et moi

Judith Lennox




Quatre sœurs dans la tourmente. À la veille de la Première Guerre mondiale, à Sheffield, les quatre sœurs Maclise songent à leur avenir.
La belle et orgueilleuse Iris attend une demande en mariage qui tarde à venir ; la passionnée et timide Marianne s'éprend d'un jeune homme d'affaires ; la vive Eva souhaite partir à Londres pour devenir artiste, tandis que Clémence, la benjamine, doit rester à la maison pour prendre soin de leur mère.
La guerre et ses tragédies vont séparer les quatre sœurs. Confrontées à des choix difficiles, elles doivent faire face à de nouvelles responsabilités, qui leur offrent petit à petit une indépendance dont elles n'imaginaient pas la saveur. Mais leurs destins ne ressemblent en rien à ce qu'elles avaient imaginé. Se découvrant des ressources insoupçonnées, chacune lutte avec courage.



Ce livre a attendu trop longtemps dans ma PAL, il était temps que je le lise !
Marianne, Iris, Eva et Clémence sont les filles de Joshua et Lilian Maclise, qui ont également des fils. Famille nombreuse, on va suivre essentiellement la vie des quatre sœurs. Marianne va commencer par se marier avec un homme d'affaire, avant de quitter l'Angleterre ; Eva quitte sa famille pour tenter de devenir une artiste, Clémence se retrouve seule à s'occuper de sa mère hypocondriaque ; et Iris fuit ses rêves de mariage et devient infirmière.
Mes sœurs et moi est un récit qui me tentait énormément, d'abord à cause de l'époque historique (avant la Première Guerre Mondiale), mais surtout pour ces relations humaines. La guerre, les tragédies, la vie en général, va séparer les sœurs. Ce livre est une grosse brique, un roman très dense et profond. On ne peut que s'attacher à ces quatre jeunes femmes volontaires, qui évoluent considérablement.
Mais le contexte politique est également le gros point fort et Judith Lennox nous décrit avec talent et sensibilité la condition des femmes de cette époque. Le début du XXème siècle n'est pas une époque évidente, à commencer par le spectre de la guerre qui flotte, mais aussi avec les changements inévitables de la société. Il n'est pas évident, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, de se libérer des carcans de la société. Mais peu à peu, avec des efforts et beaucoup de lutte, ils parviennent à mener plus livre et plus conforme à leurs rêves. Les femmes Maclise sont le parfait exemple du changement : au départ considérées seulement comme de beaux ornements et seulement bonnes à marier, chacune va se démarquer et vivre la vie de la façon qu'elles veulent, ou en tout cas se battre pour ça. Devenir une artiste peintre, infirmière, réaliser un rêve... ou même simplement protéger sa famille et son enfant. Les femmes s'émancipent de plus en plus, et Mes sœurs et moi décrit parfaitement les sentiments et les états d'âme vécus par les personnes de cette époque.
Judith Lennox a écrit un roman vraiment fort et bouleversant, je conseille Mes sœurs et moi pour les personnes aimant les romans historiques et mettant en scène des personnages forts !



Chronique en + : l'avis de Lavinia !




Challenge : 50 romans en 2016