31/03/2017

Luke Cage - Saison 1 (Netflix)

Fiche technique

Titre original : Marvel's Luke Cage
Genre : action
Création : Cheo Hodari Coker
Production : ABC Studios, Marvel Television
Musique : Ali Shaheed Muhammad, Adrian Younge
Pays d'origine : États-Unis
Chaîne d'origine : Netflix
Nb. de saisons : 1
Nb. d'épisodes : 13
Durée : 44–65 minutes
Diff. Originale : 30 septembre 2016 – en production



Synopsis

Suite à une expérience qui lui a donné une force surhumaine et une peau indestructible, Luke Cage (né Carl Lucas) s'est réfugié à Harlem où il multiplie les petits boulots. Il va devoir choisir d'utiliser ou non ses pouvoirs pour combattre le crime.



Distribution

Mike Colter : Carl Lucas / Luke Cage
Rosario Dawson : Claire Temple
Simone Missick : Mercedes « Misty » Knight
Theo Rossi : Hernan « Shades » Alvarez 
Erik LaRay Harvey : Willis Stryker / Diamondback
Alfre Woodard : Mariah Dillard 
Mahershala Ali : Cornell « Cottonmouth » Stokes
Frank Whaley : Rafael Scarfe 
Karen Pittman : Priscilla Ridley
Frankie Faison : Henry « Pop » Hunter



Épisodes

Première saison (2016)
1- Moment de vérité (Moment of Truth)
2- Un salon de coiffure en guise de refuge (Code of the Streets)
3- La Naissance d'un héros (Who's Gonna Take the Weight?)
4- Un sombre passé (Step in the Arena)
5- Une partie d'échecs grandeur nature (Just to Get a Rep)
6- Claire passe à l'action ! (Suckas Need Bodyguards)
7- La Famille d'abord (Manifest)
8- Une nouvelle menace (Blowin' Up the Spot)
9- Misty reprend le contrôle (DWYCK)
10- Une dure vérité (Take It Personal)
11- Huis clos au Harlem's Paradise (Now You're Mine)
12- Un jeu d'alliances fragiles (Soliloquy of Chaos)
13- L'Affrontement final (You Know My Steez)



Mon avis

Après avoir vu Daredevil (première et deuxième saison), Jessica Jones (première saison), je me met à cette première saison de Luke Cage.


Nous avons déjà fait la connaissance de Luke Cage dans la première saison de Jessica Jones, où il entretenait une relation compliquée avec la jeune femme. Nous le retrouvons plusieurs mois après, alors qu'il s'est installé à Harlem. Vivant de petits boulots, il a la particularité d'avoir une peau indestructible et une force surhumaine. Préférant éviter d'attirer l'attention sur lui, il applique l'adage « Pour vivre heureux, vivons cachés. » Cependant, une fusillade et l'arrivage massif d'armes va l'obliger à sortir de son anonymat et à endosser le rôle de protecteur.

Dans cette première saison, nous allons avoir affaire à trois principaux antagonistes : pour la première partie, nous faisons la connaissance de Cornell Stokes, un caïd bien déterminé à régner sur la ville, à sa cousine Mariah Dillard, la politicienne puis, dans la seconde partie de saison, à Willis Stryker, issu du passé de Luke Cage.

Étant donné que j'avais énormément apprécié les précédentes productions Netflix sur les super-héros, je partais confiante avec Luke Cage, surtout que j'avais plutôt bien apprécié le bonhomme dans Jessica Jones. Mais, pour tout vous dire, l'intérêt est vite retombé... Autant je me précipitais avec impatiences pour les séries mentionnées plus haut, autant je devais me forcer à entamer chaque épisode de cette série. Ce n'est pas qu'elle soit entièrement mauvaise, il y a du bon et du très bon, mais le rythme est très inégal et le traitement de certaines situations et personnages vraiment très moyens. Parlons par exemple des deux ennemis principaux de Luke : Cornell Stokes et Willis Stryker. J'ai trouvé le premier très intéressant, mais ils nous l'ont fait disparaître en plein milieu de la saison, alors que son intrigue commençait vraiment à se développer et à devenir très intéressante. Du coup, il laisse place à Willis Stryker, qui campe vraiment un antagoniste en papier mâché. Stokes pouvait apparaître comme le caïd classique, bien décidé à régner sur son empire, mais sa construction était soigné, intéressante... tandis que Willis Stryker n'a pas été correctement introduit. Présenté comme Le Grand Méchant (avec les majuscules, oui, oui), il n'apparaît pas comme étant ni terrifiant ni vraiment machiavélique. Il est à la poursuite de Luke Cage pour – attention surprise ! - une sombre histoire de vengeance relative à leur passé, où Stryker se considéré comme laissé de côté et pas assez mis en valeur. Mon pauvre petit ! Donc, un méchant qui aurait pu être excellent s'il avait été mieux travaillé, et un deuxième adversaire qui tente de faire un clin d'œil aux comics d'origine mais échoue.
Car si Luke Cage reprend un bon nombre des références du matériau d'origine, il y a quand même pas mal de différences entre la véritable histoire de Luke Cage et celle présentée dans la série. J'aurais apprécié de voir davantage de l'histoire de départ, même si la réécriture pour la série s'avère sympathique la plupart du temps.


Les combats reprennent un peu le même genre que ceux que Jessica Jones (les gros flingues en plus), et reste très brouillon et souvent mal cadré. Mais bon, n'est pas Daredevil qui veut ! Pour prendre un exemple, je vais citer le combat final entre Luke et Stryker. J'attendais du grand, du beau, du magnifique... Et je n'ai eu qu'un pétard mouillé. Sérieusement, tout ça pour ça ? Bon, bon, bon...
Mais la série Luke Cage est-elle mauvaise du début à la fin ? Je dirais quand même que non, le matériau et l'histoire de base est quand même intéressante, il y a toutes ces références, que ce soit à Daredevil, Jessica Jones ou aux Avengers. On voit également le retour de Claire Temple, aka le meilleur personnage EVER ! Mais surtout Luke Cage décrit l'histoire du premier noir super-héros, faisant de la série une véritable blaxploitation. Mais surtout, je tiens à saluer la musique de la série, particulièrement les morceaux joués dans le club de Cottonmouth !

Donc, je dirais que Luke Cage mélange du bon et du beaucoup moins bon, et j'espère que sa participation à The Defenders sera meilleure, étant donné qu'il sera dans une équipe. Pour ma part, vu ce que j'en ai lu sur Wikipédia, je milite fortement pour une réconciliation avec Jessica, surtout que j'adorais leur alchimie !

29/03/2017

Viens avec moi, de Castle Freeman Jr.

Viens avec moi - Castle Freeman Jr.



14 Janvier 2016 - 04 Janvier 2017
Sonatine - J'ai Lu
17 € - 6.70 €






Dans l'Etat du Vermont, Lilian est prise en chasse par le gangster Blackway. Son petit ami s'enfuit et le shérif est incapable de l'aider. 
La jeune femme décide alors de recourir à un groupe d'originaux sous la conduite de Whizzer, un ancien bûcheron en fauteuil.



Merci à J'ai lu !
Nous sommes au fin fond du Vermont, dans un endroit reculé où le truand local, Blackway, est bien décidé à faire respecter sa loi. Mais un jour, il se met à harceler la mauvaise fille. Si son petit ami a décidé de s'enfuir, de son côté Lillian est bien décidé à ne pas se laisser faire. Le shérif se révèle impuissant à l'aider, alors elle se décide à aller chercher de l'aide auprès d'un ancien bûcheron en chaise roulante, qui lui présente Lester, âgé mais sage, et Nate, fort mais dont la conversation n'est pas le point fort. Accompagnée de ces deux lascars, Lillian est bien décidée à confronter son tourmenteur et à reprendre le contrôle de sa vie.
Avant de commencer Viens avec moi, je ne connaissais absolument pas Castle Freeman Jr, mais le résumé de l'histoire m'a donné suffisamment envie pour me lancer dans l'aventure !
Surtout, ne vous attendez pas à un livre policier classique : ici, pas d'enquête pour résoudre un meurtre ou attraper un serial killer. L'action du shérif occupe la place de deux lignes, il n'y a pas d'enquêteur... Viens avec moi tient davantage du roman noir que du thriller proprement dit. Dans Viens avec moi, Castle Freeman Jr campe en quelques pages son intrigues, les lieux et les personnages. Un trio pour le moins inattendu et loufoque face au scélérat de la région ; toute l'action se déroule dans des lieux déserts, ces grands espaces américains où l'on sent toute la petitesse de l'homme face à la nature ; une tension qui se veut omniprésente à chaque instant...
Donc Viens avec moi est une lecture que j'ai trouvé très agréable et qui se lit très vite, peut-être même trop vite. Avec ses 250 pages, il faut que ça bouge rapidement ! Je n'aurais pas été contre une centaine de pages en plus, afin d'approfondir principalement la psychologie des personnages et leurs histoires, mais je ressors globalement satisfaire de ma lecture. Le fait d'en vouloir un tout petit peu plus est bien tout ce que je peux reprocher !
Un roman noir au rythme bien mené, une lecture que je conseille.




Chronique en + : l'avis de Garoupe !








Challenge 50 romans en 2016

27/03/2017

La cité des méduses, de Emmi Itaranta

La Cité des Méduses - Emmi Itaranta



12 Janvier 2017
Presses De La Cité
20 €







“Je rêve encore de l'île. Parfois je m'en approche par les eaux, mais le plus souvent par la voie des airs, comme un oiseau, le grand vent sous mes ailes.”
C'est sur cette île, dans la cité des Méduses, qu'Eliana, citoyenne modèle, a grandi. Tisseuse au palais des Toiles, elle s'acquitte chaque jour avec application de sa tâche, dissimulant au monde un lourd secret. Sa solitude prend fin lorsqu'une intruse est découverte dans le palais, la langue coupée. D'où vient-elle? Que fait-elle ici ? Le seul indice tient en un prénom tatoué sur sa main : "Eliana”. Les deux jeunes femmes se retrouvent bientôt au cœur d'une machination orchestrée par le Conseil.




Merci à Presses de la Cité !
Eliana vit sur l'Île, dans la cité des méduses. Elle y est une citoyenne modèle, tisseuse au Palais des Toiles, où elle travaille avec application. Mais un jour, une jeune fille inconnue est découverte, la langue coupée, et sans moyen de faire connaître son identité ou pourquoi elle a été battue. Le seul indice : le prénom « Eliana » tatouée avec une encre spéciale sur sa paume.
Eliana va avoir du mal à s'habituer à la présence de cette nouvelle venue, mais bientôt, elle va réaliser l'importance qu'elle a dans sa vie, surtout que son arrivée signe le début des ennuis... Eliana a toujours senti quelque chose de différent chez elle, mais bientôt cette impression s'étend à toute l'île et au Conseil. Eliana va se retrouver précipitée au cours des événements, et tente d'éclaircir le mystère des cauchemars et des rêves.
Je ne connaissais absolument pas Emmi Itaranta avant de commencer La cité des méduses, mais maintenant je pense que je vais m'intéresser de très près à ses écrits, étant donné que ce titre s'est révélé un petit coup de cœur !
La cité des méduses commence lentement, l'univers se présente doucement... Mais le fait d'y aller à cette vitesse permet vraiment de s'immerger en profondeur dans l'histoire, le cadre est très détaillé, très vivant, on a l'impression de vraiment tisser les toiles en compagnie d'Eliana et de ses compagnes. L'histoire se file et se tisse peu à peu, nous entraînant inexorablement. Et j'ai adoré du début à la fin !
Déjà pour l'univers, pour le moins original. Le côté science-fiction n'est presque pas perceptible, j'ai eu l'impression de déambuler dans un univers qui pourrait exister, tant il est clair et détaillé. L'histoire tient debout du début à la fin, elle est très onirique, avec ces rêves qui tiennent une place importante ? Car, sur l'île, la plus grande peur des habitants est d'être surpris en train de faire des cauchemars. Toute personne sujette aux mauvais rêves est considérée comme Impure, et les Songeurs sont impitoyablement chassés. Mais pourquoi les considèrent-on comme mauvais, et pourquoi le Conseil répand ces paroles ? Du côté des personnages, j'ai évidemment adorée celui d'Eliana, qui apparaît comme très effacée au début, une tisseuse parmi d'autre, soucieuse de bien faire son travail et de ne pas se faire remarquer. Mais l'arrivée de Valéria, l'inconnue blessée, va bouleverser son monde et la précipiter dans la lutte. Valéria est très intrigante de son côté : d'où vient-elle ? Qui est-elle ? Pourquoi a-t-elle été blessée, et pourquoi semble-t-elle occuper une place primordiale dans ce complot ? Les personnages secondaires, que ce soit le frère d'Eliana, les autres tisseuses, les membres du conseil, sont un peu plus en retrait mais tout aussi cohérents et nécessaires à l'intrigue que Eliana et Valéria.
La cité des méduses m'a emporté et captivé du début à la fin, j'en aurais voulu beaucoup plus ! J'attends maintenant avec impatience les prochains romans de Emmi Itaranta.





Toutes les questions ne sont pas faites de mots.



Il est parfois nécessaire d'entrer seul dans les ténèbres
et de savoir en revenir. De ramener à la lumière quelque
chose qu'on n'eût pas pu trouver ailleurs.




Chronique en + : l'avis de Rêves sur papier !

25/03/2017

No Home, de Yaa Gyasi

No Home - Yaa Gyasi


Calmann-Lévy
04 Janvier 2017
21.90 €








Maama, esclave Ashanti, s'enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l'histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l'époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle.
Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu'elle n'a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d'autres victimes d'un commerce d'esclaves florissant avant d'être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves.
Grâce à un collier transmis de génération en génération, l'histoire se tisse d'un chapitre à l'autre : un fil suit les descendants d'Effia au Ghana à travers les siècles, l'autre suit Esi et ses enfants en Amérique.



Merci à Calmann-Lévy !
L'histoire débute au XVIIIème siècle, lorsque Maame, une esclave des Fantis, s'enfuit pour rejoindre son peuple, les Ashantis. Elle laisse derrière elle sa fille Effia, et aura une autre petite fille, Esi. La première se mariera avec un homme anglais, tandis que la deuxième connaitra l'horreur de l'esclavage... Avec ces deux femmes, mais surtout avec leurs descendants, nous allons suivre la vie qu'une quantité de personnes, les suivre dans leur cheminement, pour une histoire aussi touchante que révoltante.
J'avoue que j'ai d'abord eu beaucoup de mal à rentrer dans No Home : beaucoup de personnages, beaucoup de détails, des histoires foisonnantes... Il faut s'accrocher pour suivre, du moins au début ! Mais une fois qu'on a compris et accepté la construction du roman, on ne peut que s'immerger dans cette fresque familiale et historique. On assiste pratiquement à trois siècles d'histoires, toutes connectées à l'Histoire avec un grand H et par des ancêtres communs. On voyage entre la famille des États-Unis, où on constate que malgré le cheminement de l'homme, la question du racisme est toujours un problème, et la famille Africaine, où nous pouvons découvrir la manière de vivre des différents peuples mais surtout tout ces arrangements commerciaux à l'époque de l'esclavage.
No Home est un récit palpitant, bouleversant... On ne peut qu'être émus devant l'écriture et l'histoire de Yaa Gyasi ! C'est un roman bouleversant qui nous est présenté là, à la fois très bien documenté mais également prenant aux tripes. La maîtrise des émotions est parfaitement juste, que ce soit pour décrire la joie, la peur, la souffrance, le malheur ou le bonheur. Car il y a de tout dans No Home, beaucoup de vie, et un message qui fait réfléchir !
Ce n'est pas un coup de cœur, il m'aura manqué un petit quelque chose, mais No Home est en tout cas un livre qui me marquera pour longtemps. A lire !




Chronique en + : l'avis de Café Powell !









23/03/2017

Damanta, l'intégrale, de Céline Guffroy

Damanta, l'intégrale - Céline Guffroy


Mxm Bookmark
13 Janvier 2017
25 €






Poursuivi par une terrible malédiction jetée jadis sur sa famille, Nigel O'Conor a perdu bien plus que ses parents dans l'incendie qui leur coûta la vie ; il y perdit aussi son frère.
Quatorze ans après le drame, le jeune homme et ses sœurs voient leur vie se compliquer avec l'arrivée d'une jeune et jolie sorcière, prête à tout pour perpétuer l'œuvre de son aïeule.
Logan, le jumeau de Nigel, se retrouve, quant à lui, à devoir ruser pour rester en vie alors que toutes les personnes autour de lui meurent les unes après les autres.
Quelques années plus tard, la providence attire Logan dans la même ville que son jumeau et ses sœurs.
Le Destin aurait-il réuni les deux frères pour s'unir... ou se détruire ?




Merci à MxM Bookmark !
L'histoire débute au XVIIIècle siècle, avec Quinn O'Connor et Maryah Dragonetti. L'histoire de deux familles, et d'une malédiction. Une malédiction jetée par Maryah Dragonetti, qui va non seulement poursuivre Quinn O'Connor mais également ses descendants, pendant des siècles. On ne peut pas dire que les hommes de la famille O'Connor vivent longtemps !
200 ans plus tard, de nos jours. Les descendants de la famille O'Connor, malgré la malédiction, vivent toujours. Cette famille, composée des deux parents et des quatre enfants (Nigel et Logan, les jumeaux, et leurs sœurs Dana et Shana), vont vivre un événement horrible, mettant leur relation en pièce. Leurs parents morts, Nigel, Dana et Shana vivent toujours ensemble, mais sont convaincus de la mort de Logan... De son côté, Logan va vivre avec ses parents adoptifs, n'ayant aucun souvenir de ce qui s'est produit.
Un nouveau bond dans le temps, et nous retrouvons les quatre O'Connor à l'adolescence. Nigel, Dana et Shana sont lycéens, la vie est calme... Jusqu'à ce qu'ils croisent Michelle et Mélanie, les descendantes de Maryah Dragonetti ! De son côté, Logan vit des situations tout aussi tendues, ce qui le conduit – une fois adulte – à s'interroger sur son passé et sa famille biologique.
Initialement paru en deux tomes chez les éditions Valentina, j'étais très curieuse de découvrir Damanta et la plume de Céline Guffroy, surtout maintenant que ces deux tomes sont réunis en une édition intégrale de chez MxM Bookmark !
Je préfère ne pas trop en dire sur Damanta, pour éviter de spoiler et de gâcher la surprise. Surtout que nous avons affaire à une bonne quantité de personnages, tous différents et très bien décrits, différentes « races » magiques (que ce soit des sorcières, des druides, des loups-garous, des démons, et bien d'autres!), une intrigue complexe se déroulant à la fois dans notre monde et dans un autre...
Le fait qu'une malédiction ancestrale soit le point de départ du récit n'est pas très original, mais Céline Guffroy arrive à bien tirer son épingle du jeu grâce au rythme soutenu de l'intrigue, le mélange entre notre monde et celui des sorciers, mais surtout grâce à cette omniprésence des légendes Irlandaises intégrées à l'histoire. Ce n'est pas le point principal du récit mais sans conteste un ajout très agréable !
Du côté des personnages... Ils foisonnent ! Ce qui, au début, nécessite un petit temps d'adaptation, afin de bien se mettre en mémoire qui est qui, et qui est relié à qui. Et, fatalement, tout ce petit monde va se croiser et s'entrecroiser, permettant à tous les protagonistes de l'intrigue d'interagir. Dans cette pléthore de personnages, on s'attache à certains plus que d'autres, et de mon côté je dois dire que j'ai un petit faible pour Logan, qui a un côté un peu bad boy, très impétueux, et surtout son évolution est très intéressante! Il y a également Shana O'Connor, la petite dernière, qui reste parfois très gamine mais qui grandit rapidement au fil de l'histoire. Du côté de l'histoire, mention spéciale aux deux « méchants » : Sokar et Michelle. Pour le premier, il arrive assez tardivement dans l'histoire, il se fait connaître progressivement mais reste plutôt flippant ! Par contre, Michelle est bien présente tout du long, et j'avoue avoir eu envie de la frapper. Car – sans éviter de spoiler – sa volonté de poursuivre le travail de ses ancêtres est déjà bien une circonstance aggravante pour son cas, et tout au long de l'intrigue, elle s'acharne, elle creuse, et ne se remet jamais en question. Bref, un bon personnage bien énervant au possible : c'est à la fois très sympa et bien agaçant pour les nerfs !
Je suis donc très heureuse d'avoir pu découvrir la plume de Céline Guffroy, que je compte bien suivre à partir de maintenant !

21/03/2017

Je suis ton soleil, de Marie Pavlenko

Je suis ton soleil - Marie Pavlenko




Flammarion
08 Mars 2017
17.50 €







Déborah entame son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui dévore toutes les siennes et seulement les siennes.
Mais ce n'est pas le pire, non. Le pire, c'est sa mère qui se fane, et la découverte de son père, au café, en train d'embrasser une inconnue aux longs cheveux bouclés.
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.





Un nouveau livre de Marie Pavlenko n'est pas quelque chose que je laisse passer !
Déborah est une adolescente, sur le point de commencer son année de terminale. Et on peut dire que ça commence sur les chapeaux de roues ! Son chien Isidore a abîmé toutes ses chaussures, sa meilleure amie Éloïse n'est pas dans sa classe, et l'a un peu laissé tombé depuis qu'elle sort avec son nouveau petit-ami, sa mère est à l'ouest et son père a une relation extra-conjugale... Par le spaghetti d'or, qui a dit que la vie des adolescents était facile ?!
Heureusement, Déborah va pouvoir compter sur Jamal et Victor, deux garçons de sa classe qui sont devenus ses amis. Des amis précieux, ceux qu'on aimerait tous avoir : parce qu'ils sont toujours là : que ce soit pour organiser des soirées, se confier et parler, avec qui avoir des idées bizarres et des fous rires... Les meilleurs !
Je tiens à le dire d'emblée : à cause de Marie Pavlenko, j'ai fait une nuit blanche parce que je n'arrivais pas à lâcher Je suis ton soleil et qu'il me fallait savoir la fin. Merci bien ! En le refermant, j'avais toujours un grand sourire sur le visage et j'étais bien. Dans le même genre d'histoire, j'ai un peu pensé à Et soudain tout change de Gilles Legardinier, dans le sens où ce sont deux histoires qui t'arrache à la fois des larmes et des rires, dans lesquels tu te sens bien et que tu n'a pas envie d'abandonner. Dans l'un comme dans l'autre, nous retrouvons une adolescente, à la période du bac, tiraillée entre plusieurs choix, qui se demande où elle va aller, une histoire de famille et d'amitié. Je suis ton soleil est précisément le genre d'histoire qui me plaît grâce à tout ces éléments, pour le côté pétillant et touchant, pour la plume de Marie Pavlenko...
Je ne ressemble pas à Déborah, mais il y a quand même dans chacun de tous une petite partie de Déborah, notre partie adolescente qui se souvient de nos années lycée (plus ou moins lointaine), des événements qu'on a tous vécus, et dont on se souvient avec émotions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Car l'adolescence et les années lycée marquent une époque particulière, celle où nous nous interrogeons sur nous-mêmes : qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ? Mais plus sérieusement, Je suis ton soleil nous présente une tranche de vie, où Marie Pavlenko va traiter de sujets différents, parfois légers, parfois dur, mais qui tous sonnent très justes. Nous sommes à la croisée des chemins, où tout est encore possible et où la vie commence tout juste. Les relations humaines sont particulièrement criantes et frappantes de réalisme : que ce soit l'amitié, l'amour, la famille, la dépression, la séparation... Tout sonne juste !
Je suis ton soleil s'avère être un coup de cœur, une très belle lecture. Des rires et des larmes, beaucoup d'émotions, il y a tout dans ce livre !






Chronique en + : l'avis de Lectures trollesques !

19/03/2017

La Guilde des Marchands de Pluie, Tome 1, de Robin Buisson

La Guilde des Marchands de Pluie, Tome 1
Les tours de l'empire

Robin Buisson






Sur Aridia, planète aride recouverte de déserts, la Guilde des Marchands de Pluie est toute puissante. Sa capacité à capturer des nuages en fait le principal pourvoyeur d'eau de la planète. Ses bateaux volants et ses mages assurent la survie des royaumes du continent.
Mais depuis peu, les services de renseignement de la Guilde font état de nouvelles inquiétantes. L'empire de l'Est, dirigé par Gethro III, semble être parvenu à construire des tours générant des nuages. La Guilde voit son monopole commercial menacé et les royaumes libres du continent Aride craignent qu'une nouvelle guerre impériale éclate.
Entre trahisons, intrigues politiques, batailles titanesques et aventures humaines hors du commun, les membres de la Guilde enquêtent sur les agissements de l'empire, tandis que l'empereur met peu à peu ses pions en place afin de mener à bien la conquête totale du continent...




Merci à Amalthée !
Aridia est une planète recouverte de désert, où l'eau est rare et la Guilde des Marchands de Pluie toute-puissante. Sa mission est de capturer des nuages, afin d'assurer la distribution d'eau nécessaire aux habitants. Mais la Guilde semble sur le point d'être détrônée par l'Empire de l'Est, dont le roi a ordonné la construction de tours générant des nuages. Cela pourrait être la fin du monopole de la Guilde et le début d'une nouvelle guerre...
J'avoue que je ne connaissais ni Robin Buisson ni les éditions Amalthée avant qu'on ne me propose ce livre en service de presse. Mais étant donné que la Fantasy est un de mes genres préférés, que le résumé et la couverture sont très intéressants, il ne m'en fallait pas plus !
Les tours de l'empire est un premier tome qui pose les bases essentielles de l'intrigue, mais réussit également à ne pas être long et à nous submerger de descriptions inutiles, au contraire. Les chapitres sont courts, et chacun nous présente différents points de vue tout en restant majoritairement concentré sur le personnage principal, Zeph Cap. Nous sommes plongés dans l'action immédiatement, grâce au travail de ces navires volants sillonnant le ciel à la poursuite de nuages, puis ensuite grâce à cette guerre qui commence, où chaque camp avance ses pions avec prudence. L'ambiance générale est souvent angoissante et pesante, cette menace de guerre pèse lourdement sur tous, que ce soit pour les personnes impliquées ou pour les clans qui se retrouvent pris dans la tourmente sans l'avoir demandé.
Je dois dire que Les tours de l'empire est un roman qui se lit très vite, et qui est très bien construit malgré son petit nombre de pages. La guerre est au centre de l'intrigue, il y a évidemment de l'action et du sang, mais aussi de la magie, des complots, des alliances, des retournements de situation... Mais surtout, j'ai particulièrement appréciée la plume de Robin Buisson, les descriptions et l'intrigue font mouche à chaque fois, les détails nécessaires sont là mais ne surchargent par le rythme, qui est très rapide.
Ce premier tome de La guilde des Marchands de Pluie est très prometteur, je serais curieuse de lire la suite !






Chronique en + : l'avis de Bal des Livres Fous !

17/03/2017

Top Five SériesAddict ≠29

Top Five SeriesAddict :
Les séries qui nous manquent

Beaucoup de séries ont malheureusement été annulées, et c'est fort dommage, car beaucoup étaient de petits bijoux... Voici celles qui me manque le plus !



- Galavant
JE DEMANDE, J'EXIGE, JE SUPPLIE, pour que Galavant revienne sur nos écrans ! Seulement deux petites saisons de cette merveille, et je suis toujours en manque et dans le déni le plus total...


- BrainDead
Même si cette première et unique saison se suffit à elle-même, il n'empêche que cette OVNI me manque affreusement, et je donnerais un rein pour la retrouver !


- Roadies
J'ai adorée voyager en compagnie de ces gens qui ont pour métier de préparer les concerts. Des gens de l'ombre, que j'ai découvert avec plaisir et, même si c'est une saison qui se suffit à elle-même, il restait énormément de points d'ombres à éclaircir quand même !


- Dark Angel
Ca fait des années que Dark Angel a été arrêtée, et je ne m'en suis TOUJOURS PAS remise ! Même si on pouvait revisiter cet univers grâce à des livres, ce n'était pas la même chose. Donc je lance une pétition pour la ramener !


- Pitch et No Tomorrow
A l'heure où j'écris cet article, aucune décision, à priori, n'a été prise concernant l'arrêt ou le renouvellement de ces deux séries.... Mais pour ma part, je prie un Dieu auquel je ne crois pas qu'il permette à Pitch et No Tomorrow de continuer leur chemin sur notre télé ! (Et sinon, je pense sérieusement que Joshua Sasse porte la poisse.)

15/03/2017

Ragdoll, de Daniel Cole

Ragdoll - Daniel Cole



Robert Laffont
09 Mars 2017
21.00 €





Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l'a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l'inspecteur « Wolf » Fawkes dirige l'enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l'inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d'autant que le tueur s'amuse à narguer les forces de l'ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.




Merci à Robert Laffont !
Un seul corps. Mais composé des parties de six victimes. Une course contre la montre, surtout que le tueur a pris la précaution en plus de diffuser une liste de futures victimes, en précisant les dates à laquelle il comptait les assassiner... L'inspecteur William Oliver Layton-Fawker, surnommé Wolf, vient tout juste d'être réintégré dans la police, et doit résoudre cette affaire au plus vite avec sa collègue Baxter, et l'ensemble du service.
Wolf a été un temps démis de ses fonctions pour avoir agressé un suspect. L'homme était suspecté d'être le Tueur Crématiste, qui tuait et brûlait ses victimes, de jeunes enfants... Lorsque le verdict non coupable a été rendu, Wolf l'a violemment battu, ce qui l'a conduit à l'hôpital psychiatrique... Jusqu'à ce que, quelques mois plus tard, on retrouve le suspect penché au-dessus d'un nouveau cadavre, révélant qu'il était bien le Tueur Crématiste. Un passé qui n'est pas très loin derrière Wolf, et qui ne fait que se rappeler à sa mémoire lorsqu'il découvre le visage du tueur sur le cadavre Ragdoll... Qui a bien pu voir coudre ainsi plusieurs parties de corps provenant d'êtres humains différents ? Quel message veut-il introduire ? Pourquoi semble-t-il cibler particulièrement Wolf ?
En plus de Wolf, nous allons également suivre Baxter, une femme au caractère bien trempé pour cacher certaines faiblesses ; Edmunds, un nouveau venu dans l'équipe, excellent détective ; et Andréa, la journaliste qui a reçu la liste des victimes mais aussi l'ex-femme de Wolf... Tous sont différents les uns des autres, ils apportent chacun quelque chose et sont complémentaires les uns des autres. Pas la même motivation, pas le même passé, pas le même comportement, ce qui peut entraîner une bonne dose de friction !
Ragdoll est un livre qui me tentait énormément, à la fois pour le résumé et pour le fait qu'il soit publié chez la Bête Noire. Je pensais donc pouvoir y trouver tout ce qui me plaît. Et je n'ai pas eu tort ! Daniel Cole a écrit un roman policier cohérent, clair, mais surtout avec beaucoup de suspense et d'action. Il n'y a pas de sang inutile, et à part la découverte du cadavre du début, on n'a pas de débauche de violence gratuite ou d'hémoglobine ! Et surtout, Daniel Cole prend soin de brouiller les pistes, de nous faire patauger, de nous faire attendre... Pour mieux délivrer une fin qui claque ! La tension reste présente tout au long de l'histoire, on en vient à douter de ce que l'on sait, on se pose des questions et on s'interroge perpétuellement.
Donc, Ragdoll s'avère être une nouvelle excellente surprise chez La Bête Noire !





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