30/12/2016

Tokyo Vice, de Jake Adelstein

Tokyo Vice - Jake Adelstein


04 Février 2016
Marchialy
21 €




Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n'a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal.
À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n'hésite pas à s'enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.
A mi-chemin entre le polar mafieux et l'enquête journalistique, Tokyo Vice est aussi le roman initiatique d'un jeune journaliste américain à Tokyo qui nous livre, avec beaucoup d'humour, un témoignage nerveux sur l'envers de la société nippone.





Tokyo Vice, ou une plongée dans la vie d'un des plus grands quotidiens japonais.
Jake Adelstein intègre le Yomiuri Shinbun en 1993, dans le service Police et Justice. Il va travailler sur les affaires liées à la prostitution et au crime organisé, n'hésitant pas à traiter avec la police et les yakuzas, devenant au fil des ans un excellent journaliste et informateur. Mais lorsqu'il a commencé à travailler pour ce journal, il n'avait que 24 ans, et les méthodes et codes des Japonais sont très différents de ceux utilisés dans le Missouri... Il faut apprendre les règles, et les apprendre vite si on ne veut pas se faire éjecter du métier, ou pire. Jake Adelstein a commencé son métier en couvrant des affaires mineures, allant des vols de sac à mains aux vendeurs à la sauvette, pour devenir ensuite un reporter sur les homicides, suicides et disparitions, puis en intégrant la brigade des mœurs et travaillant sur le crime organisé. Peu à peu, il s'est fait un nom, a accumulé les contacts et les histoires, à tel point que sa famille a dû un temps être placée sous la protection du FBI et lui-même sous protection d'un garde du corps !
Lorsque j'ai commencé Tokyo Vice, j'avais seulement été attirée par la couverture et je n'avais pas réalisé que ce roman était en réalité le fruit des enquêtes réelles de Jake Adelstein. Sous forme d'un roman, Jake Adelstein nous présente son autobiographie, sa vie depuis qu'il a commencé à travailler pour les journaux japonais. Et c'est pour ça que Tokyo Vice fait mouche ! Le sujet en lui-même est déjà passionnant, mais quand c'est en plus une histoire véridique, qui s'est réellement déroulée... Cela ne fait que rajouter du piment et de l'intérêt ! Car Jake Adelstein est loin d'avoir eu une vie ordinaire et sans ennui : blanchiment d'argent, yakuzas, crime organisé, greffe de foie, et ce n'est qu'un échantillon des sujets traités ici.
Jake Adelstein va traiter dans Tokyo Vice tout son apprentissage au métier de journaliste d'investigation, son intégration à la société japonaise (pas évidente pour un gaijin !), ses enquêtes sur le commerce sexuel, son affrontement avec une des plus grosses organisations de yakuzas, et de manière générale tout le côté « sombre » de la vie au Japon. Tokyo Vice est un gros livre, qui ne se lit pas en un clin d'œil tant il y a de données à assimiler, mais qui n'ai jamais ennuyeux. C'est un témoignage qui se lit comme un roman policier, et qui ne peut que passionner, surtout les personnes intéressées par le journalisme ou la vie au Japon, particulièrement bien dépeinte.
Un livre que je ne peux que recommander !




Chronique en + : l'avis de Quentin lit !








Challenge 50 romans en 2016

28/12/2016

La sonate oubliée, de Christiana Moreau

La sonate oubliée - Christiana Moreau


11 Janvier 2017
Préludes
15.60 €






A 17 ans, Lionella, d'origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la petit ville où elle habite en Belgique.
Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu'au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante. Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi.
Elle plonge alors dans le destin d'Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel "le prêtre roux", Antonio Vivaldi, enseignait la musique à ces âmes dévouées.



Merci à Préludes !
La sonate oubliée nous fait vivre l'histoire mêlée de Lionella et d'Ada, deux jeunes filles réunies à travers les siècles par l'amour de la musique. De nos jours, Lionella a 17 ans et vit dans une petite ville de Belgique. Elle doit participer à un grand concours de talents mais peine à trouver le morceau qui la distinguera des autres. C'est là qu'intervient son meilleur ami, qui a trouvé dans une brocante un vieux coffret contenant une partition pour violoncelle et un journal intime. Ce journal intime va raconter la vie d'Ada, une jeune orpheline du XVIIIème siècle. Pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, à Venise, la jeune femme est encouragée dans son talent par Vivaldi, qui enseigne la musique à Ada et à ses compagnes.
Décidément, je ne suis jamais déçue avec les éditions Préludes ! Christiana Moreau signe avec La sonate oubliée un texte très prenant et intéressant. C'est un roman assez court mais vraiment abouti, et qui nous permet de nous immerger dans d'autres cultures, d'autres époques... On peut suivre le périple de Lionella, qui va tenter d'atteindre la gloire en participant à une émission de talents. Le fait de trouver une partition inconnue qui porte la patte de Vivaldi est un véritable retentissement, et cela va entraîner la jeune fille sous les lumières. Elle va également se prendre d'affection pour Ada et sa vie tragique. Grâce au journal intime de la jeune femme, nous découvrons avec elle la ville de Venise du XVIIIème siècle, rencontrer l'un des plus grands compositeurs et surtout découvrir une facette de l'Histoire en la personne de ces jeunes femmes de Venise, vivant à l'Ospedale della Pietà qui est à la fois un hospice, un orphelinat et un conservatoire de musique. Les jeunes femmes qui y vivent n'ont pas énormément de possibilités, soit un éventuel mariage, soit de rester dans cette institution jusqu'à a fin de leurs jours. Elles sont des orphelines, des enfants illégitimes, ou issues de familles indigentes... Elles vivent à la manière de religieuses, et certaines – les plus talentueuses – reçoivent une éducation musicale poussée, les transformant en chanteuses ou musiciennes de valeur. Même si elles ne doivent pas être vues par leur public, des concerts publics et payants sont organisés, permettant à ces jeunes filles d'apercevoir de temps à autre le monde extérieur...
La sonate oubliée nous révèle des moments inconnus de l'Histoire, nous fait découvrir deux jeunes filles très différentes mais unies par le même amour de la musique... Et surtout, le fait de passer l'essentiel de l'intrigue dans le monde contemporain avec des retours dans le passé grâce à la lecture du journal intime est vraiment quelque chose de très bien construit.
Je dois dire que La sonate oubliée est un petit coup de cœur, une histoire que je recommande absolument !



Chronique en + : l'avis de Le ciel est partout !





Challenge 50 romans en 2016

26/12/2016

Victoria – Saison 1 (ITV)

Fiche technique

Genre : Dramatique, Historique
Création : Daisy Goodwin
Pays d'origine : Royaume-Uni
Chaîne d'origine : ITV
Nb. de saison : 1
Nb. d'épisodes : 8
Diff. originale : 28 août 2016 – en production
Officiellement renouvelée pour une saison 2.







Synopsis

Le début de la vie de la Reine Victoria, de son arrivée sur le trône à l'âge de 18 ans en passant par ses premiers émois et son mariage avec le Prince Albert.





Distribution

Jenna Coleman : Victoria
Tom Hughes : Albert de Saxe-Cobourg-Gotha
Catherine Flemming : Victoria, duchesse douairière de Kent
Daniela Holtz : La baronne Lehzen
Nell Hudson : Miss Skerrett
Ferdinand Kingsley : Charles Elmé Francatelli
Eve Myles : Mme Jenkins
David Oakes : Prince Ernest
Paul Rhys : Sir John Conroy
Adrian Schiller : Penge
Peter Firth : Duc de Cumberland et de Teviotdale
Alex Jennings : Roi Léopold
Rufus Sewell : Lord Melbourne







Épisodes

1x01 : Doll 123
1x02 : Laidies in Waiting
1x03 : Brocket Hall
1x04 : The Clockwork Prince
1x05 : An Ordinary Woman
1x06 : The Queen's Husband
1x07 : The Engine of Change
1x08 : Young England







Mon avis



Une série que j'avais hâte de commencer !
Nous sommes dans les années 1838, au début du règne de la jeune Victoria, nièce du roi d'Angleterre. Tous les prétendants au Trône sont morts ou n'ont pas laissé d'héritiers, laissant une jeune femme de 18 ans diriger le pays. Victoria a été élevé de façon très discrète, tenue à l'écart de la cour par sa mère et son homme de confiance. Le fait de monter sur le trône va permettre à Victoria de s'émanciper de l'influence de sa mère et de ses conseiller, de montrer qu'une femme peut gouverner, et ce n'est pas parce qu'elle est jeune qu'elle est incapable.
Lorsque Victoria a commencé à être tournée, ce qui revenait le plus était qu'elle serait la prochaine Downton Abbey. Non seulement par le côté historique, le fait que ce soit d'origine Britannique, mais aussi cette alternance entre le point de vue de la royauté et des domestiques.

Dès le début, j'ai été totalement embarquée par la série. J'ai beaucoup aimé les deux premières saisons de Downton Abbey mais mon coup de cœur va à Victoria, qui a su me conquérir en seulement 8 épisodes. Certes, on pourrait lui reprocher de prendre quelques petites libertés avec certains faits historiques. Mais ça, c'est toujours le risque avec les séries d'époque, et c'est parfaitement assumé ici ! Surtout que 80% de l'Histoire a l'air d'être respecté, à mes yeux – même si je suis loin d'être une experte de cette époque. Le point qui m'a l'air d'être le plus modifié est l'attirance de Victoria pour Lord Melbourne, premier ministre et mentor de la reine. Les faits historiques semblent pointer qu'il était davantage une figure paternelle que romantique pour la jeune reine. Malgré cette petite entorse à la réalité historique telle qu'elle nous ait parvenue, je dois dire que je shippais drôlement fort le couple Victoria/Lord M ! Au point d'en détester le pauvre Alfred à son arrivée, je dois dire. Malgré tout, je me suis prise au jeu de l'histoire d'amour entre Victoria et Albert : c'est rare de voir un mariage d'amour en même temps qu'un mariage politique ! Donc, aucun point négatif à soulever sur cette relation, qui m'a l'air d'être conforme à la réalité.
Pour ce qui est des personnages dans leur ensemble... J'aimais déjà énormément Jenna Coleman grâce à son rôle dans Doctor Who, et son rôle ici ne fait que confirmer son grand talent. Le seul point que je reproche, c'est qu'ils lui aient fait porter des lentilles bleues hideuses, ce qui m'a fait énormément bugguer à plusieurs reprises ! Ensuite, mon chouchou numéro 2, c'est bien entendu Lord Melbourne, campé par Rufus Sewell (Les Piliers de la Terre, The Man in the High Castle) et qui offre une interprétation toute en nuance et en talent. Tom Hughes nous offre un très intéressant Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, à la fois agaçant, drôle et attendrissant. J'ai souvent eu envie de le secouer lorsqu'il gémissait pour avoir plus de pouvoirs et de considérations, tout en ayant envie de le serrer dans mes bras lorsqu'il s'inquiétait pour Victoria. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, j'ai particulièrement apprécié Nell Hudson (Outlander, Call the Midwife), Peter Firth (MI-5, Un monde sans fin, Dickensian), Ferdinand Kingsley (Dracula Untold), et tous les autres. Aucune fausse note au niveau du casting !
Victoria a aussi de magnifiques costumes, des décors souvent époustouflants... Je ne vois vraiment pas quoi dire de négatifs, à part que l'attente pour la saison 2 va être interminable ! Si le destin et la vie de Victoria est l'histoire principale, on va peu à peu s'intéresser aux domestiques, qui vont s'étoffer au fur et à mesure. Autant on peut se poser des questions sur leur intérêt dans l'intrigue au début, autant certains deviennent vite essentiels par la suite.
En outre, si vous voulez poursuivre dans la royauté et l'histoire, Netflix vous propose la série The Crown, qui raconte l'histoire de l'arrière-petite-fille de Victoria !

24/12/2016

Un garçon nommé Noël, de Matt Haig

Un garçon nommé Noël - Matt Haig


05 Octobre 2016
Hélium
13.90 €









La Véritable histoire (de Noël) d'un garçon au destin extraordinaire...
Une histoire qui prouve qu'il faut croire en l'impossible. Si vous êtes de ceux persuadés que certaines choses ne sont pas possibles, autant refermer ce livre tout de suite. Il n'est pas pour vous. Car ce livre est plein de choses impossibles.
Vous êtes toujours là ? Bravo. (Les lutins seraient fiers de vous.)
Alors, commençons...



Merci à Hélium !
Nicolas est surnommé « Noël » par son père Joël, étant donné qu'il est né ce jour-là. Père et fils vivent pauvrement dans une cabane au fond des bois. Le métier de bûcheron ne rapportant pas énormément d'argent, Joël est suffisamment désespéré pour accepter une mission royale : aller jusqu'à Lutinbourg, la ville des lutins, et en ramener un au roi. Pour veiller sur Nicolas, c'est sa tante qui va venir habiter avec lui jusqu'au retour de son père. Mais les semaines passent, et aucun signe de Joël... Maltraité par sa tante, Nicolas décide de partir sur les traces de son père et trouver Lutinbourg. Après moult aventures et péripéties, le petit garçon parvient à la ville des lutins, qui s'avère bien différente de ce qu'il imaginait. La joie n'est plus là, remplacé par la peur et la méfiance. Nicolas décide de faire tout son possible pour ramener le bonheur au pays des lutins.
Un garçon nommé Noël m'a attiré grâce à sa couverture et aux dessins de Chris Mould, et quoi de mieux qu'un livre sur Noël en cette période de l'année ? Surtout qu'au fur et à mesure de ma lecture, cet univers imaginé par Matt Haig me faisait penser à un mélange entre Charles Dickens et Roald Dahl. Cela ne pouvait donc que me plaire !
Je pense que cette histoire plaira à la fois aux grands et aux petits. A travers Un garçon nommé Noël on découvre comment un petit garçon pauvre et solitaire a fini par devenir le gros monsieur en rouge qui distribue des cadeaux à chaque Noël. On est pris dans une histoire très touchante, très poétique, qui incite à croire à l'impossible et qui montre que la beauté, la bienveillance et l'amour peuvent soulever des montagnes.
Je recommande de lire Un garçon nommé Noël avec un bol de chocolat chaud, si possible avec un plaid, devant un feu de cheminée, alors que la neige tombe dehors ! Une petite histoire très touchante et très bien amené, un excellent moment.





Une impossibilité, c'est juste une possibilité que tu n'as pas encore comprise...





Parfois, les gens admirent quelqu'un non pas pour ce qu'il a été,
mais pour ce qu'il peut devenir.






Chronique en + : l'avis de Bob et Jean-Michel !






Challenge 50 romans en 2016

22/12/2016

La ligne noire, de Jean-Christophe Grangé

La ligne noire


Jean-Christophe Grangé






Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l'Équateur, une autre ligne.
Une ligne noire jalonnée de corps et d'effroi...



Je ne refuse pas une énième lecture d'un Grangé !
Jacques Reverdi a été connu pour ses exploits en apnée et en plongée. Ce qui l'a définitivement fait connaitre du grand public ? Ses meurtres sanglants de jeunes femmes en Malaisie... A part Reverdi, La ligne noire présente deux autres personnages. Le personnage principal, Marc Dupeurat, est un ancien musicien, ancien paparazzi, reconverti en journaliste de faits divers. Obsédé par le Mal et par les tueurs en série, sa dernière idée est d'obtenir des aveux de Reverdi et de pouvoir vraiment contempler un tueur dans les yeux. Pour obtenir ses confidences, il décide d'inventer un personnage féminin, qui va correspondre avec Reverdi à l'aide de lettres. Ce qui introduit le personnage de Khadidja, une jeune femme qui décide de prendre une revanche sur son enfance misérable en devenant mannequin. Marc et Khadidja se rencontrent par le biais d'un ami commun, et c'est là que le journaliste vole une photo de la jeune femme, afin de l'envoyer au tueur. Sympa, n'est-ce pas ?
La ligne noire nous fait osciller entre les points de vue de Reverdi et de Marc, avec quelques apparitions de Khadidja de temps à autre. Les échanges entre Reverdi et Marc sont particulièrement savoureux. Se faisant passer pour une jeune femme amoureuse dans l'espoir de soutirer des informations au tueur, Marc va vite réaliser qu'à force de trop jouer avec le feu, il risque de se brûler les ailes... Il va s'enfoncer dans son histoire, dans ses mensonges, dans la noirceur, pour finalement ne pas arriver à s'en sortir intact. Car Reverdi a beau être enfermé et condamné à mort, il ne tolère aucune trahison et aucun mensonge.
Avec La ligne noire, Jean-Christophe Grangé signe un thriller vraiment choc ! Déjà pour ce choc des cultures : une partie de l'intrigue se déroulant en Asie du Sud-Est, c'est l'occasion de se plonger dans des paysages et des cultures vraiment différentes et que je connais très peu. Mais le fait de se retrouver aussi dans une prison au côté de Reverdi ajoute un certain piquant, étant donné que c'est loin d'être reposant ! Les décors et l'atmosphère asiatique permettent de contrebalancer avec la culture française présenté par Marc. Et Khadidja introduit une certaine touche d'originalité également, grâce à ses origines étrangères. Ce mélange détonnant est donc très réussi, et très apprécié !
Pour ce qui est des personnages en eux-mêmes, aucune faute ! Je les ai appréciés tous les trois, pour des raisons différentes. Marc est un personnage particulier, confronté à la mort deux fois trop : la première est celle de son meilleur ami de jeunesse, la deuxième celle sa femme... Deux morts qui l'ont fait tomber dans un état catatonique pendant une longue durée, et dont il ne conserve aucun souvenir. Le fait d'avoir été confrontés à ces fins violentes l'ont profondément changé, et l'ont peu à peu poussé à s'intéresser à la noirceur de l'âme humaine. Pour ce qui est de Reverdi, c'est un homme à la fois fascinant et révulsant. Il est intelligent, rusé, avec un passé pour le moins trouble. On est intrigué par lui, par son histoire, mais sa personnalité est profondément terrifiante. La relation trouble qui va se nouer entre lui et Marc est toute la force du roman, jusqu'où va-t-elle aller avant que cela ne casse ? Enfin, j'ai vraiment apprécié Khadidja, un personnage féminin très fort. Elle n'a pas eu non plus une enfance facile, et cela lui donne un caractère très fort, très déterminé.
Donc, je ne peux que conseiller La ligne noire : c'est très visuel, très bien décrit, on est littéralement immergés dans la psyché d'un tueur, des personnages, dans l'atmosphère souvent étouffante...
Je le recommande !







Chronique en + : l'avis de Totoro !







Challenge 50 romans en 2016

20/12/2016

Kate Daniels, Tome 9, d’Ilona Andrews

Kate Daniels, Tome 9
Magic Binds

Ilona Andrews









Kate and the former Beast Lord Curran Lennart are finally making their relationship official. But there are some steep obstacles standing in the way of their walk to the altar...
Kate's father, Roland, has kidnapped the demigod Saiman and is slowly bleeding him dry in his never-ending bid for power. A Witch Oracle has predicted that if Kate marries the man she loves, Atlanta will burn and she will lose him forever. And the only person Kate can ask for help is long dead.
The odds are impossible. The future is grim. But Kate Daniels has never been one to play by the rules...



OUIIII, MON PRECIEUX !!
Kate Daniels et Curran Lennart sont prêts à se marier, et préparent donc leur chemin vers l'autel. Un chemin qui ne sera pas si facile que cela : préparer un mariage est quelque chose de très prenant et stressant, alors quand des problèmes s'y rajoutent en plus... Roland a kidnappé Saiman, en plein milieu d'Atlanta, ce qui constitue une provocation à l'égard de Kate et le fait qu'elle soit la gardienne de la ville. Mais en plus, des voyantes ont prédits que si Kate épousait Curran, Atlanta brûlerait, entrainerait la mort de Curran ou de son futur fils. L'avenir s'annonce tout sauf rose ! Heureusement que Kate peut compter sur de nombreux alliés, et qu'elle n'a jamais été disposée à baisser les bras...
Comme beaucoup le savent peut-être, la série Kate Daniels comptent parmi mes préférées, et j'ai été particulièrement chagrinée de son arrêt en France. J'ai réussi à passer à la lecture en anglais rien que pour elle, ce qui était un grand pas pour moi à l'époque. Et j'ai tellement eu raison de continuer cette série ! Car Magic Binds se révèle, une nouvelle fois, une petite pépite ! Comment pourrais-je m'en lasser ? J'ai savouré ce tome 9, étant donné qu'il signifie que la série sera bientôt finie... Et oui, normalement, Kate Daniels sera achevée avec le tome 10, si je me souviens bien. Noooooon !!
Bon, sinon, que dire de Magic Binds ? Ilona Andrews (le pseudonyme pour le couple marié qui écrit Kate Daniels) prend toujours autant de plaisir à torturer ses lecteurs et ses personnages, avec une tension et des rebondissements tout au long de l'histoire. Le rythme s'accélère, on sent que la fin arrive. Dès le début, on révèle à Kate un destin particulièrement horrible si elle se marie avec Curran ; sa relation avec son père est toujours aussi chaotique ; cela a des conséquences tout autour d'elle et dans ses relations avec autrui ; et surtout Julie a énormément changée, pour le meilleur et pour le pire. Magic Binds est un tome sombre, très sombre, peut-être le plus noir de la série. L'intrigue est toujours aussi palpitante, on a envie de savoir la suite mais pas de voir le livre s'achever (paradoxe, lorsque tu nous tiens...), les événements s'enchaînent, les coups durs pleuvent. A se demander comment Kate arrive à se lever tous les matins ! Mais heureusement, et c'est la grande force de Kate Daniels, les moments sombres ont toujours des passages plus légers et humoristiques pour contrebalancer. Comme toujours, la relation Kate/Curran ne manque pas de piquant, il y a toujours des disputes et des piques, je ne me lasse pas de leurs échanges ! Dans ce tome, j'ai particulièrement apprécié Roman, prêtre de Chernobog, dieu du mal et... organisateur du mariage entre nos deux tourtereaux. Normal ! Il y a aussi des moments plus touchants, notamment avec l'arrivée du bébé d'Andrea, la meilleure amie de Kate. Avec tout ça, Kate Daniels prouve une nouvelle fois que c'est une excellente série, qui ne se repose pas sur ses acquis et qui prouve qu'elle devient meilleure à chaque fois. Une pépite !
On ne s'ennuie pas, on rit, on a des révélations, des découvertes (si je m'attendais à CA sur Christopher), on retrouve d'anciens personnages que je ne m'attendais pas à revoir (ça en promet des belles pour la suite !), et surtout on retrouve les ingrédients qui m'avait fait aimer Kate Daniels au début.
Kate Daniels est une de mes séries favorites, et Magic Binds ne m'a pas du tout déçue, au contraire ! J'attends maintenant le suivant avec énormément d'impatience !





- Because I enjoy watching you and your father
rip into each other like two feral cats thrown into the same bag.
If one of you kills the other, the world will be better off.
Give him hell, Sharrim.




- Every time I use my magic, everybody gets so concerned. I defend them, I bleed for them, and the moment the immediate danger passes, they let me know how much they disapprove. As if their fucking disapproval matters. As if I should ask their permission, like a servant, to do what is in my power.




Kate Daniels, Tome 1 : Morsure Magique
Kate Daniels, Tome 2 : Brûlure Magique
Kate Daniels, Tome 3 : Attaque Magique
Kate Daniels, Tome 4 : Blessure Magique
Kate Daniels, Tome 5 : Magic Slays
Kate Daniels, Tome 6 : Magic Rises
Kate Daniels, Tome 7 : Magic Breaks
Kate Daniels, Tome 8 : Magic Shifts
Kate Daniels, Tome 9 : Magic Binds





Chroniques en + : l'avis de Livrement Vôtre et Between Dreams and Reality !






Challenge 50 romans en 2016